Confinement 2 : De l’utile à l’agréable

Profiter des courses de coquillages à la Pointe-courte pour faire le tour du pâté de maison et prendre quelques photos du quartier, c’est pas hors des règles du confinement hein ?

Je sens que je vais venir souvent faire mes courses de coquillages chez Hélène hinhin ! Et puis c’est l’occasion de voir les potes aussi … 😉

La chute de l’empire américain !

Je cite un ami. Il exprime tellement mieux que je ne le ferais moi-même ce que je pense des USA aujourd’hui   !

Comment qualifier la situation ? ridicule, affligeante, pathétique ? on ne sait quel qualificatif employer tant l’image que nous envoie ce pays est lamentable :
a) Un pays qui permet l’arrivée au pouvoir d’ un président qui n’est qu’un lamentable clown triste incapable de se maîtriser, menaçant, dangereux, menteur, prêt à tout, à la limite, voire plus, de la pathologie.
b) Un système archaïque qui, après 5 jours est toujours incapable de donner les résultats d’un vote démocratique ! Où l’élection peut se gagner ou se perdre sur les 200 voix d’un comté perdu de l’Idaho, que la plupart de ses habitants n’a jamais quitté, qui pense qu’on peut aller en train en Europe. Où l’on peut perdre une élection même avec 4 millions de voix d’avance, parce que le système favorise les états ruraux, incultes et violents.
c) Un pays où l’on enseigne le créationnisme où certains pensent que la terre est plate, où les prédicateurs de tout poil font la loi. Un pays de bigots incultes qui pensent que la terre a été créée il y a 5500 ans par un deus ex machina.
d) Un pays où la moitié des états interdit l’avortement et même le punit sans que l’État fédéral n’y trouve à redire. Un pays où les forces de l’ordre tuent 27 fois plus de noirs que de blancs, où on est à la merci du moindre dérapage d’un de ces cowboys qui aura la loi pour lui.
e) Un pays qui n’a pas encore un système généralisé de soins  où quand tu n’as pas d’argent tu crèves dans la rue, où l’éducation est payante où l’ascenseur social n’existe pas, ou le rêve américain n’est qu’une illusion.
f) Un pays où 2 millions de personnes sont en prison, beaucoup sans aucun espoir d’en sortir jamais, où les pauvres sans avocat y croupissent, où l’on condamne encore à la peine de mort pour s’apercevoir quelques temps après que c’était une erreur judiciaire.

Et c’est ce pays là qui se prétend la première puissance mondiale, qui se veut le phare de la liberté, qui veut guider le monde, qui nous impose ses convictions économiques, son système libéral injuste !

Et c’est ce pays là que d’aucuns, même chez nous, citent en modèle et voudraient voir copier !

Il est grand temps d’en finir avec toutes ces illusions, de dire la vérité à savoir que les USA sont un pays moyenâgeux, que les autres pays doivent trouver leur destin sans craindre ni se préoccuper d’eux.

Mes amitiés à l’oncle Sam

MM

« Make America Great Again » On en est loin, très très loin !!

« Lettre aux instituteurs et institutrices » de Jean Jaurès

Ce matin, suite à l’horrible assassinat de Samuel Patty, la lettre de Jean Jaurès parue dans La Dépêche le dimanche 15 janvier 1888 va être lue aux élèves par les enseignants. 

Cette lettre était destinée aux maîtres  pour leur rappeler leur mission et le rôle de l’École primaire, gratuite, obligatoire et laïque  !

Comme cette lettre a été allégrement raccourcie et modifiée pour certains mots, sic ! voilà le texte original.

« Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu’ils puissent se représenter à grands traits l’espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l’instinct, et qu’ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s’appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l’âme en éveillant en eux le sentiment de l’infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c’est par lui que nous triompherons du mal, de l’obscurité et de la mort.

Eh quoi ! Tout cela à des enfants ! Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais quelles sont les difficultés de la tâche. Vous gardez vos écoliers peu d’années et ils ne sont point toujours assidus, surtout à la campagne. Ils oublient l’été le peu qu’ils ont appris l’hiver. Ils font souvent, au sortir de l’école, des rechutes profondes d’ignorance et de paresse d’esprit, et je plaindrais ceux d’entre vous qui ont pour l’éducation des enfants du peuple une grande ambition, si cette grande ambition ne supposait un grand courage.

