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logement ? vous avez dit logement ?

Je ne peux m’empêcher de rebondir sur l’indignation bien légitime de Béa face à la situation dramatique, scandaleuse, et malheureusement loin d’être unique, de Julie, une jeune mère de deux enfants sans domicile fixe, qui navigue de démarches en dossiers dans l’espoir de trouver un logement pour sa petite famille. Le pire c’est que c’est vraiment la seule chose dont elle a besoin, pas de don de ci ou de ça, mais juste d’un toit sur la tête. Comme elle n’a apparemment pas les moyens de trouver un logement dans le privé, il ne lui reste que le social. Mais le social, ah là là, il y aurait bien des choses à dire… Un vrai parcours de combattant mêlé à un jeu de patience.
Dans ce milieu là, comme tout le monde est prioritaire, il n’y a plus d’humanité. On peut toujours s’accrocher pour que nos dossiers aboutissent, il faut des années pour que certaines situations se débloquent, à moins que…. mais là, cela ne nous regarde pas, si vous voyez ce que je veux dire. C’est comme les postes de titulaire quand on rentre dans la fonction publique… Faut être bien vu, sinon tu repasses par la case débutant et tu ne touches même pas un salaire décent… Mais je m’égare, revenons au logement.

J’ai suffisamment monté de dossiers, et déménagé pour savoir la galère que c’est d’en trouver un, surtout quand on est une femme seule avec des enfants en bas âge, et qu’en plus on a un boulot précaire… Je me souviens d’un épisode où je me suis retrouvée séparée de mes petits pendant 2 ans parce que logée provisoirement chez un ami qui n’avait pas assez de place pour nous réunir. De guerre lasse, j’ai carrément écrit à Pierre Bérégovoy, alors 1er ministre, pour lui dire ma façon de penser sur l’attribution des logements sociaux. Comme quoi ces problèmes là perdurent depuis des années. Et bien, mine de rien, mon culot a marché car non seulement j’ai reçu une réponse, mais en plus j’ai obtenu un logement de type habitat économique suffisamment grand pour que nous nous retrouvions tous ensemble.
Dernièrement, en 2006, je me suis de nouveau trouvée dans une situation délicate. Mon propriétaire vendait alors que j’étais au chômage avec juste les ASS pour survivre… Malgré ça, les différents services sociaux où j’avais un dossier depuis plusieurs années ne me trouvaient encore pas assez prioritaire.
Cette fois là, je n’ai pas écrit à un ministre. A une semaine de me retrouver à la rue, j’ai lancé un SOS sur Viaduc (Viadéo aujourd’hui). Mon culot a de nouveau payé. J’ai trouvé un logement, également de type habitat économique, aussi grand que celui que je quittais, et en plus moins cher et dans un quartier plus calme.
Tout ça, bien sûr, en passant outre tout ces services sociaux, auprès desquels mes critères n’allaient jamais.

Aujourd’hui je suis toujours dans ce logement, où je me sens très bien. Mais malgré mon job, certains mois, surtout ceux de fin d’années, je n’arrive pas à assurer mes charges. Non pas qu’elles soient trop élevées, mais plutôt que mon salaire a tellement diminué que dès qu’il y a un imprévu, genre frais de santé non remboursés, ou contrôle technique de la voiture, qui tombe en même temps que la taxe d’habitation, pouf c’est foutu. Ces mois là, il faudrait que je gagne le double pour couvrir le merdier.
Et alors, si j’ai le malheur d’en causer 2 mots à des agents du social de ces mêmes services qui n’ont justement jamais débloqué mon dossier quand j’étais à un cheveu de la rue, ils osent maintenant me dire sur un ton ferme et définitif, idéal pour me faire culpabiliser : Il faut déménager, trouver plus petit et au rez-de-chaussée, surtout avec vos moyens et votre handicap, vous n’avez pas le choix
Je ne dis rien mais je n’en pense pas moins :
Ben voyons ! mais je vous emmerde avec mon logement. J’ai suffisamment eu assez eu de mal pour le trouver, sans votre aide en plus, qu’il est hors de question que je le quitte sans savoir où je vais aller. De toute façon je n’ai absolument pas les moyens de payer un déménagement supplémentaire. Et puis d’abord, si je relance un dossier là maintenant, tout de suite, est-ce que le mois prochain j’aurai un nouveau logement ? meu nannnnn bien sûr ! faut pas rêver non plus, dans 3 ans au mieux, 5 ans au pire, pas avant, surtout avec mes critères.
Quoique je réponds quand même mais avec plus de gants que ce que je pense.

