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Confinement : Bande de crevures !

Il y a des gens bons, mais alors qu’est ce qu’il peut  y en avoir de mauvais c’est dingue. L’être humain est vraiment capable du pire comme du meilleur.

Je suis consternée par le comportement irrationnel de certains de mes compatriotes.  Aussi vils que les collabos de la seconde guerre, ces crevures traitent  les soignants, les pompiers et pas que, comme des pestiférés. Avec le confinement décidément, le venin, la bêtise et la méchanceté sont de sortie !

Entre  les propos  désagréables, les messages de menace dans les boîtes à lettres,  les demandes de changer de commerce, jusqu’à l’expulsion de certains soignants de leur logement, les cas se multiplient dans toute la France. C’est scandaleux,  inacceptable, illégal.

Les dernières saloperies  du coin :

A Montarnaud un propriétaire a viré une infirmière et sa famille de son logement.

“Ils m’ont dit : on s’en fout que vous attrapiez le virus et que vous mourriez avec. Du moment que vous mourrez pas chez nous. Le pire, c’est qu’au début du confinement, on leur faisait leur course pour qu’ils ne sortent pas de chez eux”

A vomir ces gens ! Une plainte a été déposée et une enquête préliminaire a été ouverte par le paquet. J’espère qu’elle va aboutir et qu’ils vont payer cher !

Dans la série, hier le Président du département de l’Hérault a du passer un communiqué pour soutenir ses sapeurs-pompiers menacés par des messages anonymes d’intimidation dans leur boîte au lettre,  devant leur porte ou sous l’essuie glace de leur voiture.

Les originaux de ces messages dégueulasses ont été remis à la police scientifique . J’espère  que celle-ci trouvera de qui ça vient et que les agissements de ces vermines ne resteront pas impunis.

La dernière du jour, une infirmière en réanimation s’est vu refuser d’être servie par la gérante d’un tabac très connu de Sète. Alors là elle, elle va droit au boycotte !

Non mais oh ! On va où là,  bande de crevures ?  Qui va venir à votre secours quand vous en aurez besoin ? Qui va vous soigner ? Et le soir à 20 h vous faites quoi, lâches que vous êtes ? Vous applaudissez ?

Ne croyez pas que vous allez vous en sortir comme ça !

Message de la Police Nationale :

[VOS SIGNALEMENTS] Ils sauvent des vies chaque jour. Pourtant, leurs voisins les accusent de répandre le COVID-19 à cause de leur profession (ce qui est faux) : vous êtes nombreux à vous indigner des menaces subies par certains soignants lorsqu’ils rentrent chez eux.

Vous êtes victime de tels actes ? Sachez-le : nous ne les laissons pas impunis.
1️⃣ Prenez en photo le papier supportant les menaces et protégez-le pour les recherches de la police scientifique.
2️⃣ Déposez plainte auprès de nos services.

Les premières lignes ont bien du courage d’affronter tout ça ! Un grand merci à eux ! ❤

Confinement … sans bon sens !

En ce moment je fatigue, non pas à cause du confinement, mais à cause du comportement de certains de mes compatriotes, surtout sur les réseaux sociaux.

Et que je te partage de fausses infos à longueur de temps.  Et que j’avale tout et n’importe quoi. Ça n’arrête pas !
Des textes bidons sans source, des vidéos propagatrices de rumeurs affolant la populace, des liens vers des fakes et autres théories du complot  … Et hop  tout le monde tombe à pieds joints dedans et partage, partage encore et encore tel des conspirationnistes sans vérifier quoi que ce soit, sans réflexion, ni bon sens !

Ça use ! j’en peux plus d’entendre biper ma messagerie pour ce genre de chose. J’ai d’ailleurs commencé à bloquer la réception  de messages de certaines personnes qui abusent de ce mode de communication.

De base,  tout lien ou video partagé en masse via Messenger est douteux !  Surtout quand il est en plus demandé de « partager » dans le message. Pour moi c’est suppression systématique.

