Et le désespoir continue de monter #GiletsJaunes

Mais bon sang quand est-ce que les nantis et les politiques vont-ils  comprendre  qu’on n’en peut plus d’être pressés comme des citrons.
Qu’on n’en peut plus de tirer sur la ceinture plus les charges augmentent.
Qu’on n’en peut plus de ne pas finir le mois.
Qu’on n’en peut plus de la précarisation du travail, de la paupérisation.
Qu’on n’en peut plus de voir disparaître progressivement les services publics.
Qu’on n’en peut plus de ces politiques qui n’ont de cesse que de monter les français les uns contre les autres, surtout les plus modestes.
Qu’on n’en peut plus de ces erreurs de gouvernance qui sont de donner aux riches en enlevant aux foyers modestes et aux retraités dans la foulée.
Qu’on n’en peut plus du pouvoir des banques.
Qu’on n’en peut plus du prétexte de l’écologie pour nous coller des taxes encore et encore qui de toute façon n’iront pas à l’écologie mais dans la poche des politiques.

L’augmentation de la taxe sur le carburant est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ça et ce mépris permanent du gouvernement, et surtout celui très affiché de notre président. Trop c’est trop !

Le problème est le pouvoir d’achat inexistant, et le surendettement de beaucoup pour pouvoir payer ne serait-ce que les charges incompressibles.

Ces charges incompressibles qui nous bouffent sont les mêmes pour tout le monde que l’on soit une personne seule ou une famille.
Loyer, taxe d’habitation, électricité, eau, téléphonie, assurances habitation/voiture, mutuelle, frais de transport, frais bancaire, TVA etc…
Que l’on touche l’ASS en fin de droits de chômage ou le RSA, que l’on gagne de 750 € à 950 € de retraite, que l’on gagne 1188 €  de SMIC, on ne peut pas assumer toutes les charges avec ça ! Elles sont trop élevées.

Les aides ? C’est une vue de l’esprit pour beaucoup tellement il est difficile d’en obtenir avec les calculs sur n-1 et n-2.
Par exemple, il m’a fallu 7 mois de constitution de dossier avec uniquement l’ASS pour vivre, c’est à dire même pas 500 € par mois, pour obtenir l’allocation logement plafonnée de 241.95 € en zone 3 (non l’allocation logement ne couvre pas entièrement le loyer quel que soit son montant).
Mais… oui mais, elle est payée directement au bailleur, même les arriérés. Ce qui veut dire que ces arriérés qui auraient pu combler un trou de 7 mois d’un coup sont distillés mensuellement au compte goutte par le bailleur. C’est lui qui se met la somme de côté sic !
Personnellement, sans le décès de ma mère pour compléter ce trou, j’étais à la rue.

Les aides toujours: avec 946 € de retraite, on n’a plus droit à aucune aide quand on est seul !
Ah c’est sur c’est vachement mieux que le RSA ou l’ASS, c’est la teuf 946 € de retraite ! Mais ça ne couvre toujours pas ces fameuses charges incompressibles qui ne font qu’augmenter.

Donc ce n’est pas difficile, si on n’a pas 2-3 sous de côté, il est impossible de s’en sortir. Et ces réserves ne sont pas inépuisables quand on pioche dedans chaque mois pour payer le reste des charges, la nourriture et l’entretien… Bien sûr, pas question de sorties, restos, voyages.

Et la suppression des cotisations sociales (chômage, maladie, retraite)  sur la fiche de paie, mais c’est super inquiétant !
Ce n’est pas un  gain sur le pouvoir d’achat bien au contraire. Comment va-t-on payer les indemnités chômage, les accidents du travail, les arrêts maladie, les retraites complémentaires si on supprime ces cotisations solidaires sinon par une augmentation des impôts et par de nouvelles charges individuelles via des assurances privées qui vont coûter très chères .
C’est encore une grosse baisse du pouvoir d’achat en vue ça, et certainement pas un gain ! L’arnaque quoi !

Et les primes ! Quel foutage de gueule excusez moi. Mais à quoi sert une prime pour acheter une voiture quand on n’a pas les moyens de remplir le réservoir !

Et ces politiques de tous bords qui nous montent les uns contre les autres, qui méprisent les « classes moyennes »,  « les classes populaires »,  qui traitent les gens modestes de fainéants, d’illettrés, de ploucs, d’assistés, de capricieux, de râleurs, qui se fichent des pauvres et des SDF, ras le bol !
Méfiez-vous les prétendus « intellectuellement supérieurs »,  vous n’êtes pas à l’abri de vous casser la gueule un jour, un licenciement, un drame de la vie,  et hop  ça va vite la dégringolade !