Bref à chaque fois, le sujet me fait bondir, j’ai tellement galéré avec ça, que les Fokon m’énervent. Et je mords d’autant plus, que dans mon cas, le problème n’est pas le logement. Le loyer n’est pas si excessif que ça. D’ailleurs ça faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un loyer aussi bas. Le problème, c’est tout simplement le salaire qui déconne. Aujourd’hui, il ne suit plus. Surtout depuis qu’on fait des compromis pour avoir un poste.

Tout ça pour dire, les logements sociaux c’est bien gentil, mais ils sont aussi inaccessibles que les logements privés. C’est un coup de poker pour beaucoup. Et, je ne veux pas dire, mais si on nous payait un peu mieux. Si on régularisait un peu plus les situations précaires par des contrats stables ou des titularisations, peut-être aussi qu’on aurait un peu moins de problèmes pour trouver un logement, et assumer les charges et les coups durs.

Bref bonne chance à Julie. Je suis de tout coeur avec elle. Puisse-t-elle trouver rapidement un bon logement pour sa petite famille.

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T’as plus tes mômes à la maison ? dégage !

Madame Michu est bien ennuyée, elle vient de recevoir son dernier avis d’expulsion et ne sait pas vers qui se tourner pour se sortir de ce guêpier où elle se trouve de nouveau…
9 ans qu’elle vit là, dans ce grand 3 pièces avec balcon qu’elle a eu tant de mal à trouver. Pendant des années, malgré son travail, elle n’a jamais eu les moyens de s’offrir un logement dans le privé. Elle n’était pas encore dans la catégorie des pauvres, mais juste dans celle des français moyens qui oscillent entre la vie active et le chômage, et qui n’ont pas les revenus suffisants pour répondre aux garanties demandées. Alors, elle avait déposé des dossiers un peu partout et elle avait patienté. Pendant une vingtaine d’années, elle était passée d’un logement provisoire à un autre en attendant mieux. A un moment, elle a même du se séparer de ses enfants le temps de trouver un endroit suffisamment grand pour loger toute sa petite famille… Puis les années ont passé. Quand ce logement lui fut accordé, lasse de tous ces déménagements, elle décida de se reconstruire un semblant de vie stable. Non sans difficultés, elle se trouva un boulot. Elle choisit un médecin traitant à proximité… et prit ses marques dans le quartier.

Aujourd’hui ses deux enfants ont grandi, ils sont partis vivre leur vie loin dans une autre région avec leurs propres enfants…
Madame Michu se retrouve donc seule dans son appartement. Heureusement, sa petite famille peut venir la voir, puisqu’elle a encore de quoi les loger. Ainsi, dès que l’occasion se présente, le petit noyau se reconstruit autour de madame Michu à sa grande joie.

Mais madame Michu est hors la loi. Sa situation ne cadre plus avec le calcul savant "revenus, plafond, nombre de personnes, mètres carrés" de la nouvelle loi sur l’attribution des logements. Elle a trop de mètres carrés pour elle toute seule. Que ses enfants et petits enfants viennent la voir ne compte pas. Elle doit partir, quitter ce quartier pour ailleurs, un endroit qu’elle n’a pas encore trouvé, pour céder sa place à une famille déjà désignée. On lui a bien proposé deux studios sans balcon dans le ghetto des seniors à l’extérieur de la ville, mais à chaque fois au 4ème étage sans ascenseur.
Malheureusement madame Michu a un handicap qui ne lui permet plus de monter les escaliers. Alors au second refus, on lui a signifié qu’elle devait se débrouiller toute seule et surtout débarrasser les lieux sous 6 mois. C’était ça ou rien, les certificats médicaux n’y ont rien fait. Trop de séniors à recaser, lui a-t-on-dit.

Les 6 mois sont passés… madame Michu n’a rien trouvé… Malgré la vente de ses quelques meubles, plantes, vêtements et derniers souvenirs, elle n’est de toute façon pas arrivée à rassembler la somme suffisante pour assumer à la fois la charge des garanties qu’on lui demande et les frais de déménagement. Car déménager représente un coût qui est loin d’être négligeable… Et comme beaucoup de "séniors", madame Michu, encore loin de la retraite, a perdu la moitié de son salaire. Elle n’a plus un sou de côté. Il a bien fallu faire face à quelques coups durs. Tout ce qu’elle gagne passe donc dans ses charges et rien d’autre.
Ils n’avaient pas pensé à ça bien sûr tout ces pondeurs de lois bien nourris.