J’entends dire, il est vrai : À quoi bon exiger tant de l’école ? Est-ce que la vie elle-même n’est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d’une démocratie ardente, l’enfant devenu adulte ne comprendra point de lui-même les idées de travail, d’égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ? Je le veux bien, quoiqu’il y ait encore dans notre société, qu’on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire, tout d’abord, amitié avec la démocratie par l’intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l’âme de l’homme, à l’idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d’orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment et une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à des cœurs tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d’enfance, c’est-à-dire de générosité pure et de sérénité.

Comment donnerez-vous à l’école primaire l’éducation si haute que j’ai indiquée ? Il y a deux moyens. Il faut d’abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu’ils ne puissent plus l’oublier de la vie et que, dans n’importe quel livre, leur œil ne s’arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c’est la clef de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J’ai vu, l’autre jour, un directeur très intelligent d’une école de Belleville, qui me disait : « Ce n’est pas seulement à la campagne qu’on ne sait lire qu’à peu près, c’est-à-dire point du tout ; à Paris même, j’en ai qui quittent l’école sans que je puisse affirmer qu’ils savent lire. » Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu’ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu’importent vraiment à côté de cela quelques fautes d’orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l’essentiel.

J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître.

Sachant bien lire, l’écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale, il est vrai, mais très haute de l’histoire de l’espèce humaine, de la structure du monde, de l’histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l’humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l’esprit ; il n’est pas nécessaire qu’il dise beaucoup, qu’il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu’il leur donnera concourent nettement à un tableau d’ensemble. De ce que l’on sait de l’homme primitif à l’homme d’aujourd’hui, quelle prodigieuse transformation ! et comme il est aisé à l’instituteur, en quelques traits, de faire sentir à l’enfant l’effort inouï de la pensée humaine !

Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu’il enseigne. Il ne faut pas qu’il récite le soir ce qu’il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu’il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu’il se soit émerveillé tout bas de l’esprit humain, qui, trompé par les yeux, a pris tout d’abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l’infini de l’espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque, par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d’une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l’émotion de son esprit. Ah ! sans doute, avec la fatigue écrasante de l’école, il vous est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d’une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l’ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l’intelligence s’éveiller autour de vous. Il ne faut pas croire que ce soit proportionner l’enseignement aux enfants que de le rapetisser.

Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : « Les enfants ont en eux des germes, des commencements d’idées. » Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre : il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.

Je dis donc aux maîtres, pour me résumer : lorsque d’une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque d’autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine en quelques années œuvre complète d’éducateurs.

Dans chaque intelligence il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront. »

Merci à  La Dépêche de l’avoir ressortie de ses archives. 

 

Confinement 2 : sur le chemin des courses

Histoire de joindre l’utile à l’agréable, aujourd’hui j’ai sorti le chariot pour aller faire quelques courses à pieds .

Il fait doux, pas de vent, et la balade jusqu’au supermarché du coin est sympa, autant en profiter !

Canal des Quilles

J’ai cette chance là, d’être cernée par des paysages apaisants accessibles pendant ce second confinement, la mer, les plages, l’étang de Thau au moins de vue, entre les deux le canal des Quilles, et derrière chez moi la forêt des pierres blanches sur le Mont Saint Clair.  Vais pas me plaindre  ! 

Reconfinement J-1, profiter

Depuis l’annonce de notre Président hier au soir, je suis complètement en dessous du dessous. Les larmes me montent. Mes enfants et mes petites-filles me manquent. Ils sont loin. Jusque là j’avais l’espoir qu’ils viennent me voir un de ces 4. Et là bing ! Tout espoir se casse la gueule, comme la fête des 18 ans de l’une de mes petites filles. D’un coup mon moral en prend une claque.

Me reste plus qu’à profiter de ce dernier jour de liberté. 

Alors, tandis que beaucoup se ruent comme des idiots vers les grandes surfaces pour dévaliser PQ, pâtes et j’en passe, mon objectif du jour avant d’affronter ce nouveau long moment de solitude est de prendre un grand bol d’air, et d’improviser un déjeuner avec 2 copines avant de ne plus pouvoir les voir elles non plus . 

Lazaret

Plage de la corniche

Plage du Lido

Et à partir de demain nous les retraités, ces « vieux » de plus de 60 ans qui ne bossent plus, qui n’ont plus d’enfant à charge, bref qui ne servent plus à rien, maison, pas bouger !  

Z’avez pas une corde ? 

