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L’aliénée du bulbe vous souhaite le bonsoir

Alors que je n’avais rien demandé, et parce qu’on me perçoit comme quelqu’un de terriblement abrutie, genre pas toute finie côté ciboulot, un être supérieure (c’est normal c’est un homme) s’est senti obligé de m’expliquer en long, large et travers de façon très professorale et autoritaire en quoi consiste les frais de notaire suite à un décès, et tant qu’à faire en quoi consiste la renonciation à un héritage avec extrait de textes à l’appui pour le cas où ça me démangerait d’opter pour cette solution, bécasse que je suis. Et bien en cette soirée de profond dégoût et de grande lassitude, je me suis fait une mixture chocolatée détonante pour oublier tout ce lot de saloperie que je me suis pris ces derniers jours ! Sérieux, j’ai eu ma dose, faut que ça s’arrête !

Et oui malgré mon âge « certain », malgré avoir élevé mes enfants seules, avoir eu affaire à la justice plusieurs fois et m’en être très bien dépatouillée toute seule, m’être occupée de ma vie sans rien demander à personne, je ne suis encore et toujours pour mes proches que la débile de la famille, et plus exactement la « psychotique » de service comme l’écrivait si bien ma défunte mère – paix à son âme – ! Pour ceux qui ne savent pas ce que signifie ce joli mot, et bien sachez que je suis, d’après elle, une malade mentale atteinte de terribles troubles de la personnalité qui devrait être internée. Rien que ça, Youp là boum ! C’est cool d’apprendre ce que pensait ma mère de moi en lisant ses écrits oubliés  10 jours avant sa mort !
Bref, Je pensais en avoir fini avec son agressivité à mon égard et sa toxicité après son décès, et bien non ! La relève est prise, je ne peux toujours rien dire ni écrire sans être jugée, ou sans que mes propos soient interprétés durement et de travers.

Donc comme la malade mentale en a un peu marre qu’on la perçoive comme une crétine déconnectée du monde réelle au point qu’on doive lui faire sèchement la leçon sur ce qu’elle sait déjà, elle s’est faite une gâterie à base de chocolat mélangée avec tout ce qui pouvait lui tomber sous la main censé soigner les dingos de son espèce.

Voilà avec ce bon mélange, la psychotique devrait bien perdre conscience 2-3 jours, voir plus, le temps d’oublier quelques temps toute cette douleur accumulée.
De toute façon j’ai terminé ce que j’avais à faire sans rechigner, sans mettre de bâtons dans les roues de qui que ce soit. Pour le reste je me décharge désormais de toute implication vu que je ne suis qu’une bécasse aliénée du bulbe qui fait tout mal, qui ne comprend rien, qui dit et écrit n’importe quoi.

Et si personne n’a rien de gentil ou d’aimable à me dire en ce moment, et bien qu’on me laisse en paix une bonne fois pour toute pour que je digère tranquille mes douleurs morales (et physiques, mais ça on s’en fout) ! Bah oui, même du haut de ma « démence », je suis un être humain qui ressent les choses, et qui souffre à chaque réflexion autoritaire, dégradante, ou insultant mon intelligence. Putain de patriarcat !

Sur ce je vous souhaite bien le bonsoir et à un de ces 4 !

Peut-être…

Vivre ou mourir

Vivre,
Pour connaître vos rires,
Mourir,
Pour ne plus souffrir,
Vivre,
Pour vous voir sourire,
Mourir,
Pour éviter le pire,
Vivre,
Parce qu’il faut mourir,
Mourir,
Parce qu’il faut vivre,
Vivre ou mourir,
Moi seule peux choisir​.
Après tout
Un bon mourir vaut mieux qu’un mal vivre.
Et
Mourir n’est rien, c’est vivre qui est difficile.
Trop c’est trop !
Ces messages froids et haineux,
ces interprétations sorties du contexte
de choses oubliées qui me rabaissent et me blessent.
J’ai suffisamment encaissé, ce mal-être m’étouffe,
Je veux juste paix et sérénité, sans devoir sans arrêt me justifier…
et si rien de cela n’est possible,
alors mourir est le bon choix.
Et tout le monde sera content !

