Il y a 19 ans

15h15 heure française,  abasourdie, choquée par ce que je venais de voir en direct dans la salle audio d’IBM je me suis assise à mon bureau incapable de dire un mot, incapable de faire quoi que ce soit.

Était-ce un film catastrophe qu’on venait de voir, était-ce bien réel ?

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A 15h le directeur de la communication  a déboulé dans la pièce, livide, « Venez voir, il vient de se passer quelque chose de terrible, » nous a-t-il dit, « un avion vient de s’écraser sur une tour du World Trade Center« .  Et de nous entraîner avec ma collègue dans la salle des écrans connectés sur CNN live.

Déjà abasourdis et sans voix face aux images qui défilaient, d’un seul coup on assiste  à l’impensable. Un second avion surgit et tape la seconde tour en plein milieu provoquant une énorme explosion.

Des cris, des hurlements …

Les yeux exorbités, la bouche ouverte devant le live,  on regardait sans pouvoir dire un  mot.

Mon dieu, des gens, des collègues sont dans cet enfer !

Il est 9h03 à New York . 15h03 à Montpellier. Le temps s’arrête.

….

Le soir seule à la maison, j’ai vu l’horrible suite aux infos. Et j’ai réalisé que c’était bien réel.

Les jours qui ont suivi, l’inventaire des déplacements des salariés, l’appel a été fait. Où étions-nous tous à ce moment là ? Il fallait savoir rapidement qui était dans les tours, ou en avion, et si tout le monde à New York ou sur les routes était bien rentré safe…

Puis IBM a débloqué des fonds pour les victimes.

Mais jamais nous n’avons  parlé de ces attentats entre nous, jamais.

Note

Pour ceux qui comparent les attentats, « Les attentats ne se comparent pas mais s’additionnent … »

C’est la rentrée, retour des lycéens… des déchets aussi !

Pendant tout l’été de magnifiques actions de nettoyage des plages, étang, rives de canal, brise lame, quartiers et autres espaces publics ont été organisées par différents collectifs  impliquant notamment des jeunes pour bien leur inculquer respect de la nature, lutte contre la pollution, et civisme !

A chaque fois on espère qu’à force de communication et de bourrage de crâne et à défaut de pouvoir rééduquer les irrécupérables mal élevés, ces petites têtes juvéniles vont enfin comprendre une bonne fois pour toute qu’il ne faut pas balancer de déchets quels qu’ils soient n’importe où dans l’espace public !

Mardi, c’était la rentrée avec le retour des lycéens dans le quartier.

Ce matin je descends la rue qui passe devant le lycée pour aller à la plage et …

Voilà le spectacle !!!

De l’arrêt de bus jusqu’au bas de la rue, des déchets partout, masques, canettes, mégots, papiers d’emballages, paquets de cigarettes vides, il y a de tout !

Avec le confinement, pendant 6 mois la rue est restée nickel. Les lycéens sont revenus  et ça n’a pas traîné pour qu’elle redevienne un vrai dépotoir.

Désespérant ! Laisser le quartier propre, jeter leurs déchets dans des poubelles, faire preuve de civisme, mais  il s’en tape le coquillard ces jeunes là !

Le jour de la rentrée leur expliquer le protocole sanitaire était bien prévu dans le programme mais ça, non !

Rien ne changera jamais ma parole !

Mais à quoi sert donc la loi Toubon ?

La loi no  94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, plus connue sous le nom de loi Toubon du nom de Jacques Toubon, le ministre de la Culture de l’époque, est une loi française destinée à protéger le patrimoine linguistique français.

Elle vise trois objectifs principaux :

  • l’enrichissement de la langue ;

  • l’obligation d’utiliser la langue française ;

  • la défense du français en tant que langue de la République (article 2 de la Constitution de 1958).

Quand on constate la multiplication des anglicismes pendant cette pandémie, on se demande franchement à quoi sert cette loi !!!