Liberté

le 8 janvier 2015 j’avais publié une adaptation de ce poème de Paul Éluard en mémoire aux victimes de l’attentat contre #CharlieHebdo.

« Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté. »

Aujourd’hui les enseignants vont devoir s’autocensurer pour ne pas mettre leur vie en danger.

Mon dieu comme ce poème résonne de plus en plus en moi ! 

Je n’aime pas ce monde, je n’aime pas les tournures qu’il prend. Notre ami Igor avait tellement raison à propos de sa rapide dégradation.

Et mon camarade de formation en 2000 avait bien raison quand il nous confiait ses craintes d’un endoctrinement des jeunes par les imams vers un islam radical.

Répare ta peau avec UreaRepair PLUS

Sympa j’ai reçu en produit à tester le soin UreaRepair PLUS   de chez Ucerin. 

Bon ok c’est pas mon truc de  jouer les blogueuses beauté mais comme j’ai reçu le produit pour le tester et en parler, la moindre des choses est que je le teste et que j’en parle. C’est le jeu ma pauvre Lucette !

Donc ce soin UreaRepair PLUS  pour le corps a été développé par les laboratoires dermatologiques Ucerin pour soulager et réparer les peaux sèches et abîmées. 

Ca tombe bien je pratique la natation et le longe côte aussi entre  le chlore de la piscine,  le sel de la mer, et sa froideur l’hiver malgré la combi,  j’ai la peau qui devient particulièrement sèche et qui de surcroit tiraille. 

J’ai reçu UreaRepair PLUS d’émollient  5% d’urée dans  un flacon pompe de 400 ml  et  le soin à 10% d’Urée dans un petit flacon voyage.

J’ai donc commencé par tester la lotion 10% d’Urée sur mes mains et mes pieds très secs et limite rugueux.  Bon c’est plus une crème pour le corps mais why not ? 

La texture est agréable, sans odeur surtout, et s’étale bien.  et oh surprise, l’hydratation a été rapide et ma peau est devenue toute douce, étonnant ! Cette crème est vraiment redoutable d’efficacité. 

Ensuite tous les jours après la douche je me suis appliquée la crème 5%  d’urée  sur le corps.  

L’apaisement est vraiment immédiat. Il n’y a pas à dire, c’est quand même plus agréable de ne plus avoir la peau qui tiraille et qui démange sous les vêtements.  

Par contre attention de ne pas trop mettre de lotion sous peine d’obtenir un effet collant sur le corps.

Je ne connaissais pas les produits Ucerin, et bien du coup adoptés !  Mais j’ai quand même une préférence pour la formule à 10% d’Urée.

Lettre posthume

Un ami a mis fin à ses jours.

Ce fut brutal.  Jusqu’au dernier moment il n’a rien laissé paraitre de sa terrible décision qu’il préparait manifestement depuis longtemps. Il a mis de l’ordre dans ses affaires ; il a organisé, manipulé, et tout planifié pour que ceux qui restent n’aient plus qu’à suivre ses instructions bien laissées en évidence.

Tous ses amis, nous sommes dévastés.

Chacun de nous avons reçu une lettre par la poste, sa lettre posthume. Je l’ai reçu le jour de ses obsèques. Bouleversant !

Compte-tenu d’un état de santé qui se détériorait rapidement j’ai décidé de quitter ce monde lui-même en voie de dégradation accélérée qui nous laisse peu d’espoir pour celles et ceux qui nous suivent.

Certes sa santé se détériorait, il souffrait. Mais malgré qu’il soit bien entouré, qu’il ait enfin une vie affective depuis peu,  lui ce célibataire endurci qui appréciait tant son indépendance et sa liberté, la dégradation mondiale lui coupait manifestement toute motivation pour continuer à vivre en profitant de ce nouvel amour naissant.  Perturbant ! 

Puit de sciences, passionné par les questions politiques et géopolitiques, il s’intéressait notamment aux affaires internationales. 

Et de ce monde là …

Résultat de la faillite des générations de l’après-guerre 1939-45, dont je fais partie, a-t-il écrit, obnubilées  par la lutte entre le capitalisme/libéralisme et le communisme/socialisme au temps de la guerre froide, tout aussi productivistes et pollueurs l’un que l’autre et qui nous ont masqué les vrais enjeux planétaires et écologiques ; 

… Il ne voulait plus en faire parti.

