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Et toi, t’as des amis ?

C’est la question qu’a posé L. aux convives célibataires qu’elle avait invité hier autour d’un apéro histoire de faire avancer le scmilblic.
L., j’ai fait sa connaissance au club de la presse, on ne s’était pas revu depuis septembre 2007.

T’as des amis avec qui organiser ce genre de choses de temps en temps. Se recevoir les uns chez les autres, comme ça simplement autour d’un verre, sans chichi ?
Heu ben non, et toi ? Ben non, moi non plus….
Toutes autant que nous étions, avons répondu non malheureusement.
Une quinqua a même rajouté qu’elle venait de lacher tout un groupe d’amis qu’elle avait depuis une trentaine d’année, car elle n’arrivait pas à se situer parmi eux. Ils profitaient d’elle, de sa générosité, de sa créativité et de son imagination pour se grandir eux-même. En contrepartie ils la tiraient vers le bas, la critiquant au moindre prétexte, ou l’ignorant quand ils n’avaient pas besoin d’elle. Un jour, elle s’est retrouvée 15 jours clouée chez elle pour des raisons de santé à ne pas pouvoir bouger. Personne ne s’est inquiété, personne n’est venu l’aider. Elle en a eu assez et a dit stop. Ses « amis » n’ont pas compris….

Un peu comme moi finalement dans un autre registre. j’en ai eu assez de donner de ma personne dans des associations, des clubs alors que je me sentais en permanence comme un cheveu sur la soupe.
Prendre des photos, faire des reportages, animer des sites pour d’autres, qui au bout du compte ne vous intègre jamais vraiment parmi eux, ne communique pas avec vous, vous oublie au moment des fêtes, des vacances, des barbecues entre amis, et surtout quand vous avez besoin d’un coup de main.
Toujours la dernière assise à la place qui reste, une fois que les autres se sont installés par affinité lors des repas ; Toujours à part dans les déplacements à essayer de me raccrocher à un groupe ou un autre…
ignorée la plupart du temps, cataloguée souvent, sans parler de tous les donneurs de leçon yakafaucon qui ne sont jamais là quand il faut.
Alors j’ai tout arrêté aussi. Ca n’a inquiété personne, et je n’ai revu personne.

Et l’histoire est la même pour beaucoup de femmes seules surtout d’un certain âge…
Au bout du compte, je préfère rester à la maison, de plus en plus déconnectée certes, mais de plus en plus tranquille. Et ça me va très bien. Il est vrai que trop souvent blessée, je n’ai plus confiance en grand monde, et la foule m’effraie.
Parfois je me surprends à rêver de retrouver des potes d’autrefois sur Copains d’avant, du temps où on avait encore ce vent de liberté qui nous soufflait sur la tête et l’insouciance de la jeunesse. A cette époque là on se fichait pas mal du paraitre et la moindre connerie était prétexte à rigoler. Mais hier c’était hier, et demain…..

Enfin, hier on s’est quand même promis de se refaire un autre apéro un de ces 4, histoire de créer du lien…

Suis-je encore mobile ? non, mais …

Comme la question sur ma mobilité professionnelle revient souvent, j’ouvre ce billet pour expliquer ma position sur la question et énumérer les différents critères qui me font plutôt pencher aujourd’hui vers une non mobilité.

Selon mon point de vue et mon expérience, la mobilité à 50 ans n’est plus aussi simple qu’à 20-30 ou encore 40 ans. En effet, pour avoir recommencé plusieurs fois ma vie à zéro, seule (avec mes enfants au départ) dans des villes où je ne connaissais personne, je sais que plus on prend de l’âge, plus il est difficile de construire des réseaux professionnels et privés, surtout quand on débarque sans rien quelque part, ou juste avec un boulot.
Il faut au moins entretenir 5 ans de relations assidues dans divers réseaux pour commencer à avoir quelques retours, être connue ou reconnue, pour que le bouche à oreilles fonctionne, et je ne parle pas d’intégration (et oui l’intégration est aussi valable pour les français, surtout d’un certain âge et d’un certain sexe, quand ils viennent d’une autre région 😉 ).
Aussi aujourd’hui je préfèrerais limiter ma mobilité géographique au Languedoc (Montpellier) car c’est là justement que je commence à être intégrée.

De plus, je ne peux plus assumer financièrement un changement de région. Même s’il ne me reste plus grand chose de mes 30 ans de vie de femme à trimballer, cela représente à chaque fois une grosse dépense . Comme je suis devenue une vraie pauvre avec zéro moyen, c’est bloquant.

Troisième critère, ma famille est éparpillée entre Montpellier et la Savoie en passant par Manosque, mes enfants et petits enfants étant ma raison d’exister.

Et le dernier critère qui n’est pas la moindre, j’ai un léger souci de santé côté jamabe qui fait que je suis admise en tant que travailleur handicapé catégorie A à la Cotorep. Pour ne pas m’étaler, je dirais simplement que mes os ont besoin de chaleur.
Mais je rassure tout de suite, ce léger handicap ne se voit pas quand on ne sait pas. Je le gère très bien. De temps en temps je me balade avec une canne ou une genouillère articulée, certains croient même que je me donne un genre, mais je m’en fiche.

J’apporte donc ces précisions, car on a la fâcheuse tendance à croire dans ce pays que si les gens ne veulent pas bouger, c’est qu’ils ne veulent pas travailler, alors qu’à 50 ans, quand on a déjà déménagé pendant des années pour le boulot, cela devient une question de bon sens. 😉

Ceci dit je ne suis pas fermée, je connais des tas de gens qui font Montpellier-Paris pour leur travail. Et puis si un jour on me propose un poste en m’assurant le prix du "déménagement/logement" dans un endroit convenable qui ne soit pas le fin fond d’une banlieue à risque (j’ai déjà donné …), allez savoir … Bref tout se discute.

Mais mon rêve est quand même un jour de pouvoir enfin poser mes valises quelque part !

Café solo

Ce soir je suis allée par curiosité à l’une de ces réunions organisées par une association dans l’objectif de donner aux personnes seules l’opportunité de se rencontrer pour discuter sur différents thèmes…

Excellente initiative, isn’t it ? Comme je suis seule moi-même depuis très longtemps, je trouvais la démarche intéressante, ne serait-ce que pour rompre la solitude et faire de nouvelles connaissances.

Il s’agissait donc ce soir de parler d’amour et de célibat. Vaste sujet dirions-nous puisqu’il concerne tout le monde …

Et bien, nous avons parlé d’amour certes, mais alors, pffu … tous les clichés et caricatures y sont passés, quelle tristesse ! En plus, il y en a un qui avait un égo tellement sur dimensionné qu’il n’a pas pu s’empêcher de tenir le crachoir empêchant ainsi ceux qui n’ont pas la parole facile de s’exprimer.

Bref la soirée n’a pas été des plus concluante, rien de constructif n’est sorti, et je suis partie sans avoir le désir de garder le moindre contact, ni de revenir un jour à ce genre de réunions. Sic !

Bref pas mon truc !