De nouveau au bord d’être à la rue comme elle l’a déjà été à plusieurs reprises dans sa vie, mais avec les années en plus et les moyens physique et financiers en moins, madame Michu n’a plus assez d’énergie pour se battre. D’ailleurs pour quoi faire ? Plus elle vieillit, plus elle se rend compte que ce monde là ne veut plus d’elle.

Toujours inoccupé

En fin d’après midi je suis passée par mon ex adresse pour aller au centre de tri et évidemment j’ai levé le nez pour regarder mon ancien appart’.
Surprise, les volets sont tels que je les avais laissés, rien n’a bougé depuis mon départ, il est toujours inoccupé, et il n’y a même pas de panneau indiquant sa mise en vente … ça va donc faire bientôt 6 mois qu’il est vide !

Quand je pense au mal que j’ai eu pour trouver un nouveau logement après avoir reçu il y a un an mon congé aux fins de vente par voie d’huissier …. C’était bien la peine de me stresser comme une dingue, tiens ! Et quand je pense à tous ces gens qui n’ont pas de logement et que celui-là est vide, ça fait vraiment râler !

Mes voeux à moi : du pognon !

Cette année je n’ai pas fait un bombardement général de carte de voeux à mon carnet d’adresses comme les années précédentes, je l’ai dit[1]. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir des souhaits pour tous que voici :

Je souhaite qu’il n’y ait plus de pauvreté[2], que chacun ait un toit et de quoi manger tous les jours … et que ceux qui sont en âge de travailler aient du travail en fonction de leurs compétences.

Bref Je souhaite, comme mon pote Patrick, 54 ans, ingénieur, devenu SDF[3], du pognon, du pognon, du pognon à tous, parce que sans pognon on ne peut rien faire, ni se loger, ni manger, ni se soigner, ni se vêtir, et ni chercher du travail quand on n’en a plus, parce que pour ceux qui ne le savent pas, chercher du travail a aussi un coût, faut arrêter de rêver[4] !

Voilà, et bonne année à tous !

Notes

[1] J’ai bien sûr envoyé mes voeux à quelques personnes ciblées et j’ai répondu à ceux qui ont été plus rapides que moi …

[2] Petit rappel : La pauvreté n’est pas une tare de naissance, personne n’est à l’abri de basculer un jour, même le plus riche. Un accident, une catastrophe naturelle, un problème de santé, un licenciement, un dépôt de bilan, une faillite, un divorce, un décès … j’en passe, un petit rien suffit.

[3] N’oublions pas que les garanties demandées par les bailleurs sont disproportionnées par rapport à la situation des gens, et que le problème de logement n’est pas du au manque de logements, mais bien aux exigences des bailleurs.

[4] C’est le serpent qui se mord la queue, sans travail, pas d’argent ; sans argent, pas de logement donc pas travail.

Quand des bras costauds me manquent !

Dans la série montage de meubles, j’ai laissé tomber la colonne de salle de bain, de toute façon même si j’arrive à mettre les pieds, je ne pourrai jamais la relever toute seule, donc je l’ai laissée par terre dans un coin en l’état.

Je me suis rabattue sur le montage d’un caisson à roulettes, pas de problème, je suis arrivée au bout. Devant ce succès j’ai continué par le bureau et ….

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Et maintenant comment je fais pour mettre la chose dans le bon sens, ça pèse une tonne ce truc et j’ai pas d’appui ! Grand moment de solitude …

Allez la semaine prochaine un vrai bricoleur va me donner un coup de main, ça ira beaucoup mieux, surtout que j’ai encore la cuisine à installer … et pleins de trous à percer, et que j’ai mal partout et que je peux plus bouger …

Pas évident de bricoler quand on n’a pas la condition physique pour le faire !

Et maintenant c’est l’étape montage de meubles

Bon, j’ai les meubles offerts par mon papa (et oui tout arrive) qui viennent d’être livrés par le magasin scandinave qui va bien …. Si je veux finir de m’installer il va bien falloir que je me lance dans le montage de ces choses toute seule comme une grande.

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Allez courage, ça doit pas être bien compliqué c’t’affaire, comme un jeu de légo, juste un peu lourd peut-être pour mes petits bras et mes pauvres jambes, mais bon je vais essayer quand même.

Gros coup de fatigue

Je suis E-PUI-SEE ! Sûrement le contre coup du déménagement et des mois de stress qui ont précédé pour trouver un logement et un boulot, j’ai un mal fou à récupérer et je me lève chaque jour de plus en plus épuisée.

