Ma loggia

Petit à petit l’oiseau fait son nid, et ça avance bien du côté de ma loggia.

Je me suis fait un petit coin cocooning pour me relaxer en admirant les magnifiques couchers de soleil sur la mer et l’étang de Thau…

Et pour habiller les murs, j’ai ressorti de mes archives une affiche « Fiest’à Sète » édition 2006 dédicacée, et des clichés que j’avais pris lors de mes balades à la pointe courte il y a plus de dix ans.

Me reste plus qu’à rajouter quelques plantes méditerranéennes pour meubler.  Mais je la trouve déjà bien sympa ma p’tite loggia sétoise !

Chair fraîche

Allez hop voilà ma petite râlerie du soir concernant la polémique du moment autour des propos d’un personnage plus ou moins connu, que je ne citerai pas d’ailleurs car je m’en fiche du mec.

Il s’est donc confié à la presse de ne pouvoir aimé une femme de plus de 50 ans.

Ouais et alors ??? pourquoi cette polémique ? Il préfère les chairs plus fraîches soit ! c’est son droit et on s’en tape non ? Du moment qu’on ne verse pas dans la pédophilie chacun est libre de ses tendances, d’aimer qui il veut et de baiser avec qui il veut non ?

Je ne comprends vraiment pas le pataquès autour des propos de ce bonhomme. Il y a bien des hommes qui  préfèrent les femmes plus matures, ou encore les personnes du même sexe qu’eux, de la même façon que certaines femmes préfèrent des hommes plus jeunes qu’elles ou encore beaucoup plus âgés … Qu’est-ce que ça peut faire ?

C’est quoi cette mentalité malsaine de  vouloir imposer un moule relation homme/femme et de s’offusquer dès qu’on ne rentre pas dans ce moule.
Macron qui a une femme plus âgée, ça ne va pas ;   un acteur qui se marie avec une jeunette ça ne va pas ; un autre qui n’aime que les hommes ça ne va pas, on lui casse la gueule ; une femme qui aime une femme ça ne va pas ;  une femme amoureuse d’un transgenre ça ne va pas …
Mais oh ça suffit les « hateurs » !! Occupez-vous de vos fesses !

C’est pénible à la fin ces jugements permanents sur la vie sentimentale des gens.  De quoi je me mêle ? Les histoires d’amour, de sentiments, de sexe ne se discutent pas, et ne concernent que les intéressés. Un point c’est tout !

En tous les cas moi je m’en tape des préférences de ce monsieur,  et je trouve cette polémique ridicule et inutile !

 

Note: Oui la photo c’est moi quand mes chairs étaient plus fermes il y a 20 ans pile hinhin ! 

C’est ça la France et les français !

Éditorial de Lyon Capitale
par Didier Maïsto

« Les Gilets jaunes c’est la France laborieuse, la France de ceux qui fument des clopes et roulent au diesel, des ouvriers et des petits patrons.

« La France des troquets, du tiercé et des plats du dimanche.
La France ni de droite ni de gauche – ou d’un peu des deux.
Celle de ceux qui ne sont rien, mais pas personne, la France des illettrés, des harkis, des légionnaires, la France des prostituées et des poissonnières, la France de ceux qui ont choisi la France pour y vivre, y travailler et y mourir.

« Celle des parents qui mettent des torgnoles à leurs gosses pour leur apprendre à se tenir.
Des fins de mois difficiles, qui sont autant de fins du monde, sans cesse renouvelées.
La France qui se baisse pour ramasser une pièce, éteint la lumière de la cuisine et met les restes au frigo dans un tupperware.
La France des types qui matent le cul des filles et celle des filles qui font semblant d’être offusquées.

« Celle de ceux qui appellent un arabe un arabe et un noir un noir. « Diversité », « minorités visibles », « #balancetonporc« , « covoiturage », « transition énergétique »… ces mots sont vides de sens pour cette France, LA FRANCE.