Heureusement avec quelques potes on fait plutôt dans le fun et le léger que dans l’alarmisme inutile. Une façon de garder le contact et de meubler notre solitude.

Et pour les courses ! Mais c’est du grand n’importe quoi ! Ça rime à quoi cette ruée dans les grandes surfaces pour les dévaliser.  Ces queues interminables  comme si on allait manquer, en coller/serrer en plus.
On est face à la propagation d’un virus, pas à une pénurie alimentaire, surtout dans une société de consommation telle que la notre !
Les grandes surfaces sont achalandées régulièrement bon sang ! Pas besoin de stocker comme des malades.

Sérieux,  moi je n’ai pas fait de courses plus que d’habitude, mon plein habituel de choses lourdes en début de mois, et c’est tout ! Je n’ai pas refait de courses supplémentaires à l’annonce du confinement.  Si j’ai besoin, j’irai comme d’habitude acheter ce qu’il me manque au fur  et à mesure chez les petits commerçants du coin.

Ceci dit ça me ferait c–r de manger des pâtes tous les jours pendant des mois. Parce que là il va falloir le bouffer votre stock, hein les gens !!  ça ne va pas être très varié votre alimentation dans les mois à venir ! haha !

Et le PQ ! Mais c’est quoi votre problème avec le PQ ???   Comprends pas …

Décidément c’est affolant comme tout bon sens s’est envolé avec la propagation de ce virus !

Bon allez, que ça ne vous empêche pas de rester chez vous et  de respecter les consignes hein ! et courage, ça ne va pas durer.

Violence

Hier c’était la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Malheureusement la violence n’est pas que dans un couple.

Vrac de violence :

Elle m’a frappée violemment au visage. Un bel aller-retour du plat de la main  sur les oreilles.

J’étais nue dans la baignoire, elle m’a frappée sur les fesses jusqu’au sang.

Il m’a mise à plat ventre sur ses genoux et m’a fouettée avec la ceinture.

Elle m’a écrit que je ne serai toujours qu’une bonne à rien.

Sur le lit, il m’a attrapée par le cou, redressée et tapé violemment la tête contre le mur jusqu’à ce que je perde conscience.

Il m’a jeté par terre à coups de poing dans le ventre, et donné des coups de pieds dans le dos et  dans les jambes. Il avait ses chaussures aux pieds.

6 ans de ma vie…

Il m’a battue à coups de poing dans les côtes et sur le visage.

….

Il m’a prise par le cou et soulevée de terre.

Il a dit « quand une femme est battue, c’est qu’elle l’a bien cherché »

Elle a écrit que j’étais psychotique.

Tous sont des proches et ce ne sont que des extraits. La violence, ça peut commencer très tôt. C’est aussi des mots, du harcèlement moral, des humiliations… Ça bouleverse toute une vie.

Plus jamais ça !

Le 24 novembre #NousToutes

Un soir, en larmes, j’ai hurlé à mon père  « J’en ai marre que vous me preniez tous pour un punching-ball ! »

Après une séparation d’un mari violent, harceleur et violeur, suivie d’un parcours parsemé d’agressions ce fut la goutte d’eau.

Le lendemain avec mon œil au beurre noir et mes côtes en vrac j’ai bouleversé ma vie encore une fois. Ce ne fut pas simple à vivre, surtout pour mes enfants, leur relation avec moi en a aussi été bouleversée. Mais c’est la dernière fois qu’un homme a levé la main sur moi. J’avais 34 ans.

J’étais juste allée dîner chez des amis.

« Sois gentille avec les gens ! »

Alors là je n’en reviens pas et je ne m’en remets pas !

Après un déversement de rancœur injustifiée à mon égard en me hurlant dessus, violence pure et simple, en plus sur des sujets de succession qui ne regardaient en rien cette personne vociférante extérieure à la famille, j’ai eu droit à un final au top !

