Archives pour la catégorie Zique culture et confiture

musique, concert, expos, films, séries, théatre, …, enfin bref tout ce qu’on appelle la culture.

La petite Kurde

Depuis un siècle le massacre des Kurdes n’a jamais cessé ….

En 2019, après s’être battu contre Daesch pour notre liberté,  ils doivent faire face à l’offensive Turque, parce que bien sur Washington,  les occidentaux, « les grands de ce monde », ont fini par leur tourner le dos… encore ! sic !

En  1992 Pierre Perret racontait déjà le massacre d’une famille Kurde par des soldats .

Petite si tu es kurde, écoute-moi
Il faut partir et quitter ton chez-toi
Moi, j’ai connu ton sort
J’ai tutoyé la mort
On n’a jamais raison contre un soldat.
Ils étaient cent autour de ma maison;
Aux murs, y avait de l’ail et des poivrons
Le vent était si doux
Le ciel était si clair
Et mon père est tombé dans un éclair.
C’était un matin calme de septembre,
Ils ont amené ma mère dans la chambre
Grand-père dans ses mains
Pleurait comme un enfant
Dehors on entendait hurler Maman.
Grand-mère faisait du pain dans la cuisine
Elle s’effondra le nez dans sa farine
Et sur son cœur éclot
La fleur d’un géranium
Dernier hommage qu’elle ait reçu d’un homme.
Grand-père à coups de crosse dans le dos
Implora la pitié de ses bourreaux
J’entendais les soldats
Qui riaient tant et plus
Et Maman sur son lit ne criait plus.
Puis soudain le soleil s’est endeuillé
Les obus éclataient comme des œillets
La mort faisait ripaille
Jusque dans mon jardin
Il n’y poussait plus que des orphelins.
La pluie qui avait cousu tout l’horizon
Faisait fumer les ruines des maisons
Et tout en s’éloignant
Du ciel de Babylone
Je compris que je n’avais plus personne.
N’écoute pas les fous qui nous ont dit
Qu’ la liberté est au bout du fusil
Ceux qui ont cru ces bêtises
Sont morts depuis longtemps
Les marchands d’armes ont tous de beaux enfants.
Depuis la nuit des temps c’est pour l’argent
Que l’on envoie mourir des pauvres gens
Les croyants, la patrie
Prétextes et fariboles !
Combien de vies pour un puits de pétrole ?
Petite, si tu es kurde, il faut partir
Les enfants morts ne peuvent plus grandir.
Nous irons en Europe,
Si tel est notre lot
Là-bas ils ne tuent les gens qu’au boulot !
Pierre Perret – 1992

Manson, « Good Vibrations » … ou pas !

Je viens  de regarder un documentaire sur le parcours musical du gourou  Charles Manson sur Arte, « Charles Manson, le démon d’Hollywood« .

Bigre, J’avais oublié que ce tueur fou voulait devenir une rock star et qu’il  avait côtoyé  les Beach Boys par l’intermédiaire de son batteur Dennis Wilson.

Ce monstre était bien loin d’avoir de « Good Vibrations ».

Quand j’étais ado et que j’écoutais les Beach Boys, je ne connaissais pas du tout cet historique entre Dennis Wilson et ce psychopathe de  Charles Manson.

Pour moi ce monstre était le gourou d’une secte, c’est tout.
A l’époque l’horreur du massacre de Sharon Tate enceinte et de ses amis par Manson et ses adeptes m’a d’ailleurs profondément marquée .

Je ne connaissais rien aux événements qui ont mené à ces terribles meurtres. La presse ne parlait évidemment pas de ça et racontait n’importe quoi sur les hippies.

Le documentaire d’Arte est super intéressant et instructif !

Je n’ai pas encore vu le film de Tarantino, maintenant j’ai toutes les billes pour faire le parallèle.

Woodstock

Les 15, 16 et 17 août 1969, il y a 50 ans déjà, Woodstock ; et moi  j’allais avoir 13 ans.  J’ai l’impression que c’était hier.

Woodstock a bercé mon adolescence,  et plus encore, au travers des albums, du film  et des reportages tirés du festival, mais aussi grâce à mon aîné qui était en plein dedans.

Régulièrement j’écoute encore et encore des morceaux de ces 3 jours de paix et de musique. Sur mon PC j’ai le coffret complet du 25ème anniversaire.

