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« Tu vas trouver quelqu’un bientôt c’est sûr »

-« Ah mais t’es bien jolie aujourd’hui,  toute belle, les ongles   faits, tu vas trouver quelqu’un bientôt c’est sûr !!!  »

-« Ah mais non, non et non ! je ne veux pas trouver quelqu’un ! » rétorquai-je avec virulence.

– « Mais si, tu vas trouver! »

-« Mais non, je ne veux pas trouver ! Je ne cherche pas, je suis très bien toute seule. Je fais ce que je veux, quand je veux.  Je fréquente qui je veux. Je me barre quand je veux des endroits qui ne me plaisent pas. Je mange quand je veux.  Je glande si j’ai envie. Pas de concession à faire. Des années que je m’assume très bien toute seule. Pas besoin de « quelqu’un » dans mes pattes pour ça, et surtout pas un mec ! Je tiens à ma qualité de vie nanmého !

Et surtout redevenir l’esclave d’un mec, surement pas !

Ah là là là là ! C’est dingue ça cette manie de toujours vouloir accoupler les personnes seules, et de penser qu’une personne seule cherche forcément « l’âme sœur ».

Moi je ne cherche rien ! Je vis seule et alors ! Ce n’est pas une situation désastreuse que je sache.  ça fait des décennies que je gère tout toute seule, et j’ai toujours rebondi de façon positive aux situations les plus critiques.

Certes j’ai parfois eu de gros coups de blues , voir même des périodes de grosse  dépression à cause de cette solitude. Mais  c’était surtout du à un cumul d’événements difficiles à gérer en même temps, à une grosse carence affective, au chômage, à l’isolement, et aussi  à une certaine mise à l’écart familiale. Avec le temps, les ondes toxiques éliminées, j’ai surmonté tout ça, même les envies d’en finir.  De toute façon ça n’a rien à voir avec le fait d’être en couple ou pas.

Aujourd’hui je ne suis plus dépendante affective, je me suis endurcie,  et je me fiche de ne pas être soutenue. Mon environnement est sain et j’avance à mon rythme.  Je ne trouve d’ailleurs que des avantages à mon célibat et je ne vois pas pourquoi je limiterais ma liberté en partageant ma vie avec quelqu’un.

En plus étant maintenant à la retraite, j’ai le luxe de pouvoir tout faire à ma façon, quand bon me semble.  Et je n’ai que les contraintes que je m’impose. Elle n’est pas belle la vie ?

J’ai des activités associatives, sportives, amicales, culturelles.
A chaque changement de situation, je m’adapte. D’ailleurs les déménagements ne me font pas peur. Le dernier à Sète est un choix purement personnel, et surtout en fonction de mon budget. Mon home sweet home est  à mon image, plein de couleurs, de plantes et de lumière. Je m’y sens terriblement bien !

J’ai peu d’amis mais ils sont de qualité. J’écoute, je découvre, j’évolue. J’ai appris à dire non à ce qui ne m’intéresse pas,  à ne plus m’imposer des situations qui me dépriment, à m’éloigner des personnes toxiques qui me font du mal.  Je reçois qui je veux,  et je me ressource seule chez moi tranquillou chaque fois que j’en ressens le besoin, c’est à dire souvent.

Et le sexe  ? me demanderiez-vous. Et bien ça ne manque pas.  L’absence totale de toute activité sexuelle depuis des lustres m’a enlevé tout désir/besoin. Je ne suis donc pas ouverte aux rencontres pour ça. Qu’on me laisse tranquille.

Alors ne me dites pas « Tu vas trouver quelqu’un bientôt c’est sûr. »  Je ne cherche rien, je ne cherche personne, je vis  ma vie comme elle vient, avec ses hauts et ses bas, tel un électron libre appréciant chaque instant agréable qui se présente. Et ça me convient très bien comme ça, merci !

J’aime pas l’été !

J’en peux plus ! Après une mauvaise nuit, une douche froide à 4h du mat d’une eau même pas froide mais tiède,  me suis levée ce matin à fleurs de peau, mal à la tête, limite de péter un câble. Trois semaines qu’on crève, qu’on ne respire plus, qu’on dégouline, qu’on dort mal, qu’on défaille, qu’il n’y a pas d’air, que tout est sec !

Chaud, chaud, chaud, l’été est chaud, beaucoup trop chaud !

Il fait 34° dans mon appart  non stop, ventilateurs en fonctionnement en permanence. Que je ferme ou pas ne change rien, le cagnard plombe le toit de l’immeuble et suis au dernier étage. Je l’ai déjà dit l’immeuble n’est pas conçu thermiquement pour supporter les grosses chaleurs. D’ailleurs rares sont les logements dans le sud conçus pour maintenir la fraîcheur à l’intérieur en été ! Tout le monde subit !

