Archives pour la catégorie Zique culture et confiture

musique, concert, expos, films, séries, théatre, …, enfin bref tout ce qu’on appelle la culture.

Confinement : L’heure Sinclar

Tous les jours à 14 heures c’est le rendez-vous avec Bob Sinclar en direct de chez lui à Marseille.

Avec 35000 disques at home, il a de quoi nous préparer de bons sets chaque jour.

Quel pied ! Un coup de blues et hop il suffit de le suivre pour aller mieux. Il nous communique sa pêche.

Day 32 – Lockdown – French Touch Disco House Session
#ensembleàlamasion #togetherathome

Sexy boy ! J’ai toujours eu un faible pour les mecs fins et musclés.

Mise à jour : Rhô la la le set du Day 33 -Disco Session Vol.4, m’a éclatée !

Confinement : Parler me semble ridicule …

Tristesse du matin … RIP

Il est six heures au clocher de l’église
Dans le square les fleurs poétisent
Un homme va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l’attends
il me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m’élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l’instant fragile
D’une rencontre
D’une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l’appellerai sans le nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d’hiver souffle en avril
J’aime le silence immobile
D’une rencontre
D’une rencontre

Il n’y a plus d’horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je le vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu’il comprenne
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l’on donne
Sont comme les baisers que l’on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l’instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d’amour sans paroles
N’a pas besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus

Christophe, tous ces slows qui ont bercé ma jeunesse, tant de morceaux que l’on connaît par cœur, ses mots, ses phrases…

Bien sûr que son art n’est pas réduit qu’aux mots bleus…

Confinement : lettre jamais postée

Sur Canal + en clair dans Boite Noire, Constance Debré nous lit un  extrait de son roman love me tender, une lettre jamais postée à l’attention de son fils.

Touchée, bouleversée, concernée, les larmes me sont montées .

Je ne sais pas si tu me hais. Tu n’as pas à me répondre. Tu as le droit de ma haïr. C’est même une nécessité de l’amour de haïr. Il n’y pas d’amour sans haine.

….

Ne sois pas triste si tu penses à moi, ça ne sert à rien la tristesse. Si tu es triste quand même sache que je pense à toi tous les jours. Je suis ta mère. C’est quelque chose qui ne cesse jamais.

Je t’embrasse

Maman

La petite Kurde

Depuis un siècle le massacre des Kurdes n’a jamais cessé ….

En 2019, après s’être battu contre Daesch pour notre liberté,  ils doivent faire face à l’offensive Turque, parce que bien sur Washington,  les occidentaux, « les grands de ce monde », ont fini par leur tourner le dos… encore ! sic !

En  1992 Pierre Perret racontait déjà le massacre d’une famille Kurde par des soldats .

Petite si tu es kurde, écoute-moi
Il faut partir et quitter ton chez-toi
Moi, j’ai connu ton sort
J’ai tutoyé la mort
On n’a jamais raison contre un soldat.
Ils étaient cent autour de ma maison;
Aux murs, y avait de l’ail et des poivrons
Le vent était si doux
Le ciel était si clair
Et mon père est tombé dans un éclair.
C’était un matin calme de septembre,
Ils ont amené ma mère dans la chambre
Grand-père dans ses mains
Pleurait comme un enfant
Dehors on entendait hurler Maman.
Grand-mère faisait du pain dans la cuisine
Elle s’effondra le nez dans sa farine
Et sur son cœur éclot
La fleur d’un géranium
Dernier hommage qu’elle ait reçu d’un homme.
Grand-père à coups de crosse dans le dos
Implora la pitié de ses bourreaux
J’entendais les soldats
Qui riaient tant et plus
Et Maman sur son lit ne criait plus.
Puis soudain le soleil s’est endeuillé
Les obus éclataient comme des œillets
La mort faisait ripaille
Jusque dans mon jardin
Il n’y poussait plus que des orphelins.
La pluie qui avait cousu tout l’horizon
Faisait fumer les ruines des maisons
Et tout en s’éloignant
Du ciel de Babylone
Je compris que je n’avais plus personne.
N’écoute pas les fous qui nous ont dit
Qu’ la liberté est au bout du fusil
Ceux qui ont cru ces bêtises
Sont morts depuis longtemps
Les marchands d’armes ont tous de beaux enfants.
Depuis la nuit des temps c’est pour l’argent
Que l’on envoie mourir des pauvres gens
Les croyants, la patrie
Prétextes et fariboles !
Combien de vies pour un puits de pétrole ?
Petite, si tu es kurde, il faut partir
Les enfants morts ne peuvent plus grandir.
Nous irons en Europe,
Si tel est notre lot
Là-bas ils ne tuent les gens qu’au boulot !
Pierre Perret – 1992

Manson, « Good Vibrations » … ou pas !