 « cluster », « testing », « social distancing », « monitoring », « tracing » …

Quand je pense qu’à l’époque, dans la boîte américaine où je travaillais, j’ai du revoir toutes les traductions des logiciels qu’on développait  pour que les termes soient  bien tous en français pour la France  ! Tout passe, tout lasse, et tout part aux oubliettes ma parole…

Oui franchement, à quoi ça sert de faire des lois pour ne pas les appliquer et les respecter, hein ?

Calme plat

Pas grand chose à raconter en ce moment, calme plat à part cette fichue Tramontane épuisante qui n’en finit pas de souffler et qui refroidit la mer. Décidément rien ne va cette année,  cet été est un été  à vent.  Je plains les touristes !

Comme dab les activités  sportives associatives sont mises entre parenthèses jusqu’à la rentrée. Les uns et les autres reçoivent pour les vacances ou sont partis pour changer d’air. Les événements estivaux sont annulés ou réduits pour cause de Covid. Pas de fête Nat…
Ouais bon bref, bien que les pique-niques plage  du mardi aient doucement repris, nous n’avons pas vraiment le coeur à la fête cette année.

Enfin en ce qui me concerne, même si la plupart  ici ne prend pas au sérieux la propagation du Covid et  se moque des gens qui portent le masque, des touristes notamment (sic !),  j’évite les foules encore plus que d’habitude.

De toute façon, même si je souffre nettement moins de la chaleur depuis que j’ai quitté Montpellier pour Sète,   j’aime pas l’été c’est pas nouveau.

Alors pour meubler, une p’tite photo de Shiva mon  chat qui lui s’en tape le coquillard du temps qu’il fait, des saisons et du Covid  !  Hinhin !

Tattoo moche recouvert

Fifille et moi nous avons au moins un point en commun que l’on partage. Nous  aimons les tatouages , dans la mesure du raisonnable bien sûr !

Fifille avait un tatouage très moche sur l’épaule depuis pfff un bail qu’elle souhaitait faire recouvrir.

La chose étant faisable par mon tatoueur graphiste préféré, histoires d’encres, rendez-vous a donc été pris chez lui.

La  discussion sur le graphisme a été longue. Il fallait que ça colle avec l’idée qu’avait en tête Fifille…  essais sur l’épaule,  à l’écran, dessins sur papier, montage de calques…  mais ça valait le coup.

Le choix du graphisme décidé, allez hop au boulot ! Là il a fallu de la patience, le tatouage a été assez long à réaliser, mais fifille n’a quasi rien senti …

Et voilà le résultat ! Chouette non ? Enfin nous on aime c’est l’essentiel 🙂 Quand toutes les traces de calques seront parties, il sera parfait.

Et hop on protège tout ça pour sortir.

Suis jalouse, j’en veux un moi aussi sur l’épaule. Je sens que je ne vais pas m’arrêter à mes 3 tatouages  moi 😉  Ben quoi !

Coup de blues post confinement

Ça fait 2-3 jours que ça ne va pas du tout, mais alors vraiment pas. A fleur de peau, l’angoisse qui me tenaille le ventre, cette envie de pleurer qui me monte en permanence et ce malaise qui m’envahit partout où je vais. Mais que fais je là ? vite, maison, m’enfermer !

Je croyais en avoir fini avec ça, cette putain de dépression. Et bien non,  ça m’est retombé dessus d’un coup comme ça sans prévenir, brutalement, alors que je ne m’y attendais pas du tout. Les choses de la vie de l’après confinement ont frappé dur.

Attristée d’abord par le fait qu’une copine retraitée a du quitter son  logement pour aller vivre provisoirement chez ses enfants loin de chez elle le temps de regagner le « de quoi vivre » perdu pendant le confinement et aussi le temps de retrouver un peu de dignité.
Attristée aussi  d’apprendre le décès d’une  connaissance atteinte par le  Covid .
Attristée d’apprendre ce soir  qu’une amie ne peut toujours  pas voir sa maman qui est dans une  EHPAD transformée en prison et dont les connexions Internet ne fonctionnent même pas.
Attristée de savoir qu’une autre amie pas au top de sa santé va devoir partir dans l’est pour vider la maison d’une se ses proches décédée du Covid il y a 2 mois.
Attristée par le comportement injustifié de certains proches à mon égard…

Et je ne parle même pas des portes tristement fermées de magasins qui ne rouvriront plus jamais pour cause de faillite.