Interprétation personnelle

Devenir un lac et relativiser

Un maître prenant de l’âge était fatigué d’entendre son élève se plaindre sans cesse. Un matin, il l’envoya chercher du sel. Au retour de l’élève, le maître lui dit d’ajouter une poignée de sel à un verre d’eau et de boire le tout.

« Quel goût cela a-t-il ? » demanda le maître.

« C’est amer. » dit l’élève.

Le maître étouffa un rire et dit au jeune homme de jeter la même poignée de sel dans le lac. Les deux hommes se dirigèrent en silence vers le lac le plus proche et lorsque l’élève eut lancé le sel dans l’eau, le vieil homme dit : « Maintenant, bois de l’eau du lac. »

Comme l’eau dégoulinait du menton du jeune homme, le maître demanda : « Quel goût celà a-t-il ? »

« C’est frais. » remarqua l’élève.

« Sens-tu le sel ? » demanda le maître.

« Non. » dit le jeune homme. Sur quoi le maître s’assit à côté de ce jeune homme si sérieux et expliqua doucement.

« La souffrance dans la vie est du sel pur : ni plus, ni moins. La quantité de souffrance dans notre vie reste exactement la même. Cela dit le degré d’amertume que nous sentons dépend du contenant dans lequel nous mettons la souffrance. Aussi lorsque tu souffres, la seule chose que tu puisses faire est d’élargir ta perception des choses. Cesse d’être un verre. Deviens un lac. »

Je ne vais pas bien du tout, alors j’essaie de devenir un lac !

Tout est flou

A force de me punir,
J’ai décidé de faire ce qui me fait plaisir,
Tout ce qui me passe par la tête.

Mais où fuir ? Que faire ?
Encore ! Toujours les mêmes problèmes
Encore ! Soumise à la peur
Vivre est ma peur,
La vie m’aime-t-elle ?
Tout ne me semble pas très claire.

J’ai au fond de moi une blessure,
A l’intérieur, tout est obscure.
Peu de mot pour exprimer cette peine
Je ne sais où elle m’emmène.

Trop de soirées à tourner en rond,
Trop de rêves, trop d’imagination,
Perdue dans mes pensées,
Trop de mal à tout accepter.

Je n’arrive pas à accepter le monde tel qu’il est,
Un brouillard assombrit mes pensées,
Tout me paraît sombre,
A présent, je ne vois plus que mon ombre.

Sabatiny

La question psy du jour

Fallait s’y attendre, l’euphorie du mois dernier est tombée. Le mois d’août est arrivé avec ses journées remplies de solitude. Tout le monde est parti, ou a autre chose à faire.  Chacun sa vie, les enfants ont la leur avec leur petite famille et leurs amis, c’est bien normal.

Et moi je m’enferme, je n’ai même plus envie d’aller à la plage seule…

– Avez-vous pensé à partir ? me demande-t-il.

– Oui mais pour aller où ? Ma vie est ici depuis si longtemps et je connais plein de gens ici, je me suis créée des réseaux. Certes les relations sont pour la plupart superficielles, éphémères, le chômage isole.  J’ai peu de vrais potes que je vois rarement, mais je ne saurais pas où aller…
N’est-il pas plus difficile pour vous de vivre aussi seule dans une ville où vous connaissez autant de monde ? 

….

Grand blanc !

Bien sûr il a raison, mais que répondre ? La mer est si importante pour moi. Je voudrais juste changer de logement.

….

J’ai quitté son bureau encore plus déprimée que quand je suis arrivée, frustrée par une séance trop courte, emplie d’une sensation d’inachevé …

Avant de rentrer chez moi, j’ai erré dans le centre ville comme une âme en peine, à fleur de peau, les larmes aux yeux.

Je ne dors pas, j’ai oublié de lui dire. Je ne me projette pas plus loin que la journée du lendemain, et je ne sais pas où je vais….