« Sois gentille avec les gens ! »

Et elle est repartie avec son mec, la voiture chargée des derniers dons qu’on lui a fait, dons qui auraient très bien pu profiter à mes enfants, et notamment à ma fille, sic ! sans un merci, comme si tout était normal , comme si notre bon vouloir et notre générosité étaient un dû, comme si elle avait des droits sur cet héritage, sur le seul prétexte qu’elle s’est occupée de notre aînée dans le cadre de son travail ! -ça elle n’a pas loupé de me l’envoyer violemment dans les dents, « n’oublie pas que… blablabla, c’est moi qui … blablabla… jusqu’au bout » voulant me faire culpabiliser en oubliant que, elle, elle était payée pour ça  !- Scandaleux !

Je crois qu’en voyant le regard que je lui ai lancé quand elle est partie,  et la crispation de ma mâchoire, elle a très bien compris que tout était terminé là, et que je ne voudrai plus jamais avoir affaire à elle. Là pas question d’excuse de la chaleur qui fatigue et fait péter les plombs. Elle est allée trop loin, beaucoup trop loin. Le point de non retour est atteint !

Mais pourquoi n’ai-je pas eu le réflexe de lui dire, « Mais laisse donc tout ça là et va-t’en ! »  comme me l’ont si bien fait remarqué ma petite-fille et son amie témoins de cette scène consternante et surréaliste.

J’ai (nous avons) connement lésé mes enfants à son profit. Tout ce qu’elle a pris, je ne l’ai pas, donc du coup mes enfants ne l’auront pas…

Seulement voilà, j’ai tellement été choquée par ces invectives  que du coup j’ai été  incapable de réaction sensée immédiate. J’en ai même cauchemardé durant la nuit, ça en a été à ce point là !

Pffff et dire qu’elle a osé me balancer en partant sur un ton moralisateur  « Sois gentille avec les gens ! « .

Mais j’hallucine quoi !

Allez zou ! faire le vide, l’oublier, et me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je n’ai besoin de personne.  Comme disent les filles, je m’en sors très bien toute seule !  Next step !

Pas bon d’être trop généreux avec certaines personnes, pas bon ! Et encore moins de trop se confier (enfin là heureusement ce n’est pas mon habitude). Surtout ne jamais, jamais faire confiance à personne lors d’une succession ! Bref encore une bonne leçon de plus à ajouter dans ma besace que le comportement de certains suite à ce décès.

Agressions sexuelles, harcèlement, violences, j’ai de tout en magasin #MeToo

#Denoncetonporc #MeToo, ça y est, depuis l’affaire Weinstein la boîte de pandore est ouverte. Enfin les femmes de tous milieux, de toutes professions, et de tous âges balancent ce qu’elles vivent au quotidien, agressions sexuelles, harcèlement au boulot ou ailleurs…

Je me suis tâtée, écrire, ne pas écrire, parler, me taire.
Mais cette libération de parole a réveillé en moi quelques souvenirs pas très jolis que j’avais enfoui dans ma mémoire. Il faut que ça sorte.

Le premier flash qui m’est revenu est cette période fin des années 80, alors que j’avais une petite trentaine. Je travaillais à Ecquevilly dans les Yvelines. Le patron de la boîte, la soixantaine, était odieux et ne cessait de m’appeler dans son bureau en me traitant de salope devant mes collègues. Il voulait coucher avec moi et j’avais refusé.
Son bureau était à l’autre bout du long couloir qui nous servait d’open space et il me hurlait au dessus des têtes penchées « Viens ici salope, et que ça saute ! ».

Je sortais d’un divorce difficile. Mon ex mari était un manipulateur, violeur, harceleur, et il me battait. Et là tout de suite après je me suis retrouvée face à un patron harceleur.
Je ne savais plus ce qui était normal ou pas. J’étais dans un état de culpabilité permanent.
Il me convoquait dans son bureau uniquement pour me faire des propositions salaces. Un jour il s’est même couché par terre en me disant « Viens me sucer salope ».
Un jour j’ai eu tellement honte de ses hurlements grossiers après moi devant tout le monde, que j’ai fini par me laisser faire pour qu’il arrête.
Oui je voulais que ça s’arrête. Mais mes collègues témoins du harcèlement m’ont dit qu’ils se tairaient si je parlais. Ils avaient peur de perdre leur job…
J’ai fini par démissionner, et je n’ai rien dit à personne.