« La France qui vanne, invective, s’insulte puis se réconcilie devant un verre de rouge, pas forcément avec modération.
La France modeste et fière, qui compte les centimes en rêvant de gagner au Loto, qui n’aime pas trop les riches et n’en peut plus d’être pauvre.
Celle qui déteste les sous-chefs et adore haïr les chefs, pourvu qu’ils en aient la stature et l’humilité.

« La France qui se branle de l’Europe, mais qui adore les Italiens, les Espagnols, les Portugais ou les Grecs.
Enfin, ça dépend des jours.
La France qui se fout de l’écologie, mais qui connaît le nom des arbres, des champignons et des oiseaux.
La France ni raciste, ni xénophobe, ni fasciste, ni homophobe, celle qu’il faut juste respecter et pas trop emmerder avec des histoires de cornecul.
Celle qui veut vivre de son boulot et se sent humiliée quand on lui fait l’aumône ou la leçon.
Celle qui sait que ses ancêtres n’étaient pas forcément des Gaulois, mais ne peut s’empêcher de chialer quand elle entonne La Marseillaise, dans un stade ou dans la rue.

« La France pétrie de contradictions, qui dit rouge et qui dit noir, qui se signe à l’église et bouffe du curé.
La France de ceux qui n’envisagent pas une seconde de ne pas se faire enterrer en France, même – et peut-être surtout – si leurs racines sont ailleurs.
Celle qui tient la porte, cède sa place dans un bus et se gèle toutes les nuits sur les ronds-points des nationales.
Un seul coup de klaxon et… je serai guéri.

« La France des pantalons qui piquent, celle des antimilitaristes qui ne manquent aucun défilé du 14 juillet à la télé, celle des pulls en acrylique et du Tour de France, la France de Coluche, d’Audiard, d’Akhenaton, la France des Fragione, des Perez, des Cavanna, des Cherfi et des Matombo, du Père Noël est une ordure, des Deschiens, des Nuls et de tous les inconnus célèbres, celle de Bebel et des Valseuses, d’Higelin et d’Herrero, la France du film pourri du dimanche soir, celle des héros du quotidien, celle qui pense que Céline n’est qu’un vendeur de sacs, mais dont la culture et l’intelligence sont magnifiques, parce qu’elles viennent de loin, de très loin, de plus loin encore.

« La France des femmes de ménage et des ramasseurs de poubelles, celle des artisans et des commerçants près de leurs sous, la France qui sait que c’est le travail qui libère et l’oisiveté qui asservit.

« On ne peut pas aimer la France et ne pas être touché par les Gilets jaunes. Mépriser les Gilets jaunes c’est mépriser la France et les Français, c’est se mépriser soi-même. Chaque fois que je vois un Gilet jaune sur un rond-point, j’ai envie de le serrer dans mes bras. J’ai envie de lui dire « continue mon gars, je t’aime, je suis avec toi, je suis exactement comme toi, j’ai souffert et si aujourd’hui ça va un peu mieux, je sais d’où je viens et où je ne veux plus être ». Je suis un beauf. J’aime les Gilets jaunes. Sans restriction. Avec tous leurs excès, tous leurs manques, tous leurs défauts et toutes leurs frustrations. Je prends tout, absolument tout, en bloc, comme mon pays, la France, mon pays contre lequel je râle et ne cesserai de râler. Oui : je prends tout ! Et tant pis si je dois me fâcher avec quelques-uns. Parce que je sais que le jour où je serai à nouveau dans la merde, c’est un putain de Gilet jaune qui m’aidera à en sortir. On ne peut pas aimer la France et ne pas être touché par les Gilets jaunes. »

Et là oui je m’y retrouve !

Déménagement J-7

Bon ben voilà J-7, tout est démonté, lavé, emballé, rangé, les lits sont à la verticale, les chambres nettoyées, les trous bouchés, les luminaires démontés, la tapisserie recollée par ci par là.


Step by step, tri, dons, ventes, récupération de cartons, toute seule comme une grande je m’en suis bien sortie.

Me reste que le strict minimum pour les derniers jours, et j’ai établi mon dernier campement sur le canap’.

