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Et si vous deviez mentir pour vivre votre rêve ?

#LoveAlwaysWins

Le compte à rebours a commencé avant les Jeux olympiques d’hiver et très bientôt, tous les yeux seront rivés sur Sotchi.
Mais derrière le grand spectacle que le président Vladimir Poutine veut offrir au monde, il y a des milliers de personnes qui doivent vivre dans l’ombre et dans la peur.
Les Jeux olympiques sont notre meilleur espoir de mettre fin aux atroces lois anti-gays – mais pour réussir, nous devons être beaucoup plus nombreux à parler de ce qui se passe en Russie.
Découvrez cette magnifique vidéo de deux minutes et partagez-la avec votre famille et vos amis.

www.allout.org/fr/LoveAlwaysWins

J’ai une maladie grave hyper contagieuse

Putain j’ai une maladie, je vous raconte pas ! le truc abominable, hyper contagieux, qui t’éloigne de la vie active, et t’installe dans un état de précarité permanent tellement c’est grave !

Ça fait un bout de temps que j’ai chopé ça. Les premiers symptômes sont apparus à la fin du siècle dernier…ouais en 99 quoi ! Au boulot ça m’est tombé dessus. Sournoisement, insidieusement, et même pas je m’en suis rendue compte. Par contre mes jeunes collègues et mon patron si, surtout lui. Un jour, à mon anniversaire je crois, il a vu les premiers signes. Du coup, craignant que l’aggravation inéluctable des symptômes, que moi-même j’étais incapable de voir, atteigne mes capacités, il m’a invité à rentrer chez moi contre une petite indemnité pour les traitements à venir !

Parce que oui, une fois chopé le truc, comme il n’est pas très compréhensible, il fait tellement stresser que d’autres maladies se greffent là dessus, genre solitude, désarroi, dépression, et même pauvreté…  sans parler que c’est douloureux… moralement.  Et chaque année c’est pire, oui oui ! et puis contagieux avec ça. Oh pas pour tout le monde heureusement. Mais il y a un terrain propice à la contamination qui se déclenche passé 40 ans. Et pouf ! à 45 ans à peu près, c’est la bascule ! On est bon pour attraper cette fichue maladie transmise par les années qui passent, la senioritude sociétale aigüe. Rares sont ceux qui y échappent.

Le pire est qu’il n’y a pas de traitement. Et non, les chercheurs n’arrivent pas à trouver la bonne formule.  Et les uns après les autres, pim pam poum tout le monde l’attrape ! c’est l’hécatombe ! Et une fois qu’on l’a c’est fichu ! On ne peux plus manger, ni vivre normalement, et en plus on est mis à l’isolement de peur de la contamination. les plus forts résistent, les autres en meurent….

Faites gaffe un jour ou l’autre, votre tour va venir,  c’est sûr ! Vous n’y échapperez pas… Préparez-vous !

Même qu’ils en parlent dans les médias :

 

Finalement oui, vaut mieux mettre l’âge sur son CV

Il fut un temps quand je mettais l’âge sur mon CV, je n’obtenais aucun entretien.  Puis en 2006 le CV anonyme a été adopté pour lutter contre la discrimination à l’embauche. C’est alors que, bien qu’il n’y ait jamais eu de décret d’application,  j’ai commencé à ne plus préciser mon âge quand je cherchais un emploi. Et là, miracle,  j’ai commencé à obtenir des entretiens.

Aujourd’hui je reviens sur cette décision. En effet, ne pas préciser mon âge sur mon CV m’a mise en danger lors de certains entretiens. Des recruteurs font une fixation là-dessus. Soit ils abordent la question avant de commencer quoi que ce soit, pour ensuite fusiller l’entretien (trop vieille), soit ils ouvrent le feu à la fin supposant que j’ai un problème avec mon âge. Dans tous les cas c’est l’interrogatoire, et ça ne débouche pas sur une embauche.

Alors aujourd’hui plutôt que d’être déstabilisée en cours d’entretien sur un sujet qui ne change rien à mes compétences, je précise dorénavant mon  âge  (54 ans) quitte à obtenir moins d’entretiens.

« Yahoo ! pour Elles » limite sa cible au 25-45 ans !