Perdue, seule, pas entourée, mes deux enfants encore en bas âge à ma seule charge, ce fut vraiment une période noire.

Je ne l’avais jamais aguiché, mais  je me sentais sale et honteuse. Je pensais que c’était forcément de ma faute.
Lui, il avait tout simplement profité de son pouvoir et de ma fragilité dues à mes blessures toutes fraîches, tel un prédateur qui joue avec sa proie avant de l’achever.

Mais il ne fut pas le seul à profiter de la situation. la plupart des hommes que j’ai rencontré par la suite dans cette région, sous prétexte de vouloir m’aider, me proposait la botte.
Il y a même eu cet avocat, pote d’une connaissance également malsaine. Confortablement installé dans son fauteuil, il m’a suggéré  me toisant du regard, de faire des passes dans son milieu pour gagner un peu d’argent. Je lui ai rétorqué avec force qu’il était hors de question que je m’abaisse à faire ça et que je saurai très bien me débrouiller toute seule. Il m’a envoyé un billet à la figure en me lançant « Et bien tiens puisque tu es si maline, rentre donc chez toi avec ça ! »

J’ai fini par déménager loin avec mes deux enfants sous le bras, sans garder le moindre contact, et là non plus je n’ai rien dit. Oublier, surtout oublier toutes ces humiliations et ces violences, essayer de me reconstruire. Ça n’a pas été si simple, il y en a eu d’autres qui m’ont encore une fois fait fuir ailleurs…

Dans la série agressions sexuelles, je me suis aussi souvenu de ce billet que j’ai écrit il y a quelques années en arrière, Caroline à Monaco, où je rapporte ce que j’ai vécu quand j’avais environ 6 ans. Dans ce billet je n’ai même pas osé parler en mon propre nom même après tout ce temps passé. Mais c’est tellement évident qu’il s’agissait de moi.

Il y a aussi eu ce jeune homme qui m’a poussée contre des sacs à patates en toile de jute pour ensuite me plaquer son corps contre le mien et me fourrer sa langue dans la bouche de force, alors que je n’avais rien demandé. J’avais une dizaine d’années. Nous étions venus déjeuner avec mes parents dans ce restau proche de la maison. Et pendant que les adultes prenaient le digestif, la patronne avait demandé à l’un de ses fils de me faire visiter les lieux.
Ben tu parles !!! Il m’a aussitôt entraînée en bas dans la réserve. Heureusement j’ai encore été sauvée, cette fois par l’appel de mon père au moment de partir. Là non plus, honteuse, je n’ai rien dit. C’était des amis de mon père. Je n’ai jamais revu le jeune homme. Il est décédé quelques temps plus tard dans un accident devant chez moi.

Toute ma vie j’ai du faire face à ce rapport de domination, et d’abus de pouvoir des hommes sur les femmes. Une femme seule, c’est tellement une proie « facile » !

A moindre dégâts, il y a aussi eu plus récemment dans ma période quinqua, ces bons conseilleurs qui se sentent investis de t’expliquer ce que tu dois faire de ta vie, toi, pauvre femme divorcée, livrée à toi-même qui doit forcément avoir besoin d’un homme pour s’en sortir. J’ai bien sûr envoyé balader ces  marieurs.

Il y a aussi celui bien marié, bien libidineux, et bien plus âgé que moi, qui me disait à chaque fois que je le croisais : « comment ça ? t’es toujours toute seule ? tu n’as toujours pas de petits copains ? Mais quand tu veux je suis là moi, si tu as besoin d’un peu d’hygiène. » sic !