Et au milieu de tous ça, il y a tous ceux qui se foutent de ce virus mais à un point, ça fait peur !

Et puis  il y a aussi  ces examens de contrôle de santé en hospitalisation reportés de 3 mois qu’on finit par faire et dont on n’attend rien d’autre du chir qu’un habituel, il n’y a rien de grave pour le moment, on continue les traitements et  on se revoit dans 2 ans…
Et bien non, cette fois paf la claque !  pas de « on se revoit dans 2 ans« , mais un « faut qu’on fasse des examens complémentaires rapidement, mais on ne peut malheureusement  pas dans l’immédiat, le seul hôpital qui fait ça est surchargé à cause du covid, on va devoir laisser passer l’été mais  on prend Rv dès maintenant pour programmer tout ça en septembre, va falloir opérer« .

Mais mais mais ….

10 ans qu’il me suit ce chir. C’est la première fois qu’il ne me dit pas « c’est pas grave« .

J’avoue, j’ai pas bien pris la chose surtout que je ne m’y attendais pas !

Putain mais merde, j’en ai ras la casquette, chaque fois que j’ai un truc quelque part, ça finit toujours pas une opération !  J’en ai marre, mais j’en ai marre !

Et voilà badaboum, mon moral s’est écroulé, je me sens terriblement seule, je n’ai plus aucune patience, ni tolérance envers personne.
Me suis engueulée avec la voisine, je ne supporte plus ses commérages et ses psychotages  incessants dès que des visiteurs franchissent l’entrée de l’immeuble, son racisme surtout  ! c’est intolérable.
Je ne supporte plus l’insouciance des gens face à la circulation de ce putain de virus.
Je ne supporte plus ces crados qui balancent leurs saloperies dans l’espace public.
Je ne supporte plus rien !

Tout se mélange, je suis lasse, fatiguée. Le monde d’après est encore plus pourri qu’avant !

Oui je suis déprimée. Besoin de bienveillance…

Bande de pollueurs dégueulasses !

Rien de changé après le confinement, les pollueurs dégueulasses sont de retour !

Il y a quelque chose que je ne comprends pas et que je ne comprendrai jamais. Comment peut-on jeter ses détritus n’importe où dans les lieux publics  ? Bon sang la nature n’est pas une poubelle !

Mais qu’est-ce que ces gens ont appris ?  que leur ont appris leurs aînés ?  A jeter leurs ordures dehors par terre  ?

Ils fument  en se baignant  et  ils jettent leur  mégot dans la mer.  Ils boivent un coup sur les berges d’un fleuve et ils laissent les bouteilles vides en partant. Ils mangent sur un banc et ils balancent emballages et canettes sur le sol. Ils pique-niquent dans un parc et Ils abandonnent leurs saletés sur la pelouse…

Le voisin du dessus en a marre de son chewing-gum, et hop par la fenêtre la chose bien collante avec atterrissage bien sûr sur la rambarde de mon balcon.  Ça c’était la semaine dernière et ce ne sont pas des jeunes qui habitent au dessus de chez moi. Sic !

Et les masques, et les gants !   oh les gens  franchement ! Vous avez perdus la tête ou quoi ?  Vous êtes vraiment des crades irrespectueux, dangereux en plus !

Et tout ça finit gentiment dans la mer…   Et après on va parler d’écologie, pfff !

Ce qui est malheureux c’est que ce n’est pas nouveau ce comportement d’après confinement, c’est tout le temps. Il y a qu’à voir dans quel état on retrouve les plages le matin en période estivale.  Lamentable !

Le tour de mon ancien quartier aussi n’était pas mal ! Contente d’avoir déménagé tiens !

M’enfin c’est quoi ces gens ? Ils  ne peuvent pas avoir une petite poche dans leur sac pour rassembler leurs détritus avant de quitter les lieux où ils festoient ? Ils  ne peuvent pas jeter leurs merdes, papiers gras, canettes, mouchoirs, emballages, mégots proprement dans une poubelle de rue, ou  à défaut d’en trouver sur place dans la leur chez eux ?  C’est quand même pas compliqué de respecter notre environnement et de le laisser propre.