Aujourd’hui Yahoo! lance officiellement son site féminin Yahoo! Pour Elles. C’est un portail dédié aux femmes qui concentre toutes les thématiques censées les intéresser.
Le Web dit « féminin » n’est pas vraiment mon truc, puisqu’il se rapproche un peu trop des futilités des magazines, mais bon ça peut plaire à certaines de tous âges qui ont envie de retrouver ce genre de contenu sur le Net en un seul endroit.
Seulement voilà le hic, Yahoo! a des idées rétrogrades, et limite sa cible pour son portail Yahoo ! pour Elles. Et oui ! comme dans la vie active !  au dessous de 25 ans on n’existe pas, et après 45 ans on est mort !

Extrait du communiqué :

Accessible depuis la page d’accueil de yahoo, cette chaîne, exclusivement dédiée aux femmes (et plus spécifiquement à la cible des 25-45 ans) a pour vocation de les accompagner au quotidien mais également dans toutes les étapes importantes de leur vie.

(et plus spécifiquement à la cible des 25-45 ans) : La parenthèse de trop qui ne fait pas avancer le shmilblic de la discrimination par l’âge qui existe en France ! Une bourde qui n’est pas prête de contribuer au changement des mentalités contre lesquelles on se bat au quotidien passé 45 ans !

Dommage donc que Yahoo pour Elles ne s’adresse pas tout simplement à la totalité des femmes actives. Yahoo! aurait pourtant pu prendre conscience que les jeunes femmes de moins de 25 ans ont aussi une vie active, et que nous ne sommes pas à mettre au placard à partir de 45 ans. Nous avons encore 20 ans à travailler, et la déco, la beauté, le bien-être, le sexe, la vie de famille, font toujours partie de notre vie… Certaines ont d’ailleurs encore des enfants en bas âge à 50 ans et sont très concernées par le trio « couple, famille, vie professionnelle ».

Alors moi, encore très séductrice, mère, working girl, bonne copine, gourmande et j’en passe… comme j’arrive sur mes 54 ans (non non ça fait pas mal, tout va bien), laaaaargement au-dessus de la cible, et bien je vais boycotter ce portail qui ne veut pas de moi… De toute façon ça tombe bien,  je n’en vois pas l’intérêt en tant que femme !

De toute façon cibler sur une fourchette d’âge pour ce type de portail est complètement crétin puisque le Web est World Wide…

La discrimination des seniors ? non ce n’est pas une vue de l’esprit !

Hier je suis allée à une réunion de mise en relation de professionnels, et lors d’une discussion j’ai raconté que depuis 10 ans, senior que je suis devenue, je rame comme une malade pour trouver un poste. Un trentenaire étonné m’a alors demandé si cette histoire de rejet des seniors était bien réelle, bref si ce n’était pas du flan tout simplement quoi !

Encore plus étonnée que lui par sa réaction, je me suis enquise de savoir s’il lisait au moins les journaux. heu ben oui, m’a-t-il répondu, mais comme je ne le vis pas….
Et bien mon garçon, ai-je pensé en moi-même, si tu ne t’en aies pas rendu compte, prépare-toi ! parce que crois-moi ton tour viendra bien plus vite que tu ne penses ! Depuis le temps que ça dure cette situation, c’est pas demain que les mentalités vont changer… retraite reculée ou pas !
Je lui ai quand même fait remarquer que les seniors ne couraient pas les startups ! Il a reconnu qu’effectivement il n’en voyait pas beaucoup, pour pas dire pas du tout, dans les boîtes autour de lui.

Je n’ai pas trop insisté sur le sujet, mais tout de même sa réaction m’a vraiment interpellée. Si d’aucuns croient encore que la discrimination par l’âge est une vue de l’esprit, on est mal barré ! C’est un état de fait, et mes gaillards, rigolez bien, profitez, le compteur tourne pour tout le monde ! la baffe vous finirez bien par la prendre aussi en pleine face, et plus tôt que vous ne pensez. Ce n’est pas qu’une question de secteur d’activité !

Tiens, rien que pour exemple, j’ai retrouvé un article dans l’express qui date de 97 : Recrutement – Quels emplois pour les quinquas?