Il y a aussi le comportement de certains employeurs potentiels au moment de la recherche d’emploi. C’est parfois gerbant.
Ou encore les rumeurs et réflexions crétines de certains hommes sur ma sexualité parce que je ne couche pas.
Il y a aussi ceux qui m’ont inventé une vie de coureuse parce que je suivais une équipe de sport pour l’ambiance de ce sport que j’aime. Une femme seule, dans leurs petites têtes, si elle était là, c’était obligatoirement parce qu’elle cherchait à « se taper » un mec. J’ai fini par m’éloigner de ces gens pour m’enfermer dans ma solitude, trop d’allusions malsaines, trop d’humiliations. J’ai appris des années plus tard qui était le mec que j’étais censée vouloir me taper d’après eux, marié bien sûr. J’ai compris à ce moment là l’attitude des femmes à mon égard. Leurs maris se faisaient leur cinéma sur mon dos. Sic !

Et je ne parle même pas des mecs qui m’ont suivie dans la rue à la sortie du métro quand j’étais plus jeune, ou mis la main aux fesses,ou hélée grossièrement dans la rue, et j’en passe… ça c’était la routine !
Bon ok, ça se tasse un peu quand on prend de l’âge. La chair fraîche est bien plus intéressante pour eux !

Aujourd’hui, je suis étonnée par ces hommes et même ces quelques femmes (le comble) qui semblent découvrir en suivant le hashtag du moment #balancetonporc ce que les femmes vivent en général. Ma parole, sortez de votre petit confort et ouvrez les yeux pour de bon !
Je suis dégoûtée par ceux qui en rajoutent avec leurs réflexions basses et sexistes sur le sujet au lieu de compatir et soutenir. Non la vraie vie n’a rien à voir avec les émissions de la télé réalité. Déconnectez-vous de ces merdes. Pff là il y a du vraiment du boulot pour récupérer le cerveau de ces gens  imbibés par la boîte à cons !!!
Je suis agacée par cet avocat qui déclare qu’il est facile d’agir quand on est harcelée, ou agressée. Un mec bien sûr…  YakaFoKon !
Non, au jour d’aujourd’hui ce n’est pas facile, d’autant que la victime est aussitôt considérée comme une coupable !!!  De plus c’est compter sans l’amnésie traumatique quand on a subi une violence. Personnellement certains faits me sont revenus des années plus tard.  Il est fort probable d’ailleurs que ma mémoire ne soit pas encore complètement libérée.

J’espère que tous ces témoignages vont réellement changer les mentalités et casser cette “culture masculine” imposée par les religions et des siècles de patriarcat.
J’espère qu’il y ait une réelle prise de conscience de la part des hommes, et qu’ils se sentent concernés par l’ampleur du phénomène.
J’espère qu’ils changeront enfin de comportement.
J’espère que la violence à l’égard des femmes ne soit plus banalisée.
J’espère que les gens (aussi bien hommes que femmes) arrêtent enfin de vivre dans le déni face aux violences sexuelles et pratiques culturelles contre les femmes dans le monde.
J’espère… Malheureusement quand je lis certains commentaires haineux sur les RS, il y a peu d’espoir que ça change.  En général il en ressort que c’est toujours la femme qui l’a bien cherché.

D’ailleurs mon propre père avait déclaré un jour à table devant un copain invité « quand une femme est battue, c’est qu’elle l’a bien cherché« .  J’étais visée par la réflexion. C’est violent quand on a longtemps été battue. Ça marque ! Le copain, quant à lui, a vraiment été choqué.

Vu du Cameroun, la France doit se ressaisir !