Est-ce que dans leur habitation ils balancent leurs ordures sur le sol au milieu de leur salon ? Non bien sûr.  Alors pourquoi ils le font à l’extérieur ?

Bande de dégueulasses mal élevés  ! Moi ça me choque.

Et dire que des lois existent contre ces incivilités environnementales et qu’elles ne sont même pas appliquées. pfff désespérant !

Le monde d’après est décidément pire que celui d’avant !

 

Mon dernier tatouage, la liberté pour l’éternité

Allez hop voilà  un nouveau tatouage sur mon corps. C’est mon troisième.

J’ai une salamandre qui grimpe sur mon mollet depuis pas mal d’années déjà.MINOLTA DIGITAL CAMERAJ’ai une branche de mûrier en fleurs sur mon avant bras droit qui marque ma renaissance après une longue période pourrie.

Et maintenant, pour marquer cette fin de confinement … non en fait ce n’est pas la raison,   j’ai fait tatouer le mot  « Liberté »  pour l’éternité sur mon bras, avec une montgolfière pour appuyer cette sensation ! Et oui, ce tatouage me titille surtout depuis que je suis à la retraite  tellement je suis heureuse de cette liberté enfin gagnée.

Liberté parce que je n’ai plus de compte à rendre ni à un employeur, ni à Pôle emploi, ni à aucun de ces organismes liés à la « vie active ».
Liberté parce que je peux être enfin moi-même, plus de rôle à jouer, plus de paraître.
Liberté parce que je peux aller/venir comme je veux, m’habiller comme je veux.
Liberté parce que je peux m’exprimer comme je veux.
Liberté parce qu’en plus je n’ai pas de contraintes de vie de couple, pas de concession à faire.
Liberté parce que si je veux rester seule, je reste seule. Vivre seule est un luxe.
Liberté parce que je peux faire ce que je veux, quand je veux, où je veux, et surtout rien si je veux.
Liberté parce que je peux fréquenter ou pas qui je veux, recevoir ou pas qui je veux.
Liberté parce que je choisis mon mode de vie.

C’est Histoires d’encres à Sète qui a réalisé le graphisme. Très à l’écoute le jeune homme, je suis contente du résultat.

Ah oui comment fais-je en cette période pour me baigner quand même avec un tatouage tout frais ?
Et bien j’applique dessus un film adhésif  de la marque Tegaderm Roll. Ça s’achète en rouleau de 10x2m à la pharmacie.  C’est imperméable, ça tient très bien et avec ça je peux faire du longe-côte tranquille.
Si je ne vais pas dans l’eau, je protège mon tatouage  du soleil avec le stick Easytattoo Extreme Sunblock.
Et pour les soins ordinaires de préparation de la peau avant et de cicatrisation après, j’ai un pot de Hustle Butter DeLuxe.

Encore une plage tranquille

A Sète nous avons la chance d’avoir un lido de 12 km entre mer et étang où l’on trouve de belles bandes de plages avec de l’espace pour s’éparpiller.

Il y en a pour tous les goûts, avec paillotes (bon pas en ce moment) ou sans,  avec camping ou sans, avec parkings à proximité, les uns payants, les autres gratuits, ou encore  avec accès uniquement à vélo ou à pieds.

En ce premier long week-end de dé-confinement, comme les familles se précipitent, et c’est bien normal,   vers les plages du lido et de la baleine plus faciles d’accès en voiture, avec une copine nous avons préféré pour plus de tranquillité aller encore plus loin qu’en début de semaine  pour nous baigner. Et cette fois nous sommes parties des 3 digues pour marcher jusqu’à la plage naturelle du Jalabert, la plus sauvage de Sète.

Pour se détendre dans le calme c’est vraiment l’endroit rêvé. Il serait dommage que l’on nous prive à nouveau de cet espace naturel à cause de quelques indisciplinés.

Depuis 2005, blog exutoire à l'ancienne avec des tranches de vie et des humeurs rangées dérangées et dérangeantes dedans