En tous les cas, pour moi ça a commencé très tôt. A l’âge de 43 ans, ingénieur après vente, je travaillais dans une boîte où j’étais l’aînée. J’étais cernée par des trentenaires et le gérant avait 40 ans… Par leurs réflexions, attitudes, comportement à mon égard, J’ai vraiment senti à ce moment là que j’avais pris un coup de vieux. Je n’étais pas préparée à ça, et j’ai bêtement pensé que ça venait de moi. Insidieusement, le harcèlement moral avait commencé, et j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal à faire face au début… J’en suis tombée malade, j’ai fait une grosse dépression. Et progressivement, ils sont arrivés à me pousser dehors. Crise (déjà !), délocalisation des services, période de restructuration, qu’il disait le gérant, on garde les plus jeunes… et j’ai été licenciée, avec un arrangement à l’amiable certes, mais licenciée tout de même !

A partir de là je n’ai plus trouvé un seul poste en CDI. Le dernier poste convenable, c’est à dire avec un salaire qui rentre dans la fourchette correspondant au poste et à la région, le dernier poste convenable donc, fut une mission de 18 mois.
Et depuis 2002 plus rien ! J’erre donc entre les périodes de chômage, de bilan de compétences, de formation, de portage salarial, de missions courtes, et petits boulots alimentaires payés au SMIC… parce que vous comprenez ma brave dame, vue la conjoncture, c’est ça ou rien, et vue votre âge vous n’allez pas vous plaindre tout de même, c’est déjà bien qu’on vous embauche !

Un employeur du public a en effet fait sa BA en m’embauchant… Notre mission c’est le social, vous rentrez dans le cadre, on applique ! m’ont-ils dit… Mais par contre la hiérarchie ne s’est pas gênée pour me rabaisser en discréditant mon expérience et mes compétences face aux plus jeunes… les jeunes c’est fun, c’est créatif, et moi je ne pouvais rien proposer de bien, vue mon âge, m’a-t-on sèchement fait entendre. De toute façon on m’avait en quelque sorte provisoirement sauvée de ma situation précaire, je n’avais donc rien à dire… harcèlement moral quand tu nous tiens…. J’ai donc fait mon boulot le dos rond en encaissant le temps qu’il a fallu.

Quelques temps auparavant, une DRH m’avait sortie lors d’un entretien que les personnes vieillissantes sont dépassées… Elles manquent de curiosité, elles comprennent moins vite, elles se fatiguent plus vite et sont donc de ce fait beaucoup plus sujettes à l’absenteïsme...A ce moment là, je n’avais pas encore 50 ans !

Dernièrement lors d’un bilan de compétences, mon conseiller, un trèèèès jeune homme qui avait le chic pour me parler comme si j’étais sénile, m’a affirmée que vue mon âge (et oui encore !), il ne fallait pas espérer trouver grand chose dans ce qu’il me restait de compétences (comme si elles s’étaient évaporées), et que peut-être j’aurais des chances en me recyclant dans la gestion administrative, secrétariat, compta… ben voyons, comme autrefois, les femmes c’est juste bon à faire du secrétariat ou de la compta !

Et tout ça n’est qu’un bref aperçu de ce que je peux entendre ou vivre depuis 10 ans ! Sans parler que dans la tête des gens, plus on prend de l’âge et plus on perd en compétences, comme si on commençait à tomber en décrépitude passé les 45 ans !

Alors maintenant oser penser que la discrimination des seniors au boulot est une vue de l’esprit ! non mais ! Ouvrez donc les yeux nom de dieu !

« Les quinquas dehors ? » sur France 5

Si vous avez encore des doutes sur les difficultés qu’ont les quinquas depuis plusieurs années (quelques décennies) à rester sur le marché de l’emploi, ne loupez pas mardi 18 décembre sur France 5, le documentaire écrit et réalisé par Antoine Gallie : les quinquas dehors ? Il peut vous apporter un éclairage sur certaines réalités. Et surtout sur les combats que mènent les quinquas au quotidien pour rester dans la vie active, retrouver du travail et subvenir à leurs besoins.

ce documentaire met en lumière les contradictions d’une société qui commence à comprendre la nécessité de prolonger le temps de travail, pour apporter une réponse au vieillissement de la population et honorer les retraites, et qui, dans le même temps, continue, au nom du profit, à pousser cyniquement ses quinquagénaires en dehors du monde du travail… Un film pour bousculer les idées toutes faites les concernant, les accusations de manque de combativité et d’inventivité, d’incapacité à évoluer et à changer de métier. La réalité semble toute autre…

Je fais partie de cette génération là, et je peux vous assurer que je sais ce que c’est que de se battre contre les préjugés des entreprises qui nous poussent dehors comme si nous étions plus bon à rien à partir de 45 ans.