Alors oui ce qui mijotait depuis des années arrive, du fin fond des campagnes aux quartiers des villes, les citoyens, jusqu’à ceux qui n’avaient jamais bougé jusque là, se révoltent.
ça fait des décennies que le ras le bol monte, « Il faut que ça pète », « ça va péter » ruminait-on dans les chaumières.
Et bien voilà ça pète maintenant !
Les français ont arrêté d’être des moutons, ils sont  devenus des #GiletsJaunes !

Bien sûr les violences sont déplorables et condamnables ! Ce manque de respect et ces profanations sont des signaux négatifs dans cette révolte, et c’est malheureux de ne voir que ça, d’autant que les casseurs ne sont pas représentatifs de la majorité pacifique des #GiletsJaunes.

Malgré ça, notre président  continue à ignorer le peuple, à nous prendre de haut. Il ne comprend pas, on ne règle pas le désespoir des français à coup de mépris !

Face à cette crise institutionnelle le gouvernement est manifestement incompétent, et malheureusement il est à craindre que la violence continue de monter.

Mais bon sang c’est  une question de logique, plus le pouvoir d’achat est élevé, plus on dépense, et plus l’économie du pays tourne ! Et plus on nous taxe, moins on dépense, et moins l’économie tourne.

Le 24 novembre #NousToutes

Un soir, en larmes, j’ai hurlé à mon père  « J’en ai marre que vous me preniez tous pour un punching-ball ! »

Après une séparation d’un mari violent, harceleur et violeur, suivie d’un parcours parsemé d’agressions ce fut la goutte d’eau.

Le lendemain avec mon œil au beurre noir et mes côtes en vrac j’ai bouleversé ma vie encore une fois. Ce ne fut pas simple à vivre, surtout pour mes enfants, leur relation avec moi en a aussi été bouleversée. Mais c’est la dernière fois qu’un homme a levé la main sur moi. J’avais 34 ans.

J’étais juste allée dîner chez des amis.

Un dimanche à Mèze

Une amie qui m’invite à déjeuner histoire de marquer le coup de mon départ en retraite et de mon futur déménagement, mais aussi pour le plaisir de passer un agréable moment ensemble, et là j’ai vraiment été gâtée.

Elle m’a régalée d’un délicieux repas franc-comtois de sa spécialité.

Pour l’apéro, truffes d’été et vin jaune du Jura, vraiment l’accord est parfait !  Et j’avoue, j’ai un faible pour le vin jaune.

A suivi une délicieuse poularde aux morilles au vin jaune. Huuum les morilles ! et la sauce… et le riz… et la poularde ! Très très bon ce plat !

Et pour finir, griottines de Fougerolles accompagnées de petits cakes à l’ananas faits maison.

Après ce délicieux repas maison une petite balade digestive s’imposait.

Et voilà une belle journée en bonne compagnie comme je les aime qui se termine. Merci Annie

Libérée, délivrée, retraitée !

Hiiiiii  ! C’est aujourd’hui le grand jour !

Fini Pôle emploi, fini l’Allocation de Solidarité Spécifique, je suis officiellement à la retraite ! oh joie !

Libérée, délivrée, retraitée ! Youpi !

Sur le  site de l’assurance retraite mon dossier affichait  3 à 6 mois de retard, mais à ma date anniversaire, miracle,  les étapes de vérification ont été validées d’un coup.

Je soupçonne Pôle emploi d’avoir mis son grain de sel là dedans pour accélérer le mouvement quand il m’a demandé en début de mois de lui envoyer mon relevé de carrière établi par la Carsat.
Du coup la Carsat a mis à jour le nombre de trimestres cumulés, soit 180.  Et  voila le SMS libérateur qu’elle m’a envoyé le 29 octobre.

Bonjour Mme chmoldu, votre dossier retraite est terminé. Votre notification vous parviendra par courrier. Votre paiement interviendra le 10/12.

Huhuhu je les aurais embrassé direct pour cette excellente nouvelle ! Merci, merci, merci.

Par contre je ne remercie pas Sarkozy.  A cause de sa   réforme des retraites de novembre 2010 qui a repoussé  l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans, je me suis tapée 2 ans de chômage en plus, dont 7 mois avec à peine 500 € par mois pour vivre.