Ces dernières années on ne peut pas dire qu’en France nous brillons par notre comportement. Je ne sais pas si un jour nous allons enfin nous décider à nous élever un peu au dessus de la moquette, mais on ne peut que constater que question mentalité nous volons très bas. Nous bafouons nos valeurs, nous nous asseyons sur la démocratie, nous régressons jusqu’au fin fond de la médiocrité intellectuelle, nous nous enfonçons dans la superficialité, tout ça en oubliant allègrement que d’autres pays nous observent. D’autres pays pour qui nous sommes une référence, pour qui les français sont censés être des gens réfléchis, éduqués, instruits, respectueux des valeurs, défenseurs des droits humains, respectueux de la dignité d’autrui, et j’en passe.
Et bien, selon eux, l’image que nous leur renvoyons est plutôt décevante.
A ce propos la manifestation contre le mariage gay, et pas que… n’est pas restée sans réaction, notamment au Cameroun, vers qui nous avons carrément renvoyé une image de république bananière d’un niveau pas très élevé. sic !

Voici une contribution d’Alice NKOM au débat sur le mariage homosexuel. Elle ne mâche pas ses mots pour nous rappeler à l’ordre !

Alice NKOM est avocat au barreau du Cameroun, combattante en faveur de l’égalité, du respect et la dignité humaine.

Voilà quelques extraits de son discours

La France c’est le pays de la laïcité. La France c’est le pays champion des droits de l’homme.

Alors lorsque je regarde la télévision et que je vois ce déploiement de personnes qui marchent rien que pour s’opposer aux droits des autres français, parce qu’ils sont différents, parce qu’ils ont une vie privée différente, cela me replonge dans l’ambiance que nous notons dans les pays que l’on qualifie de républiques bananières.
Et lorsque j’écoute les arguments qui sont soulevés par-ci par-là, ça me rappelle cette marche qui avait été organisée ici par un prélat de haut niveau lorsqu’il s’est agi de ratifier le protocole de Mobutu sur les droits des femmes !
Il n’y a plus aucune différence aujourd’hui entre la France qui vient de tomber de son piédestal de champion des droits de l’homme et le Cameroun !

Lorsque j’entends en France des gens d’un certain niveau dire qu’ils ont peur du mariage gay, de l’adoption, parce que demain on va leur parler de polygamie, mais ce sont des choses que j’entends dans les républiques bananières,  de gens qu’on dit sous développés, économiquement, mentalement, et sur toutes sortes de terrain !

Il faut que la France se ressaisisse !

C’est le seul domaine où elle tenait le haut du pavé, celui des droits de l’homme…
… Parce que pour le reste, lorsque j’ajoute à ça le spectacle des élections qui se sont passées il y a pas longtemps à l’UMP, parti oh combien fort, parti de De Gaulle, parti de Chirac, je me retrouve dans les élections telles qu’elles se déroulent dans les républiques bananières !

Là aussi, il faut que la France se ressaisisse ! Parce qu’en matière de démocratie elle ne pourra plus être une donneuse de leçon.

Elle est en train de plomber le combat des défenseurs des droits des minorités sexuelles, dont je fais partie…

L’adoption ! on leur reproche de vouloir adopter les enfants des autres. Mais on n’a jamais adopté que les enfants des autres ! L’adoption s’est essentiellement adopter les enfants qui ne sont pas les vôtres !
Pourquoi on refuserait à Paul plutôt qu’à Pierre ! dans un pays où on se targue de se battre pour les valeurs de la république qui sont liberté, égalité, fraternité !

La France n’a pas montré sur le terrain l’exemple, elle n’a pas montré qu’elle était un modèle. Et pour nous qui sommes originaires de son pré carré nous sommes peinés car elle vient de plomber notre combat.

Il est temps que la France se ressaisisse.

Sur le plan de la morale religieuse j’aurais attendu ça de l’Espagne.
L’Espagne est en avance, ainsi que d’ailleurs beaucoup d’autres pays européens. Ils viennent de rafler la couronne de la défense des droits de l’homme à la France !

Mais qu’est qui va donc rester à la France ? la Démocratie ? style les élections que j’ai vu à l’UMP ? comme ça se passe dans un pays comme le mien ? c’est ça qu’on copie ? sommes-nous devenus un modèle pour la France aujourd’hui ? un modèle de toutes les violations !