Pour rappel un petit entretien que j’ai eu en 2005 avec une DRH à peine plus jeune que moi : A mon âge je serais sujette à l’absentéisme. Edifiant !

Pensez-y les plus jeunes, un jour vous aussi, vous passerez par cette tranche d’âge là… Soyez en sur, la vie n’est pas finie à 50 ans, on a encore tant d’années devant nous !

source : Quinquas, sexas, que le pouvoir soit avec vous !

A mon âge je serais sujette à l’absentéisme

Puisque j’en suis à cafter sans me cacher derrière un pseudo, ci-dessous le compte-rendu d’un rendez-vous que j’ai eu il y a un an avec une DRH … très instructif vous allez voir ! J’ai posté ce compte-rendu sur un blog que j’avais créé pour une copine qui souhaitait balancer quelques vérités sous un pseudo. Celle-ci ne s’étant pas connectée depuis décembre 2005, ce blog va certainement finir à la poubelle d’où le rapatriement ici de cette oeuvre : 😉


Une DRH m’a déclaré «à votre âge vous êtes sujette à l’absentéisme car vous vous fatiguez plus vite …»

Si j’avais encore des doutes, cette fois c’est confirmé .. la discrimination par l’âge existe vraiment chez les recruteurs. Après avoir envoyé des centaines de CV au cours de ces trois dernières années sans quasiment obtenir de rendez-vous, J’ai fait le test de les envoyer sans préciser mon âge, en laissant malgré tout ma photo.
Et bien ça a fonctionné, j’ai très rapidement été contactée par une grande librairie montpelliéraine pour un poste qui correspondait parfaitement à mon profil … De stéréotypes en à prioris sur les personnes vieillissantes, l’entretien est devenu très vite des plus édifiant .. le courrier qui a suivi aussi, ma candidature n’a pas été retenue. Dès le premier contact, j’ai senti le malaise. Le début d’un bonjour mad’…moiselle, s’est brutalement transformé en bonjour madame très sec.

A peine assise la conversation a aussitôt démarré autour de … mon âge.

  • Pourquoi n’avez-vous pas précisé votre âge sur votre CV ?
    Me demande d’un air anodin la responsable des ressources « humaines ».
  • M’auriez-vous reçue si ça avait été le cas ?
    Lui répondis-je, en lui annonçant avec fierté mon nombre d’années d’existence.
  • Non …
    Au moins la réponse avait le mérite d’être claire.
  • Alors pourquoi l’avez-vous fait ?
    Lui rétorquais-je culottée que je suis.
  • Vous faites jeune sur votre photo, on dirait une gamine.
    Ciel, serais-je photogénique ?
  • Pourtant elle est récente, elle n’a que 6 mois et je ne pense pas avoir pris un si grand coup de vieux que ça aussi rapidement.
    Lui répondis-je avec une pointe d’humour …..

Le ton de la conversation était lancé et vue la tournure que prenait l’entretien, je sentie que de toute façon je n’avais rien à perdre et que c’était l’occasion de percer quelques abcès. Je lui ai donc demandé franchement en quoi mon âge la dérangeait d’autant plus que si j’étais là, c’était bien que mon cursus l’intéressait. En bref je voulais qu’elle me dise quels sont les à priori qui font que les candidats de plus de 40 ans ne sont pas convoqués aux entretiens par les recruteurs.