La paperasserie retraite/déménagement m’a aussi bien occupée, et continue de m’occuper pas mal. Pfff c’est quand même sacrément lourdingue même si on fait quasi tout via Internet.
Me reste encore une dernière signature importante à venir.

Du coup pas vu grand monde avec tout ça ces derniers mois. Rares furent les sorties et je les ai vraiment appréciées.
J’ai fait vase clos pour limiter les frais superflus, et surtout pour éviter de vivre au dessus de mes moyens. Un déménagement c’est un budget important et l’organisation prend du temps !

Montpellier aura été l’endroit où j’ai vécu le plus longtemps dans toute ma vie. Plus de 17 ans ce n’est pas rien.
Néanmoins « No Tears No Regrets » mais j’ai quand même un petit pincement au cœur !
Il faut reconnaître que j’ai passé une année difficile, bien gérée au final, mais difficile.

Certains ne l’ont pas compris et m’ont lâchée. Ils s’attendaient à ce que j’arrose ci ou ça, que je leur paie des coups alors que je jongle serré, serré. Ou peut-être n’ont-ils pas bien compris que je suis une grande fille qui sait gérer ses affaires toute seule, allez savoir…
Bref n’étant pas comme ils voulaient que je sois, à leur raconter ce qui ne les regarde pas surtout, ils m’ont sortie de « leur cercle ». Ainsi va la vie.

Et maintenant, si je prenais un peu l’air avant le grand départ.

Et le désespoir continue de monter #GiletsJaunes

Mais bon sang quand est-ce que les nantis et les politiques vont-ils  comprendre  qu’on n’en peut plus d’être pressés comme des citrons.
Qu’on n’en peut plus de tirer sur la ceinture plus les charges augmentent.
Qu’on n’en peut plus de ne pas finir le mois.
Qu’on n’en peut plus de la précarisation du travail, de la paupérisation.
Qu’on n’en peut plus de voir disparaître progressivement les services publics.
Qu’on n’en peut plus de ces politiques qui n’ont de cesse que de monter les français les uns contre les autres, surtout les plus modestes.
Qu’on n’en peut plus de ces erreurs de gouvernance qui sont de donner aux riches en enlevant aux foyers modestes et aux retraités dans la foulée.
Qu’on n’en peut plus du pouvoir des banques.
Qu’on n’en peut plus du prétexte de l’écologie pour nous coller des taxes encore et encore qui de toute façon n’iront pas à l’écologie mais dans la poche des politiques.

L’augmentation de la taxe sur le carburant est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ça et ce mépris permanent du gouvernement, et surtout celui très affiché de notre président. Trop c’est trop !

Le problème est le pouvoir d’achat inexistant, et le surendettement de beaucoup pour pouvoir payer ne serait-ce que les charges incompressibles.

Ces charges incompressibles qui nous bouffent sont les mêmes pour tout le monde que l’on soit une personne seule ou une famille.
Loyer, taxe d’habitation, électricité, eau, téléphonie, assurances habitation/voiture, mutuelle, frais de transport, frais bancaire, TVA etc…
Que l’on touche l’ASS en fin de droits de chômage ou le RSA, que l’on gagne de 750 € à 950 € de retraite, que l’on gagne 1188 €  de SMIC, on ne peut pas assumer toutes les charges avec ça ! Elles sont trop élevées.

Les aides ? C’est une vue de l’esprit pour beaucoup tellement il est difficile d’en obtenir avec les calculs sur n-1 et n-2.
Par exemple, il m’a fallu 7 mois de constitution de dossier avec uniquement l’ASS pour vivre, c’est à dire même pas 500 € par mois, pour obtenir l’allocation logement plafonnée de 241.95 € en zone 3 (non l’allocation logement ne couvre pas entièrement le loyer quel que soit son montant).
Mais… oui mais, elle est payée directement au bailleur, même les arriérés. Ce qui veut dire que ces arriérés qui auraient pu combler un trou de 7 mois d’un coup sont distillés mensuellement au compte goutte par le bailleur. C’est lui qui se met la somme de côté sic !
Personnellement, sans le décès de ma mère pour compléter ce trou, j’étais à la rue.