Mais ça y est, tout ça est fini et bien fini.  Je suis définitivement sortie de la « vie active ». Je n’ai plus ce fichu statut de chômeuse, et surtout terminé tout le stress, les humiliations et les contraintes  qui vont avec, fini fini, fini !

Aujourd’hui 1er novembre 2018, même si je n’ai pas encore reçu la notification papier,   je suis officiellement retraitée ! poil au nez !
Libérée, délivrée, une nouvelle vie s’ouvre à moi.

Je ne sais toujours pas combien je vais toucher exactement, d’autant moins que les complémentaires n’ont pas terminé leurs calculs, mais m’en fiche, ça sera toujours mieux que l’ASS.
Et surtout, Je suis libre, liiiibre !

Youpi  tralala youp là boum !

Dossier retraite, ça avance !

Hiii, mais que vois-je aujourd’hui sur le site de l’assurance retraite ? Des checks partout !

retraite.JPG

hiiiiii ! C’est pour le 1er novembre !

Par contre je ne sais pas encore combien je vais  toucher exactement et quand vont commencer les paiements de la retraite de base. Tout ça n’est qu’officieux. J’attends donc avec impatience la notification officielle de retraite.

En tous les cas Pôle emploi m’a prévenue par courrier qu’il arrête les versements de l’ASS. Alors faut pas trop que la caisse de retraite tarde sinon ça va encore me faire un gros trou dans le budget !

62 ans

Mais quelle année particulière que celle que je viens de passer depuis le jour de mes 61 ans où je me suis offerte un tête à tête avec moi-même au resto ! que d’événements, que de choses de la vie !

Après une fin d’année 2017 tristounette remplie de brouilles intestines familiales :
Janvier, ma mère  entre en maison de retraite ;
Février, elle décède
suit le début du vidage de sa maison que je fais quasi seule, avec des découvertes loin d’être agréables me concernant.
Mars, une grosse période de désespoir et l’envie d’en finir m’envahit.
Avril,  je bascule en fin de droits de chômage et c’est la fin de mes indemnités me mettant dans une situation critique. Me reste que l’ASS.
Avril toujours, arrive dans ma vie un nouveau compagnon félin abandonné par ses précédents humains.
Mai, enfin j’ai le feu vert de la caisse de retraite pour faire ma demande et mettre à jour mon dossier.
Juillet, je termine le vidage de la maison de ma mère, et  par la même occasion j’élimine de ma vie « une » vautour.
Septembre, le 11, c’est la clôture de la vente de la maison et  par la même occasion de la succession.
Dans la foulée, n’ayant plus de revenus depuis avril, je fais le choix de ne pas dilapider cet héritage et de l’investir dans un logement pour m’assurer un toit sur la tête.
Un coup de cœur rapide suit sur un appartement à Sète, offre acceptée le 24 dans mon budget, compromis signé le 28.

Seule pour être seule pourquoi pas à Sète.

De toute façon je suis fatiguée de Montpellier et rien ne m’y retient,  beaucoup de moments de solitude et peu de soutien. Chacun a ses propres problèmes, ses activités, ses soucis de santé, ses vacances, l’été a été long, très long… C’est la vie !

Octobre, je suis malade, très fatiguée, mon corps lâche, mais je fais du tri, je vends, je donne, je jette pour partir légère. Après avoir vidé la maison de ma mère c’est au tour de mon appart…

Et me voilà le jour de mes 62 ans au milieu de mon bordel et  de mes premiers cartons éparses.

La signature de l’acte de vente et le déménagement sont fixés pour début décembre.

Me reste à espérer que ma retraite prévue pour le 1er novembre se débloque avant 2019 pour que je ne me retrouve pas encore trop longtemps sans revenus.

En tous les cas une nouvelle aventure commence !

62 ans ! En fait il aura fallu que je patiente 62 ans pour enfin avoir un réel espoir que le ciel se dégage devant moi. Il n’est jamais trop tard.

Vivement 2019 !

Charles, les Compagnons de la chanson, autre temps…

Aznavour, l’Arménie, Piaf, Lino Ventura et d’autres de cette époque, souvenirs d’enfance !

Je me souviens de Charles Aznavour surtout dans les années 60-70, après j’ai complètement zappé. Je n’étais pas particulièrement fan de l’homme d’affaire qu’il était devenu, et je n’avais aucun disque.