C’est pas la permière fois que je déménage et cette fois encore ça a été éreintant, même si j’ai payé quelqu’un pour le faire par l’intermédiaire d’une société d’offres de services, comme je suis tombée sur des amateurs du dimanche, j’ai du pas mal participer aux en-haut, en-bas quand même malgrè ma jambe défaillante, et puis un camion pas assez grand, 2 voyages, 2 fois plus de temps, pas de couverture pour protéger les meubles, …, huuummm … Enfin bref c’est terminé, je suis bien installée dans un superbe appart, c’est l’essentiel.

Ceci dit pour mes précédents déménagements, j’ai toujours trouvé au moins 2 copains/amis pour m’aider, d’ailleurs je remercie encore vivement ces amis d’antan de leur participation active et efficace car certains ont même fait des kms rien que pour moi, Mante La Jolie / Savoie, Savoie /Aubervilliers, St Denis / Montpellier … et j’en passe.

Pour ce dernier déménagement, j’ai espéré un petit signe de mon équipe de rugby vétérans pour qui j’ai créé un site que j’anime depuis voyons … 5 ans tout de même. Sur une quarantaine de gars musclés, 3 ou 4 m’auraient suffi, mais rien, ni avant, ni après, ni comment tu vas, comment tu t’en sors, besoin d’aide ? … rien, pas un signe, trop pris par leur boulot/vacances/famille/amis, ces messieurs m’ont zappée. Pourtant ils étaient au courant (2 réunions de bureau juste avant, mails). Mais bon ça ne m’étonne pas, c’est courant dans la région de laisser une femme seule, plus ou moins handicapée physiquement se débrouiller toute seule sans s’inquiéter de son sort. Et moi, je serai encore assez con en septembre pour continuer à les suivre pour les prendre en photos et animer leur site … quoique cette saison je ferai quand même beaucoup moins d’effort, faut pas trop déconner non plus ! D’ailleurs peut-être bien que je vais louper les 2-3 matchs joués par grand froid … Et toc !

C’est la vie Lili …

J’emballe

Tandis que les mecs emballent les filles, moi j’emballe les cartons …

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En rythme siouplait, radio.blog à fond

han han, yeaaaaah

lalala lalalala

youuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu oooooooooooooooohhhhhhhhhhhhhhh

ahhh ahhh ahhhh

Drove all naiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii a aiiie te

Hein ? quoi ? kikadi que je chantaise faux ? pfffuuuuuu

MINOLTA DIGITAL CAMERAMeuuuu non le chien je ne vais pas t’oublier !

et çui kidi que mon chien à l’air d’une serpillère m’offre le toiletteur, et toc !

Samedi je déménage

MINOLTA DIGITAL CAMERAEt oui ça y est, je suis la tête dans les cartons et les formalités de déménagement. Quoique la tête dans les cartons, ça fait un moment que j’y suis puisque je n’avais pas de préavis à donner … Bref samedi 19 août c’est le grand jour, je quitte ce quartier pas terrible où j’ai vécu plus de 5 ans, pour un autre plus au nord de la ville que j’espère pas pire. Enfin, je verrai bien. De toute façon je n’avais pas le choix et c’est déjà bien que j’ai pu, grâce à un coup de pouce d’ailleurs, obtenir un logement très convenable dans ma situation de chômeuse « sénior » longue durée qui a un job à court terme 1 fois par an de temps en temps quand tout va bien.

Bon alors, pour les démarches de changement d’adresse c’est relativement simple maintenant, j’ai pratiquement tout fait par Internet :

Tout ce qui est administration, sécu, chômage, retraite, allocs, impôts, …, c’est là chez Adèle sur service-public.fr, y compris le suivi du courrier par la poste.
Ensuite il reste le téléphone fixe, le mobile et le fournisseur d’accès, pour les deux premiers les démarches sont regroupées sur l’espace client de France télécom dans mon cas, et pour la connexion ADSL, d’après mon fournisseur comme je garde le même numéro de fixe, il suffit d’un coup de fil le dernier jour pour qu’il transfert la ligne.
Concernant la banque et les assurances, c’est par courrier par contre. Ah oui l’EDF important, un petit relevé de compteur et un coup de fil le jour J et c’est tout.

Bon et bien j’ai fait le tour … le déménageur est retenu, le peintre est venu pour finir les travaux que j’avais commencé dans la salle de bain il y a 5 mois et que je n’ai jamais pu finir, faute d’aide et de capacité physique à le faire.

Voilà tout est en ordre, à part qu’ils me manquent encore quelques cartons pour finir d’emballer le bazar de la cuisine, mais bon il me reste 3 jours pour les trouver.

Zennnnn, et surtout ne pas oublier en route le chat et la chienne …