Il faudrait effectivement vivre dans le déni pour ne pas se rendre compte que tout part à vau-l’eau, et que nous laissons un sacré merdier aux plus jeunes.  Non seulement les dirigeants politiques continuent dans le même sens en prenant des décisions à l’encontre de l’intérêt général, mais en plus nous subissons ce putain de virus qui  flingue l’économie, et dont beaucoup ne se relèveront peut-être pas . 

le XXIème siècle va être un enfer pour beaucoup, finit-il. 

Et il ne voulait pas continuer de vivre dans cet enfer. 

Et moi, que ferai-je si ma santé se dégradait encore dans ce monde dans lequel je ne me sens déjà pas à ma place, en étant seule en plus  ? Le tri des patients dont les pathologies ne sont pas (encore) cancéreuses a déjà bien commencé par leur mise de côté les laissant ainsi se débattre seuls avec leurs maux .  Que ferai-je si mes douleurs devenaient insoutenables ? Que ferais-je si un jour je devais devenir dépendante de quelqu’un pour mon quotidien ? Nos aînés sont  si mal considérés, et il est vrai que je fais partie moi aussi désormais de ces aînés.

Dans ces conditions, si j’avais le poison qu’il a utilisé pour en finir, il est fort probable que je mette moi aussi de l’ordre dans mes affaires pour partir bien avant de perdre la tête et de ne plus pouvoir décider de ma fin.  

La tournure que prend le monde ne vaut-elle plus en effet la peine que l’on se batte pour s’y attarder un peu plus, surtout quand le plus gros de notre vie est derrière soi, et que l’avenir semble si peu rassurant   ?  

Décidément ce suicide si bien organisé par cet être si cultivé et d’une intelligence supérieure, et cette lettre posthume me bouleversent et m’interpellent. Je ne m’en remets pas ! 

A Igor

Je me souviendrai à tout jamais de ton érudition, de tes grillades parties avec tous tes amis, de ces belles découvertes gustatives que tu  initiais pour notre plus grand plaisir, de ces  dégustations improbables que tu organisais pour vider ta cave, de nos escapades épicuriennes et vigneronnes, de ces multitudes de notes que tu prenais sur tous les vins dégustés, de ton jardin fleuri  du temps de ta maison à Aiguelongue que j’aimais tant photographier, et de tous ces bons moments en ta compagnie pendant lesquels tu m’as appris tant de choses sur tous les sujets.

Tes souffrances étaient devenues insurmontables. Tu as fait le choix de nous quitter.

Il nous reste ton blog  sur le Net quel que peu délaissé ces dernières années, mais qui nous laissera peut-être à tout jamais une trace de ton humour, de ton esprit critique, et de ta passion pour la gastronomie, la culture, et l’art sous toutes ses formes.

Bouleversée, sous le choc,  mon coeur est rempli de tristesse.

RIP mon ami. Pensées à tous tes amis qui te pleurent.

Message posthume

Soirée caritative Agora

Hier soir s’est déroulée une petite soirée musicale caritative au Souras Bar. Organisée par le club Agora Sète, l’objectif était de récolter quelques fonds pour leurs œuvres, notamment le soutien aux femmes battues ainsi qu’à l’ école privée Améthyste qui accueille à Palavas les enfants autistes .

Assiettes de charcuterie préparées par le Club, apéro, bon vin, animation musicale avec notre chanteur local Gilles Amiel, en bonne compagnie avec les copines du longe côte,  tous les ingrédients étaient là pour passer une bonne soirée.

Difficile de ne pas danser quand il y a de la musique. Qu’à cela ne tienne, il est interdit de danser debout pour cause de Covid, et bien nous avons dansé assises puisque ça ce n’est pas (encore) interdit  ! Hinhin  !

Gilles notre chanteur,  nous a bien entonné quelques morceaux larmoyants (qui m’ont fait larmoyer) pour freiner nos envies de danser, mais ça n’a pas duré héhé 🎶

En fin de soirée, comme il n’y avait plus grand monde pour cause de dégradation du temps, nous avons quand même dansé debout (chut) avec les masques bien sûr et sous la pluie haha ! non mais sans blague !

Puis nous avons sagement plié bagages à 21h30,  non sans nous être bien éclatés. Ce fut une chouette soirée !

En tous les cas profitons bien au jour le jour de chaque bon moment. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait et quels seront les nouveaux interdits qui nous pourriront la vie !

Depuis 2005, blog exutoire à l'ancienne avec des tranches de vie et des humeurs rangées dérangées et dérangeantes dedans