Par contre, je me rappelle quand il chantait avec les compagnons de la chanson, des chants que les anciens aimaient à reprendre en cœur lors de regroupements festifs. Autre temps, autre époque …

Et grâce à Elisabeth, à son blog, cette très belle chanson m’est revenue en mémoire. Superbe texte !

Ils s’en sont allés
Aussi loin que leur bateau pouvait les emporter
Pour savoir ce qu’on trouvait au bout de l’univers
Pour savoir où finissait la mer

Ils se sont perdus
Entre le soleil et l’eau qui n’en finissait plus 
Accrochés dans les haubans les yeux vers l’horizon
A deux doigts d’en perdre la raison

Pour pouvoir tenir
Pour ne pas se laisser mourir
Ce qu’il leur a fallu subir
Le saura-t-on jamais ?
Mais Dieu leur a donné
Des princesses pour esclaves
Et des rois enchaînés
Et les clés d’un paradis d’un monde merveilleux
Des empires aux trésors fabuleux, fabuleux

Ils étaient partis
Parce qu’ils devaient trouver le monde trop petit
Dégoûtés par les amis, déçus par leurs amours
Fatigués de vivre au jour le jour

Les uns sont restés
Et leurs noms sont maintenant appris des écoliers
Ils ont dû mourir un jour en contemplant aux nues
Les étoiles d’un ciel inconnu

Certains moins heureux
Sont un jour revenus chez eux
Pour vieillir au coin d’un grand feu
Dévorés de regrets
Mais d’autres partiront
Et ce qu’on fait leurs aînés
Ceux-là  le referont
Quand la terre n’aura plus aucun secret pour eux
Ils iront conquérir dans les cieux
Ces eldorados, ces immensités
Dont nous font cadeau les aventuriers

1/10/2018 94 ans quand même. Il aura eu une longue vie et une belle fin ! Rip

« Bête de foire »

La photo j’ai toujours aimé ça, en tant qu’amatrice bien sûr mais surtout en tant qu’admiratrice des photographes, les vrais. Et j’ai toujours plaisir à aller admirer une expo photos.

En ce qui me concerne j’aime surtout faire des reportages photo. Lors de balades, d’événements, de sorties, clic, clac Kodak je saisie des scènes de vie, l’ambiance du moment. C’est aussi l’occasion d’alimenter mon blog de quelques images.
Il fut un temps la photo faisait même partie de mes fonctions professionnelles, notamment quand je travaillais dans le marketing et la comm. J’ai aussi beaucoup œuvré en milieu associatif.

Par contre, je n’aime pas trop demander à des personnes de me prendre en photo avec elles surtout si « on n’a pas gardé les cochons ensemble », genre on se connait, vous m’avez vu suis avec, alors qu’on ne se connait pas. Ça me met plus mal à l’aise qu’autre chose d’imposer ce genre de situation. Sauf quand on est en famille bien sûr, où là on s’accorde quelques photos souvenirs.

Bref, dernièrement Je suis allée au vernissage d’une expo photos. Une actrice faisait partie des organisateurs car le but de l’expo était de ramener des fonds à une association dont elle est la marraine.
Comme j’ai l’habitude de le faire dans ces cas là, j’ai pris quelques clichés d’ambiance en vue d’alimenter un futur billet relatant l’événement.
Quelques autres acteurs étaient présents. Et alors que des fans les assaillaient pour être pris en photo avec eux pour ensuite bombarder leur facebook, je me suis contentée de saisir tout ce beau monde dans l’action pour ne garder que leur côté naturel plutôt qu’imposé aux faux sourires figés.

C’est là que ça a coincé. ça a été très mal perçu par les photographiés et ça m’a très vite été remonté en message privé.
Donc les gens qui harcèlent ce n’est pas gênant mais moi qui prend quelques clichés de l’expo en vue d’écrire un billet, j’importune au point qu’une certaine actrice se sente comme une bête de foire et s’en plaigne. Et prière de ne pas diffuser les photos svp !

Mince alors ! Bien que je n’aurais pas mis dans mon billet des clichés inappropriés et gênants, je peux comprendre de ne pas devoir diffuser des photos marquant sa présence à cette expo alors qu’elle en est l’organisatrice, mais me considérer comme quelqu’un d’importun alors qu’elle est très complaisante pour répondre aux demandes des harceleurs, là, sic quoi !