Les aides toujours: avec 946 € de retraite, on n’a plus droit à aucune aide quand on est seul !
Ah c’est sur c’est vachement mieux que le RSA ou l’ASS, c’est la teuf 946 € de retraite ! Mais ça ne couvre toujours pas ces fameuses charges incompressibles qui ne font qu’augmenter.

Donc ce n’est pas difficile, si on n’a pas 2-3 sous de côté, il est impossible de s’en sortir. Et ces réserves ne sont pas inépuisables quand on pioche dedans chaque mois pour payer le reste des charges, la nourriture et l’entretien… Bien sûr, pas question de sorties, restos, voyages.

Et la suppression des cotisations sociales (chômage, maladie, retraite)  sur la fiche de paie, mais c’est super inquiétant !
Ce n’est pas un  gain sur le pouvoir d’achat bien au contraire. Comment va-t-on payer les indemnités chômage, les accidents du travail, les arrêts maladie, les retraites complémentaires si on supprime ces cotisations solidaires sinon par une augmentation des impôts et par de nouvelles charges individuelles via des assurances privées qui vont coûter très chères .
C’est encore une grosse baisse du pouvoir d’achat en vue ça, et certainement pas un gain ! L’arnaque quoi !

Et les primes ! Quel foutage de gueule excusez moi. Mais à quoi sert une prime pour acheter une voiture quand on n’a pas les moyens de remplir le réservoir !

Et ces politiques de tous bords qui nous montent les uns contre les autres, qui méprisent les « classes moyennes »,  « les classes populaires »,  qui traitent les gens modestes de fainéants, d’illettrés, de ploucs, d’assistés, de capricieux, de râleurs, qui se fichent des pauvres et des SDF, ras le bol !
Méfiez-vous les prétendus « intellectuellement supérieurs »,  vous n’êtes pas à l’abri de vous casser la gueule un jour, un licenciement, un drame de la vie,  et hop  ça va vite la dégringolade !

Alors oui ce qui mijotait depuis des années arrive, du fin fond des campagnes aux quartiers des villes, les citoyens, jusqu’à ceux qui n’avaient jamais bougé jusque là, se révoltent.
ça fait des décennies que le ras le bol monte, « Il faut que ça pète », « ça va péter » ruminait-on dans les chaumières.
Et bien voilà ça pète maintenant !
Les français ont arrêté d’être des moutons, ils sont  devenus des #GiletsJaunes !

Bien sûr les violences sont déplorables et condamnables ! Ce manque de respect et ces profanations sont des signaux négatifs dans cette révolte, et c’est malheureux de ne voir que ça, d’autant que les casseurs ne sont pas représentatifs de la majorité pacifique des #GiletsJaunes.

Malgré ça, notre président  continue à ignorer le peuple, à nous prendre de haut. Il ne comprend pas, on ne règle pas le désespoir des français à coup de mépris !

Face à cette crise institutionnelle le gouvernement est manifestement incompétent, et malheureusement il est à craindre que la violence continue de monter.

Mais bon sang c’est  une question de logique, plus le pouvoir d’achat est élevé, plus on dépense, et plus l’économie du pays tourne ! Et plus on nous taxe, moins on dépense, et moins l’économie tourne.

Le 24 novembre #NousToutes

Un soir, en larmes, j’ai hurlé à mon père  « J’en ai marre que vous me preniez tous pour un punching-ball ! »

Après une séparation d’un mari violent, harceleur et violeur, suivie d’un parcours parsemé d’agressions ce fut la goutte d’eau.

Le lendemain avec mon œil au beurre noir et mes côtes en vrac j’ai bouleversé ma vie encore une fois. Ce ne fut pas simple à vivre, surtout pour mes enfants, leur relation avec moi en a aussi été bouleversée. Mais c’est la dernière fois qu’un homme a levé la main sur moi. J’avais 34 ans.

J’étais juste allée dîner chez des amis.

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'une prétendue psychotique