Et ça j’en appelle à la conscience des Français pour qu’ils sachent que s’ils veulent continuer à être un modèle parmi les grands. S’ils veulent continuer à tenir le flambeau des droits de l’homme, et bien il faut qu’ils se ressaisissent !
Il faut que les représentants parlementaires votent cette loi qui consacre effectivement en fait et en droit la valeur égalité pour tous.
Voilà ce que j’avais à dire à ce sujet.

Bref il semblerait que nous sommes devenus, vu du Cameroun, les mauvais élèves des droits humains…

La neige, toujours elle !

La neige, si belle, si douce, si enveloppante… Mais quel bordel quand elle tombe sur la France ! Tous les ans c’est pareil, de Marseille à Paris, les grandes agglomérations sont complètement désarçonnées face à elle, et surtout la population qui se retrouve régulièrement coincée sur les routes malgré les alertes.

Non mais qu’est-ce qu’il y a d’exceptionnel à ce qu’il neige en hiver ? Ben rien ! Pourtant tout le monde se comporte aujourd’hui comme si ça n’arrivait jamais dans ce pays, devenant ainsi bien responsable de la merde dans laquelle on se trouve à chaque fois !

La neige, il faut faire avec et s’adapter ! Et bien oui, le salage c’est une chose, mais si personne ne veut comprendre que les voitures ne sont de base pas conçues pour rouler sur la neige et le verglas, c’est sur on va droit au boxon dès la moindre chute.
Normalement on ne devrait même pas prendre son véhicule s’il n’est pas équipé pour l’hiver, avec au minimum de bons pneus d’hiver, surtout en cas d’alerte. C’est du bon sens et rien d’autre !
Les chaînes, les pneus neige, c’est pas fait pour les chiens, et ce n’est pas réservé que pour partir en stations ! On devrait également toujours prévoir ce qu’il faut dans son coffre, que ce soit pelle, vêtements chauds supplémentaires (plaid), ravitaillement, même pour un trajet court…

Là les usagers s’obstinent. Ils croient qu’ils vont passer malgré les alertes à vigilance à la neige et au verglas, y vont de leur caprice, mettent leur vie en danger, et celle des autres par la même occasion, et finalement se retrouvent en vrac sur la route par leur simple entêtement, sans rien… et oui quand il neige, il y a aussi du verglas, et ça glisse ! ah ben dites donc, ça alors !
Et c’est l’effet boule de neige, les routes sont complètement bloquées par les voitures non équipées, et plus personne ne peut passer même pas les secours et encore moins les sableuses…

Après on peut pleurnicher sur son sort, remettre la faute sur le Gouvernement, les mairies, la terre entière, mais bon sang, le retour au bon sens ne ferait pas de mal dans ce pays. Arrêtons d’avoir la mémoire courte, et réapprenons à vivre avec le temps qu’il fait ! Nous dépendons de la loi de la nature, pas l’inverse !

Et pour le fun parce que j’aime beaucoup cette vidéo, un peu de snowboard freeride à Montmartre :

Et puis celle-ci parce que c’est vrai, y en marre quoi !

Jupe ou pantalon, pour la liberté de la tenue !

Aujourd’hui 25 novembre c’est la journée de la jupe organisée par l’asso « ni putes, ni soumises » pour lutter contre les violences faites aux femmes.
Cette journée est surtout dédiée aux filles des cités harcelées par les « p’tites racailles » quand elles portent des jupes.
Seulement voilà, les violences faites aux femmes ne s’arrêtent ni à la tenue, ni à un quartier, elles se trouvent partout. Et lutter aujourd’hui pour pouvoir porter librement une jupe sans être agressée me laisse un gros sentiment de régression à l’envers.
Bon c’est pas nouveau non plus, puisque depuis ce changement de siècle la régression est de mise à tous niveaux. M’enfin quand même, le symbole de la liberté pour une femme c’est bien de pouvoir porter un pantalon comme un homme, pas une jupe !