Et voilà, j’ai eu la réponse, comme une leçon récitée, bien apprise aux cours du soir des ressources « humaines », et c’est gratiné :

«Les personnes vieillissantes sont dépassées.» A-t-elle déclaré.
«Elles ont du mal à maîtriser les nouvelles technologies. »-Qui sont entre nous loin d’être nouvelles et ça vous pouvez me croire, j’ai pas moins de 20 ans d’expérience dans le milieu high tech-
«Elles manquent de curiosité, elles comprennent moins vite, elles se fatiguent plus vite et sont donc de ce fait beaucoup plus sujettes à l’absenteïsme…»-Sic …. quand je pense que je pète la forme-

Dans le genre stéréotypes, elle m’a fait la totale … Même ma mère de 78 ans m’a parue d’un coup plus jeune que les quadras et quinquas du monde du travail …

J’ai bien sûr contré chacun des points énumérés, lui expliquant qu’à mon âge je suis plutôt en pleine phase d’épanouissement qu’en fin de carrière…. experte dans les TIC pour la bonne raison que je les pratique depuis …. allez, on va dire que 10 ans pour ne pas me vieillir plus … en pleine possession de mes moyens, compétente et productive, curieuse des choses de la vie, l’esprit toujours en éveil, je suis active en milieu associatif avec un bon relationnel et ne reste pas en place. De plus, en tant que femme je n’ai plus le souci d’enfants à venir, à faire garder, malades etc … Bref je suis la candidate idéale disponible à 100 %.

Non convaincue, elle m’a lancé que j’étais bien la seule personne au chômage à être aussi active … puis elle a poursuivi l’entretien en me questionnant sur mes études et loisirs, en me demandant, mon CV sous son nez, de lui préciser quelles études j’avais suivi depuis le début.

  • Depuis toute petite ?, lui ai-je demandé perplexe.
  • Oui oui
  • Depuis le bepc ??
  • Oui oui
  • Bon et bien j’ai le bepc si c’est ce que vous voulez savoir, mais par contre ne me demandez pas l’année car j’ai un peu oublié entre temps … puis j’ai continué avec le bac etc …

La suite avec les loisirs n’était pas mal non plus …

  • Passionnée par la viticulture, je fais partie d’une association qui regroupe les amoureux du vin et de la gastronomie. Lui dis-je.
  • J’espère que vous ne faites pas en plus partie d’une association d’alcooliques anonymes ! Me répondit-elle le sourcil en éveil.
  • Non non tout va bien de ce côté là, mais tant que j’y suis -là j’ai eu d’un coup une grosse envie d’enfoncer le clou-, je suis travailleur handicapé léger …

Au point où j’en étais je pouvais lacher le morceau.. et ça a été l’apothéose … elle a fait une tête impossible à décrire.
« Ah ben vous, vous cumulez, dites donc ! » m’a t-elle rétorqué dans un souffle au bord de l’apoplexie.

J’abrège sur le côté loisir rugby, le manque de temps pour lire .. je ne faisais qu’aggraver mon cas avec délice. D’ailleurs ce face à face virait au comique et finalement me détendait de plus en plus.

Après ces considérations d’ordre général, nous sommes ensuite passées aux choses sérieuses … les tests. Un premier questionnaire qui tue sur l’actualité littéraire et un deuxième sur la connaissance des écrivains.

Evidemment, ma situation étant, je m’intéresse plus en ce moment à l’actualité économique, à mes activités associatives et à mes recherches d’emploi qu’autre chose … mes réponses n’ont donc pas été à son goût du tout et, armée de son beau stylo rouge, elle m’a collé un beau zéro … comme à l’école.

A ce stade, j’ai un peu abrégé les choses. Comme je devais encore passer un test littéraire, puis un autre informatique pour savoir si je savais me servir d’un clavier et d’une souris … sic !… je lui ai dit qu’il n’était peut-être pas nécessaire que nous continuions à perdre notre temps toutes les deux, d’autant plus qu’un autre rendez-vous m’attendait.

De toute façon elle demandait des compétences pointues en littérature pour un poste en CDD dont l’expérience essentielle devait surtout tourner autour de l’utilisation des technologies web avec des compétences rédactionnelles.

Je suis donc partie en la remerciant de m’avoir reçue… le courrier n’a ensuite pas tardé à suivre m’informant que ma candidature n’était pas retenue.

Au final cet entretien m’a complètement reboostée au point de me donner un moral d’enfer. Je suis rassurée, le problème ne vient pas de moi, de mon cursus. J’ai complètement cessé de culpabiliser sur ma situation et me sens vraiment comme une jeune femme dynamique en pleine possession de ses moyens.

D’ailleurs maintenant c’est ce que je précise en fin de CV à côté de mon âge. Pour la petite histoire j’ai 49 ans.


Et comme j’ai pris une année de plus ….