J’ai l’adresse du CPCT (Centre psychanalytique de consultation et de traitement ) de Montpellier en cas de trop gros mal-être, je ne sais même pas si je vais les contacter. Je ne sais même pas si je vais le rappeler, lui, pour le revoir en septembre…

Que faire du reste de ma vie ? où aller ?  A quoi ça sert tout ça ?

Nota bene : photo vue de la salle d’attete

Bilan de l’année 2015 ? déprimant !

On ne peut pas dire, mais il y a vraiment des années qui se passent mieux que celle ci.
Sans parler de Daech et des attentats qui ont bien plombé nos vies, sans parler des migrants, ni de nos politiques de tous bords qui ne tiennent pas la route, les choses de ma vie n’ont pas été au mieux non plus.

Pendant les six premiers mois, il n’y a pas eu un mois sans l’annonce d’un décès ; des connaissances, des amis, et le pire, mon neveu et mes nièces ont perdu leur papa, d’où des mois particulièrement difficile à passer moralement.

Côté maladie c’est pas mieux, le cancer s’est attaqué à mes soeurs et à des amis, fichue saloperie qui grignote de plus en plus de monde quel que soit l’âge  !

En ce qui concerne ma minuscule personne, comme d’aucun me le rappelle quand j’ai des coups de blues, me culpabilisant par la même occasion, je ne devrais pas me plaindre parce que j’ai encore un toit sur la tête…

Mais ceci dit pour combien de temps ?

Financièrement c’est la débandade : des charges trop élevées, pas tous les jours de quoi m’acheter à manger, et bien sûr il n’y aura ni Noël, ni kdos cette année.
Et oui, je me suis retrouvée au chômage en février, et en plus de la chute de mes revenus, j’ai bien sûr très mal vécu cette situation à laquelle je ne m’attendais pas.

Ma santé n’a pas été au mieux non plus. Mon corps a lâché, j’ai eu des traitements qui m’ont beaucoup affaiblie, et j’ai fait une grosse dépression pendant l’été.
Ensuite fin octobre je me suis faite opérée du bras droit, opération handicapante pour la main. J’en suis encore aujourd’hui à réapprendre à me servir de mes doigts et à écrire normalement.  Quand on est droitière et seule, c’est pas facile à gérer.

Et comme si ça ne suffisait pas, je termine cette année par une belle chute sur l’asphalte qui en plus de diverses hématomes de la tête au genou me vaut des os cassés au poignet gauche !

Me voilà donc handicapée des deux mains….

Certains à l’écoute, comprendront mes coups de blues, d’autres pas et préféreront me culpabiliser. Tant pis !  Je fais ce que je peux, je ne suis qu’un être humain après tout. De toute façon ils ne sont pas à ma place, n’accumulent pas ce que j’accumule,  et ne ressentent pas ce que je ressens.

En parlant de ressenti, malgré mes espoirs d’une belle année, je ne sentais pas cette année 2015, comme quoi ! Je suis donc bien contente qu’on en arrive enfin au bout. Plus que les fêtes à tenir et c’est fini.

Next !

Je renonce

On ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif

On ne peut définitivement pas aider quelqu’un de têtu à ne pas s’autodétruire s’il a décidé quoi qu’il arrive de n’en faire qu’à sa tête en dépit de sa santé et de sa réputation.

A mon niveau je ne peux plus rien faire, ni aider, ni accompagner, ni soutenir, rien !  Je renonce, d’autant que de trop m’investir je finis par me détruire moi-même !

Tu sais on est toujours tout seul au monde

La solitude, ça fait des années que je l’assume.  Je vis seule et je gère ma vie seule depuis des décennies, c’est ainsi. De toute façon un ami  m’avait dit autrefois à l’époque où je le vivais mal, « tu sais on est toujours tout seul au monde… ».  J’en ai donc pris mon parti .

Mais bon sang en période de fêtes, en plus en vacances à ce moment là,  avec personne avec qui partager quoi que ce soit, j’avoue c’est déprimant et aujourd’hui je me sens particulièrement triste du vide qui a rempli ces deux  dernières semaines.

Contente que tout ça soit enfin terminé !  Demain commence une autre vie.