Je viens  de regarder un documentaire sur le parcours musical du gourou  Charles Manson sur Arte, « Charles Manson, le démon d’Hollywood« .

Bigre, J’avais oublié que ce tueur fou voulait devenir une rock star et qu’il  avait côtoyé  les Beach Boys par l’intermédiaire de son batteur Dennis Wilson.

Ce monstre était bien loin d’avoir de « Good Vibrations ».

Quand j’étais ado et que j’écoutais les Beach Boys, je ne connaissais pas du tout cet historique entre Dennis Wilson et ce psychopathe de  Charles Manson.

Pour moi ce monstre était le gourou d’une secte, c’est tout.
A l’époque l’horreur du massacre de Sharon Tate enceinte et de ses amis par Manson et ses adeptes m’a d’ailleurs profondément marquée .

Je ne connaissais rien aux événements qui ont mené à ces terribles meurtres. La presse ne parlait évidemment pas de ça et racontait n’importe quoi sur les hippies.

Le documentaire d’Arte est super intéressant et instructif !

Je n’ai pas encore vu le film de Tarantino, maintenant j’ai toutes les billes pour faire le parallèle.

Woodstock

Les 15, 16 et 17 août 1969, il y a 50 ans déjà, Woodstock ; et moi  j’allais avoir 13 ans.  J’ai l’impression que c’était hier.

Woodstock a bercé mon adolescence,  et plus encore, au travers des albums, du film  et des reportages tirés du festival, mais aussi grâce à mon aîné qui était en plein dedans.

Régulièrement j’écoute encore et encore des morceaux de ces 3 jours de paix et de musique. Sur mon PC j’ai le coffret complet du 25ème anniversaire.

A chaque fois, une larmichette d’émotion me monte. Je pense à cette ambiance folle, et cette liberté perdue. Nostalgie …

Il n’y a pas un nom que je ne connais pas !
Mes toujours préférés, Joe Cocker, Janis Joplin, Santana, The Who.
Plus jeune j’écoutais beaucoup aussi Jefferson Airplane, Creedence Clearwater Revival, Crosby Stills & Nash, John Sebastian, Canned Heat, Joan  Baez, Ten Years After …

Toute cette foule, c’était dingue ! Un tel événement serait impossible aujourd’hui.

les balades dessinées de Jean-Michel Ucciani

Quand Jean-Michel Ucciani, dessinateur illustrateur marseillais et blogopote, s’arrête à Sète voilà ce que ça donne !

Des crayons, un carnet et hop la Pointe Courte en dessins. Chouette !

J’ai hâte qu’il dessine tous les quartiers de Sète pour faire un joli recueil comme celui de ses balades dessinées de Marseille  qu’il m’a apporté et  gentiment dédicacé.

C’est sympa, à chaque dédicace Jean-Michel dessine un coin de Marseille.

Je me suis empressée de feuilleter l’ouvrage. On y retrouve dessinés sur le vif les lieux emblématiques de la ville, mais aussi des tranches de vie, et des endroits qui ont marqué son oeil d’artiste.

Découvrir Marseille au travers de ses croquis, j’adore !

Pour voir si le livre se trouve dans une librairie de votre ville c’est par là : Marseille balades dessinées.

Et le site de l’auteur c’est par là : Croquis urbains.

Kinshasa au jour le jour …

Début avril je suis allée voir une très belle expo au MIAM de Sète, « Kinshasa Chroniques ».

La capitale du Congo y est présentée de l’intérieur par les 70 jeunes artistes sélectionnés. On y découvre la ville au jour le jour, au gré des rues, au travers de photos, videos, peintures, Bds … , telle que cette jeune génération la vit au quotidien, l’imagine et l’espère.

L’expo s’articule autour  de différentes chroniques comme…

« la ville sport »,

Kinshasa, La ville sport

Kinshasa, la ville sport

La « ville paraître »

avec ses rois de la sape,

Kinshasa, sape

La « ville débrouille »,

La « ville performance », l’exhibition du corps !

 

 

La « ville future » et ses étranges robots plantés au milieu des rues en travaux,

La « ville esprit »,

la « ville mémoire »,

La « ville capitaliste » tout en contraste…

J’ai beaucoup aimé la série de photos représentant une voyageuse imaginaire dans un wagon abandonné réalisée avec un retardateur par  Gosette Lubondo.

Les peintures aussi ..

Vraiment magnifique, intéressant, et instructif !  il faut que j’y retourne, j’ai loupé plein de trucs, notamment les vidéos que je n’ai pas eu le temps de visionner.

L’exposition est prolongée jusqu’au 2 juin 2019.