A chaque fois, une larmichette d’émotion me monte. Je pense à cette ambiance folle, et cette liberté perdue. Nostalgie …

Il n’y a pas un nom que je ne connais pas !
Mes toujours préférés, Joe Cocker, Janis Joplin, Santana, The Who.
Plus jeune j’écoutais beaucoup aussi Jefferson Airplane, Creedence Clearwater Revival, Crosby Stills & Nash, John Sebastian, Canned Heat, Joan  Baez, Ten Years After …

Toute cette foule, c’était dingue ! Un tel événement serait impossible aujourd’hui.

les balades dessinées de Jean-Michel Ucciani

Quand Jean-Michel Ucciani, dessinateur illustrateur marseillais et blogopote, s’arrête à Sète voilà ce que ça donne !

Des crayons, un carnet et hop la Pointe Courte en dessins. Chouette !

J’ai hâte qu’il dessine tous les quartiers de Sète pour faire un joli recueil comme celui de ses balades dessinées de Marseille  qu’il m’a apporté et  gentiment dédicacé.

C’est sympa, à chaque dédicace Jean-Michel dessine un coin de Marseille.

Je me suis empressée de feuilleter l’ouvrage. On y retrouve dessinés sur le vif les lieux emblématiques de la ville, mais aussi des tranches de vie, et des endroits qui ont marqué son oeil d’artiste.

Découvrir Marseille au travers de ses croquis, j’adore !

Pour voir si le livre se trouve dans une librairie de votre ville c’est par là : Marseille balades dessinées.

Et le site de l’auteur c’est par là : Croquis urbains.

Kinshasa au jour le jour …

Début avril je suis allée voir une très belle expo au MIAM de Sète, « Kinshasa Chroniques ».

La capitale du Congo y est présentée de l’intérieur par les 70 jeunes artistes sélectionnés. On y découvre la ville au jour le jour, au gré des rues, au travers de photos, videos, peintures, Bds … , telle que cette jeune génération la vit au quotidien, l’imagine et l’espère.

L’expo s’articule autour  de différentes chroniques comme…

« la ville sport »,

Kinshasa, La ville sport

Kinshasa, la ville sport

La « ville paraître »

avec ses rois de la sape,

Kinshasa, sape

La « ville débrouille »,

La « ville performance », l’exhibition du corps !

 

 

La « ville future » et ses étranges robots plantés au milieu des rues en travaux,

La « ville esprit »,

la « ville mémoire »,

La « ville capitaliste » tout en contraste…

J’ai beaucoup aimé la série de photos représentant une voyageuse imaginaire dans un wagon abandonné réalisée avec un retardateur par  Gosette Lubondo.

Les peintures aussi ..

Vraiment magnifique, intéressant, et instructif !  il faut que j’y retourne, j’ai loupé plein de trucs, notamment les vidéos que je n’ai pas eu le temps de visionner.

L’exposition est prolongée jusqu’au 2 juin 2019.

Charles, les Compagnons de la chanson, autre temps…

Aznavour, l’Arménie, Piaf, Lino Ventura et d’autres de cette époque, souvenirs d’enfance !

Je me souviens de Charles Aznavour surtout dans les années 60-70, après j’ai complètement zappé. Je n’étais pas particulièrement fan de l’homme d’affaire qu’il était devenu, et je n’avais aucun disque.

Par contre, je me rappelle quand il chantait avec les compagnons de la chanson, des chants que les anciens aimaient à reprendre en cœur lors de regroupements festifs. Autre temps, autre époque …

Et grâce à Elisabeth, à son blog, cette très belle chanson m’est revenue en mémoire. Superbe texte !

Ils s’en sont allés
Aussi loin que leur bateau pouvait les emporter
Pour savoir ce qu’on trouvait au bout de l’univers
Pour savoir où finissait la mer

Ils se sont perdus
Entre le soleil et l’eau qui n’en finissait plus 
Accrochés dans les haubans les yeux vers l’horizon
A deux doigts d’en perdre la raison

Pour pouvoir tenir
Pour ne pas se laisser mourir
Ce qu’il leur a fallu subir
Le saura-t-on jamais ?
Mais Dieu leur a donné
Des princesses pour esclaves
Et des rois enchaînés
Et les clés d’un paradis d’un monde merveilleux
Des empires aux trésors fabuleux, fabuleux

Ils étaient partis
Parce qu’ils devaient trouver le monde trop petit
Dégoûtés par les amis, déçus par leurs amours
Fatigués de vivre au jour le jour

Les uns sont restés
Et leurs noms sont maintenant appris des écoliers
Ils ont dû mourir un jour en contemplant aux nues
Les étoiles d’un ciel inconnu