Quand je pense à ces femmes qui ont lutté autrefois pour le port du pantalon, cet emblème de la virilité, affrontant moqueries et agressions… Quand je pense aussi à celles qui sont encore condamnées de nos jours au fouet dans certains pays comme le Soudan, pour avoir osé porter un pantalon, je me dis qu’en France on marche sur la tête, et qu’on est bien ridicule avec nos histoires de jupe !

Dans les années 20, les pionnières du port du pantalon étaient appelées les garçonnes. Avec leurs cheveux courts, elles incarnaient l’émancipation de la femme. A l’époque elles n’étaient pas traitées de putes, mais de lesbiennes.
Bien que le droit des femmes de s’habiller en homme ait été débattu devant les tribunaux en 1930, la tolérance au port du pantalon fut cependant longue à venir. Il était encore interdit de le porter à l’école fin des années soixante.
Je me souviens très bien de cette interdiction lorsque j’étais à l’internat. D’ailleurs quand est arrivée la mode des shorts début 70, je ne vous raconte pas le scandale que j’ai déclenché quand j’en ai mis un pour aller en cours !
Mais quel bonheur de pouvoir porter un Jean le WE et être libre de ses mouvements !

Le pantalon a pris le dessus avec le temps, non pas à cause des réflexions des mecs, mais en raison de l’aisance dans les mouvements. Il n’enlève rien à notre féminité bien sûr. D’ailleurs vue la façon dont certaines le portent, ras la … , et le string bien apparent, no comment !

Bref, aujourd’hui, dans notre pays, nous sommes censées pouvoir porter ce que nous voulons, quand nous voulons, où nous voulons, jupe ou pantalon. Nous ne sommes plus dans le contexte de l’émancipation de la femme de l’entre-deux guerre, tout de même !

Malheureusement dans certains quartiers, des filles en jupe sont considérées comme des putes. sic !
Il est évident que la source du mal n’est pas dans la tenue des filles, sauf si elles en rajoutent en flirtant avec l’indécence, mais bien dans le comportement d’une minorité de garçons au cerveau formaté !

Alors, pourquoi ne faisons nous rien pour recadrer l’éducation de cette minorité de mâles arriérés qui pollue la vie d’une majorité ? Pourquoi se laisse-t-on bouffer ? Chacune devrait pouvoir porter au XXIe une jupe ou une robe si elle le souhaite sans être traitée de pute !

La situation est absurde. Autrefois, porter un pantalon était un acte militant, aujourd’hui une certaine association voudrait nous faire croire l’inverse ! C’est dingue ! On marche vraiment sur la tête !

Et la reine Iris fut décapitée !

On ne voyait qu’elle. Majestueuse de beauté, elle avait surgit là en ce lieu improbable, surplombant le champ de vignes, au milieu de 2 arbres dressés tels des gardes du corps. Peut-être une graine échappée du tracto pelle ? Allez savoir… Toujours est-il que l’endroit lui avait plu. Telle une reine, elle s’était magnifiquement épanouie, devenant ainsi la fierté des propriétaires.

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Mon regard ne pouvait se détacher de la merveille, quand soudain surgit une petite fille qui, d’un coup, avant même qu’on ait eu le temps de dire ouf, la décapita net !

oh non pas ça ne puis-je m’empêcher de m’écrier, pensant fortement, « retenez-moi que je ne lui balance pas un coup de canne ! »

La sale môme, très fière de son acte, ramena son trophée à son père. Celui-ci, m’ayant entendu, lui dit histoire de marquer le coup : Je t’avais prévenue ma chérie, à la maison tu peux tout faire, mais pas ici. Mais ça fait rien, c’est qu’une fleur…

Et la tête de la reine Iris, coulant du sang de la vigne, de finir exposée sur la table.

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A la grande désolation des propriétaires, il ne resta plus sur le sol qu’un malheureux pétale témoignant de ce qu’avait été la beauté de sa robe bleu foncé…. sic !

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Photos prises au domaine de Sigalière