Aaah mais que j’ai apprécié ce mois de juin au temps incertain. Il faisait si bon à l’intérieur comme à l’extérieur. Un vrai bonheur !

Mais là même marcher est pénible. On se traîne le souffle court, les papillons  dans les yeux, nous assomme, nous enserre, nous étouffe de son feu ! Même le contact de la moindre fringue est insupportable.

Dire qu’il va falloir encore supporter ça tout le mois d’août arrgh !

Et non cette année je ne vais pas me rafraîchir à la mer. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai pas envie.  Je ne sais pas où aller,  errer seule sous le cagnard ne me motive pas à sortir. J’aime pas la foule à la plage, ça me gave de payer le parking, de tourner en rond pour trouver une malheureuse place, pas envie d’aller chez les tous nus et trop ko le soir pour reprendre la voiture, surtout pour sortir seule, bof ! Je crois bien que je sature du coin…

Mais que je plains tous ces gens qui sont à la rue. L’été c’est l’enfer pour eux ! Et que je plains tous ceux qui n’ont pas le choix que d’affronter cette chaleur pour aller bosser. Et que je plains les gens malades qui souffrent encore plus en cette période…

Bref suis de mauvais poil parfaitement ! Et oui c’est ma râlerie du jour parce que je n’aime définitivement pas l’été, et qu’on ne peut pas être tout le temps de bonne humeur et que j’ai le droit de râler si je veux, même s’il y a pire ailleurs ! Ah mais !

La question psy du jour

Fallait s’y attendre, l’euphorie du mois dernier est tombée. Le mois d’août est arrivé avec ses journées remplies de solitude. Tout le monde est parti, ou a autre chose à faire.  Chacun sa vie, les enfants ont la leur avec leur petite famille et leurs amis, c’est bien normal.

Et moi je m’enferme, je n’ai même plus envie d’aller à la plage seule…

– Avez-vous pensé à partir ? me demande-t-il.

– Oui mais pour aller où ? Ma vie est ici depuis si longtemps et je connais plein de gens ici, je me suis créée des réseaux. Certes les relations sont pour la plupart superficielles, éphémères, le chômage isole.  J’ai peu de vrais potes que je vois rarement, mais je ne saurais pas où aller…
N’est-il pas plus difficile pour vous de vivre aussi seule dans une ville où vous connaissez autant de monde ? 

….

Grand blanc !

Bien sûr il a raison, mais que répondre ? La mer est si importante pour moi. Je voudrais juste changer de logement.

….

J’ai quitté son bureau encore plus déprimée que quand je suis arrivée, frustrée par une séance trop courte, emplie d’une sensation d’inachevé …

Avant de rentrer chez moi, j’ai erré dans le centre ville comme une âme en peine, à fleur de peau, les larmes aux yeux.

Je ne dors pas, j’ai oublié de lui dire. Je ne me projette pas plus loin que la journée du lendemain, et je ne sais pas où je vais….

J’ai l’adresse du CPCT (Centre psychanalytique de consultation et de traitement ) de Montpellier en cas de trop gros mal-être, je ne sais même pas si je vais les contacter. Je ne sais même pas si je vais le rappeler, lui, pour le revoir en septembre…

Que faire du reste de ma vie ? où aller ?  A quoi ça sert tout ça ?

Nota bene : photo vue de la salle d’attete

La solitude ça n’existe pas

La solitude ça n’existe pas
La solitude ça n’existe pas
….
Chez moi il n’y a plus que moi
Et pourtant ça ne me fait pas peur
La radio, la télé sont là
Pour me donner le temps et l’heure

Mais moi, non je n’ai pas ma chaise au Café du coin,
ni des compagnons de flipper, ou de belotes
Et quand il fait trop froid dehors,
Je ne vais pas chez les petites sœoeurs des coeurs.
Je reste chez moi.

La solitude ça n’existe pas
La solitude ça n’existe pas
….
Peut-être encore pour quelques loups
Quelques malheureux sangliers
Quelques baladins, quelques fous
Quelques poètes démodés

je dois surement faire partie de ces quelques là,
Un peu louve, un peu folle et surtout très décalée à défaut d’être poète.

Il y a toujours quelqu’un pour quelqu’un
Il y a toujours une société
Non, ce n’est pas fait pour les chiens
Le Club Méditerranée

Non il n’y a pas toujours quelqu’un.
Sans quelqu’un avec qui partager, sortir n’a plus grand intérêt.
Et surtout, le club Med c’est pour les riches !!!

La solitude ça n’existe pas
La solitude ça n’existe pas
….

Oui je pourrais m’en aller à Wembley, à Barcelone ou ailleurs,
Et y retrouver des milliers
Qui chantent pour avoir moins peur

Mais j’ai peur de la foule,
Et je n’ai plus 20 ans.