Bête de foire en plus, dire carrément que je la prendrais pour une bête de foire  !!! Moi qui ai toujours peur de déranger… pfff !

Vexée !? oui j’ai été très vexée.

Bon ok ! C’est enregistré. Pas de billet du coup pour mettre en valeur l’événement dont la cause était noble. Et bien sûr je me garderai bien dorénavant de prendre la moindre photo dans laquelle on apercevrait des individus plus ou moins connus.

Je limiterai désormais mes reportages à des clichés de paysages ou d’animaux. Au moins comme ça, on ne me fera plus la leçon.

En y réfléchissant je crois que les photos posées avec ses fans la dérangent, et comme elle ne peut rien leur dire directement sous peine de casser son image d’actrice sympa et abordable, du coup c’est moi qui ai pris indirectement.

Pff même plus envie de prendre des photos pour parler de quelque chose tiens !

A propos de traverser la rue en vain, écrivons à l’Elysée #macronie

« L’Élysée a aidé le jeune chômeur sermonné par Macron à trouver un emploi » titrent les médias. Puisque rien ne peut être refusé à l’Elysée quand l’Élysée sollicite les employeurs, et que nous sommes quand même  7 millions de chômeurs en France toutes catégories confondues, merci à ma copine conseillère chez Pôle emploi de m’avoir rappelé le chiffre, je suggère donc à tous les chômeurs/ses d’envoyer directement une missive à notre cher président plutôt qu’une lettre de motivation aux employeurs.
Monsieur le Président de la République j’ai traversé des rues encore et encore pendant plus de 3 ans et les employeurs ont toujours refusé ma candidature en raison de mon âge, de mon trop ou pas assez d’expérience, de mon usure physique, peux pas porter… de mes diplômes, jamais les bons… Pourriez-vous m’aider à trouver cet emploi que je cherche vainement avec le soutien de pôle emploi ? Vous remerciant de votre bienveillance, veuillez trouver ci-joint ma lettre de motivation et mon CV. Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes respectueuses salutations.
Ah mince c’est un peu tard, je devrais être à la retraite en novembre de cette année si mon dossier passe… (et non je ne sais pas où l’assurance retraite en est malgré mes relances !) Du coup un  petit post-scriptum :
La Prime Transitoire de Solidarité n’étant plus attribuée  depuis le 31 décembre 2017 aux chômeurs en fin de droits de chômage et proches de la retraite, et bien qu’ils aient traversé un maximum de rues pour trouver un job, ceux-ci sont laissés au bord du caniveau  pendant des mois sans le minimum vital jusqu’à leur futur petite retraite. Ils ont juste droit du jour au lendemain sans transition qu’à la « très généreuse » Allocation de Solidarité Spécifique de 16,48 € par jour .  Ce qui correspond, si vous avez la flemme de calculer, au pognon de dingue de 494,40 € pour 1 mois de 30 jours  pour « vivre ». Comme vous pouvez le constater, cette somme est loin de couvrir les éléments indispensables à la survie. Et le moins qu’on puisse dire la chute est brutale entre la fin des indemnités de chômage calculées sur les derniers salaires  (ARE) et le début de cette allocation (ASS). La punition de prendre de l’âge dans la vie active est sévère, très sévère  ! Là on ne parle même plus de seuil de la pauvreté tellement on est en dessous ! Et bien sûr on laisse les seniors (pas si vieux que ça) qui sont dans cette situation de chômage en fin de droits, mijoter, se battre seuls dans leur coin, piocher dans leurs malheureuses réserves s’ils ont la chance d’en avoir pour tenir le coup , et/ou s’endetter pour ne pas se retrouver à la rue ! Parce qu’en plus c’est la croix et la bannière pour obtenir la moindre aide complémentaire de la Caisse d’Allocations Familiales, comme une allocation logement  par exemple qui permettrait d’atteindre  un montant, certes encore insuffisant pour se nourrir, mais suffisant pour couvrir une partie des charges fixes . Des mois de bataille en échanges de courriers, d’envoies de justificatifs, et d’emails sont nécessaires, alors que nous sommes tous fichés et que les administrations connaissent parfaitement notre situation ! En passant, Monsieur le Président de la République, vous ne pourriez pas arranger ça, sans que ça vous coûte un pognon de dingue, merci !
Voici l’adresse postale Monsieur le Président de la République Palais de l’Elysée 55 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008  Paris  

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'une prétendue psychotique