Certains moins heureux
Sont un jour revenus chez eux
Pour vieillir au coin d’un grand feu
Dévorés de regrets
Mais d’autres partiront
Et ce qu’on fait leurs aînés
Ceux-là  le referont
Quand la terre n’aura plus aucun secret pour eux
Ils iront conquérir dans les cieux
Ces eldorados, ces immensités
Dont nous font cadeau les aventuriers

1/10/2018 94 ans quand même. Il aura eu une longue vie et une belle fin ! Rip

Et de découvrir la talentueuse Tash Sultana

Ah ben c’est cool d’avoir des potes éparpillés un peu partout dans le monde. Grâce à eux je fais plein de découvertes intéressantes. Et via une pote de Nouvelle-Zélande de découvrir la talentueuse Tash Sultana, Une jeunette australienne auteure-compositrice-interprète et musicienne multi-instrumentiste. J’aime bien ce qu’elle fait ! ouaich !


Suis en train d’écouter toutes ses compositions sur sa chaîne youtube et franchement c’est une artiste complète bourrée de talents. Elle maîtrise plus de 10 instruments, et quand elle joue, quand elle chante, elle dégage une énergie incroyable.

Allez hop, un petit concert lors du festival Lollapalooza qui s’est déroulé au Chili en mars.

Cette nana est vraiment incroyable ! j’adore !

Ça change des éternelles reprises de nos interprètes français dont on nous rebat les oreilles.

J’ai vu Texas et Simple Minds aux arènes ! yeaaah !

J’ai passé une soirée mémorable que celle de dimanche dernier aux Arènes de Nîmes.
J’avais loupé Sharleen à Montpellier, je ne pouvais pas la louper à l’occasion du festival de Nîmes (oui je suis fan !). Aussi j’ai pris mon billet le 23 décembre 2017 pour le 17 juin 2018. Bref je me suis offerte un chouette cadeau de Noël, 2 concerts en un.

Jim KerrLa soirée a commencé avant la tombée de la nuit par Simple Minds avec un Jim Kerr en super forme.

Quel son ! ça pétait bien ! La nana à la batterie wow !

J’avais une petite crainte de ne pas supporter car hyperacousique et j’avais amené mes protections d’oreilles Alvis, mais je ne les ai même pas sorties. Dans les arènes c’est top pour ça. J’ai pu me concentrer à fond sur la musique, faire ma fofolle, chanter, danser.

Don’t you forget about me, don’t don’t don’t…. hé hé hé hé houuuuuuu ! Flash back vers les années 80.

oznor

Et ensuite, ouaiiiiis ! Sharleen ! Sharleen !

Sharleen Spiteri
Photo Colette Duval

J’avoue que j’ai eu ma larmichette d’émotion quand elle est apparue sur scène tellement j’étais contente d’être là.


Elle a mis une ambiance de feu. Y a pas, elle est vraiment généreuse avec son public. Elle a enchaîné une pluie de tubes et communiqué avec nous, c’était génial !
Il y en a eu des « Sharleeeen I love you » un peu partout dans les arènes, et ne venant pas que des hommes 😉 !

J’ai vraiment vraiment passé une soirée de folie, déchaînée et des étoiles plein les yeux !

Tout doit changer …

… rien n’est immuable !

everything must change
tout doit changer
nothing stays the same
rien n’est immuable

everyone will change
Tout le monde change
no one, no one stays the same
Personne, personne ne reste le même

the young become the old
les jeunes deviennent  vieux
and mysteries do unfold
et les mystères se dévoilent
for that’s the way of time
car c’est le chemin du temps
no one, and nothing goes unchanged
personne, et rien ne restent inchangés

there are not many things in life one can be sure of
il n’y a pas beaucoup de choses dans la vie dont on peut être sure
except rain comes from the clouds
sauf que la pluie vient des nuages
sun lights up the sky
que le soleil illumine le ciel
hummingbirds fly
que les colibris volent

winter turns to spring
l’hiver se transforme en printemps
a wounded heart will heal
un cœur blessé va guérir
oh but never much too soon
oh mais jamais trop tôt
no one, and nothing goes unchanged
personne, et rien ne restent inchangés

…..

everything must change
tout doit changer

Le lac

De la belle écriture de l’aïeul de Caroline en 1915, un poème de Lamartine !

Le lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos,
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

« Assez de malheureux ici-bas vous implorent ;
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : « Sois plus lente » ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

« Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Hé quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ?

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés !

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit et l’on respire,
Tout dise : « Ils ont aimé ! »

Lamartine