Et puis à quoi ça sert de bouger encore pour reproduire dans d’autres contrées le même schéma.
Je n’ai plus la force, ni le courage de recommencer encore et encore ailleurs,
Sans être sûre que ça sera mieux.

Ici je suis chez moi et même s’il n’y a plus que moi,
La radio, la télé sont là
Pour me donner le temps et l’heure.

Solitude post op !

Voilà presque 3 semaines que je me débats seule chez moi avec ma main gauche. Demain on m’enlève le plâtre qui m’emprisonne le bras droit (suite à transposition du nerf ulnaire). Je vais enfin retrouver un peu de liberté de mouvement.

En attendant, la vie est dure dans le Sud. Pas beaucoup de visite par ici, j’ai même trop de doigts à ma main gauche encore valide pour compter.

Il n’y a pas à dire, je ne suis pas populaire comme fille, ni du côté des miens, là je suis carrément inexistante ; ni du côté des autres pour qui je ne suis pas assez intéressante pour leur notoriété de « sauveur ». Une seule personne a eu l’amitié de m’appeler tous les jours pour prendre des nouvelles, parce qu’elle aussi sait oh combien il est difficile d’assumer ses maux dans la solitude , et encore plus quand l’actualité est terrifiante.

Pour le reste démerde toi pour gérer ton quotidien ma fille, même si tu n’as pas toujours de quoi manger. Ainsi va la vie.

Clinique Clémentville #Montpellier en grève, RV de déplatrage et de chir décalés

Et voilà, j’avais déjà le moral dans les chaussettes, un coup de fil de la clinique et je pleure…

Mon RV du vendredi 13 novembre avec mon chir est annulé  parce que les personnels des cliniques sont en grève. Du coup je vais devoir mijoter un peu plus longtemps avec mes points dans mon plâtre (suite à transposition du nerf ulnaire).

« Vous n’avez qu’à enlever vos points vous-même » qu’elle me dit la dame. 
« Mais bien sûr, comment je fais avec le plâtre ? hein ? et même si je n’avais pas de plâtre c’est le coude pas la main. Je ne le vois pas l’arrière de mon coude ! » lui répondis-je un soupçon agacée.
« Ah oui c’est vrai, faut qu’on vous l’enlève , et ensuite radios pour vérifier que tout va bien. je ne peux rien vous proposer d’autre avant mercredi semaine suivante en fin de journée, et n’oubliez pas de prendre RV pour les radios 1/2h avant de voir le chirurgien … »

Et là un grand cafard m’envahit !

Encore moi c’est pas grave, mais j’ose même pas imaginer ce que ce genre de grève implique dans les cas d’urgence.

Ah mais merde, j’ai personne pour m’accompagner ce jour là !!!! Allllo taxi !? Il y a des jours je me sens seule, mais seule…

 

 

Rassurez-vous, je me débrouille

Un peu plus d’une semaine maintenant que je me suis faite opérer du coude (transposition du nerf ulnaire), pas mis le nez dehors depuis ma sortie de clinique, une amie m’appelle tous les jours pour savoir si je tiens le choc toute seule, et des médocs m’aident à m’endormir et oublier que la déprime s’installe.

Et oui c’est long toute seule chez soi quand on a son bras maître dans le plâtre. Mais je me débrouille.

Pour la toilette je me glisse dans un bain le bras en l’air, je plonge la tête dans l’eau, me savonne et me rince de la main gauche comme je peux. Le plus dur est de sortir de la baignoire sans me casser la figure, surtout que je n’ai aucun appui du côté prothèse de genou, et future prothèse de hanche, mais bon je prends mon temps, je respire un grand coup et hop ! je me débrouille quoi. Une fois, une copine est venue me laver les cheveux, mais la position est trop douloureuse, et oui suis cassée de partout, alors c’est mieux dans le bain toute seule.

Pour les courses, les médocs tout ça, j’avais tout prévu avant sachant que je n’aurais personne sous la main, bref le plein est fait pour 3 semaines, même si je n’avais pas un rond. Du coup je n’ai besoin de rien. Au pire je me fais livrer. Je me débrouille.

Pour le ménage, pareil, j’avais tout nettoyé et rangé à fond avant pour rentrer dans un appart nickel. Et puis avec mon assurance j’ai quand même droit à 2h d’aide ménagère par semaine pour aspirateur, serpillière, poussière.

Pour le chômage et bien je suis radiée pendant 45 jours le temps de l’arrêt de travail. Faudra donc que je me réinscrive. En attendant mes revenus vont encore baisser. C’était déjà la dèche avant, maintenant c’est la cata. Mais bon y a pire. Moi j’ai encore un toit. Et puis je me débrouillerai pour trouver à manger comme dab.

Le plus dur, c’est le bras gauche, je ne suis pas gauchère du tout et il est vraiment gauche ce con ! Mais je l’éduque et je deviens une chef pour tout lui faire faire tout seul, surtout à manger, enfin je grignotte plus que je ne mange, parce que l’épluchage des fruits et légumes je ne peux pas, couper non plus… par contre la vaisselle et même le repassage,  oui, oui j’y arrive, trop forte ! Bref je me débrouille.

J’aurais tant aimé un appel de certains de mes proches, juste pour prendre des nouvelles ; mais non rien, anniversaire zappé et santé encore plus zappée. Ils ont leur vie, leurs propres tracas, maladies et autres, et je ne fait pas partie de leurs intimes. Je représente même moins que leurs amis pour eux, je ne suis qu’une étrangère, c’est ainsi. Mais quand ils ont besoin je suis là quand même, même si l’inverse n’est pas vrai. Et oui je les aime malgré tout. On ne se refait pas. Souvent ils me manquent, et j’ai terriblement besoin d’eux, mais pas eux… La loi du nombre, je ne fais pas le poids toute seule.
Me restent mes enfants, mais ils sont trop loin malheureusement.
Alors je me débrouille.

Il y a des jours je me sens seule, si seule, mais je me débrouille !

Tu sais on est toujours tout seul au monde

La solitude, ça fait des années que je l’assume.  Je vis seule et je gère ma vie seule depuis des décennies, c’est ainsi. De toute façon un ami  m’avait dit autrefois à l’époque où je le vivais mal, « tu sais on est toujours tout seul au monde… ».  J’en ai donc pris mon parti .

Mais bon sang en période de fêtes, en plus en vacances à ce moment là,  avec personne avec qui partager quoi que ce soit, j’avoue c’est déprimant et aujourd’hui je me sens particulièrement triste du vide qui a rempli ces deux  dernières semaines.

Contente que tout ça soit enfin terminé !  Demain commence une autre vie.

Addict !

CCSaga
Candy Crush Saga

Oui je sais c’est mal, très très mal !
Niveau 770 en plus, le dernier pour le moment.

Et encore s’il n’y avait que celui-là. Mais non je joue aussi à Candy Crush Soda, Farm Heroes Saga, Pet Rescue Saga, et Farmville2… genre je meuble mes longues soirées d’automne, d’hiver, de printemps, d’été.
Hou la vilaine !

La définition de la marche nordique c’est quand même de bomber !

En septembre, sous les conseils de mon ostéopathe, j’ai commencé la marche nordique. Je me suis inscrite dans un club où a priori les gens avaient l’air sympa, une copine les avait rencontré et m’avait  donné les coordonnées. Et tous les samedis matins je vais donc  découvrir des coins de nature en marchant.

Malgré ma prothèse de genou, j’ai été très fière dès le début d’arriver à suivre les habitués, et surtout d’aller au bout des kilomètres de chaque sortie. Ceux qui ont suivi un peu sur ce blog savent que j’arrive de loin. Certes après j’en ai pour un ou deux jours de récupération parce que j’ai une fâcheuse tendance à faire des tendinites au genou, mais je suis. J’ai acheté les bâtons, les bonnes chaussures pour amortir les articulations, bien partie quoi !

Et puis ce matin, au lieu du rendez-vous, alors que je sortais de la voiture, et avant même que j’ai eu le temps de dire bonjour aux personnes présentes, il y en a un qui me balance : « La définition de la marche nordique c’est quand même de bomber, tu devrais plutôt recommencer à marcher en faisant de la randonnée sur des petites distances, ce serait mieux pour toi.  On en a parlé avec ma femme… « .

!!!!?????

Heu mon gars, c’est quoi ton problème, je te dérange en quoi, tu vas à ton rythme et moi au mien ! Bonjour l’accueil ! En plus je ne peux pas faire de la randonnée, il y a du dénivelé. Si je fais de la marche nordique,  c’est parce que c’est une activité qui m’a été conseillée en fonction de mes antécédents, pas la randonnée !!!

Non mais de quoi je me mêle !

Purée, l’art de dégouter les gens et de leur coller des complexes alors même qu’ils sont en pleine progression  ! Je le sentais que je n’étais pas la bienvenue dans ce groupe. Ils se connaissent depuis des années Ils font de la randonnée quasiment tous les jours et la marche nordique une fois par semaine pour bomber. Alors moi évidemment, je ne bombe pas, je ferme la marche, et ça les emmerde pour parler poliment ! Pourtant je ne traîne pas…

Alors ce matin, bien que je m’étais levée de bonne heure pour aller marcher, je suis repartie dégoutée sans avoir marché. A quoi bon rester dans ce groupe. J’en cherche donc un autre et puis en attendant j’irai faire ma marche nordique toute seule à la plage. Là au moins je ne dérange personne !