Et la maison est enfin vide !

Quand t’as fini de  vider la maison de ton parent décédé, que le balai et la serpillière sont passés partout, et qu’il ne reste plus que du peaufinage de ménage, t’es contente mais contente !!!

Suis vraiment fière de moi  d’être arrivée à bout de ce bazar ! Ah là là, j’en reviens pas d’avoir fait tout ça. Step by step, j’ai mis 5 mois !

Ce 15 juillet est vraiment à marquer d’une pierre blanche ! youp là boum ! Et je ne vais pas avoir de mal à me rappeler cette date, haha !

Patience maintenant pour la libération finale quand je donnerai mes clés à la future proprio…

Et après je vais vivre, mais vivre !

Pour mémoire…
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Parce que c’est la vie

Ma vie

J’ai eu vingt ans et bientôt trente,
les quarante ont suivi et aussi les cinquante,
puis les soixante
avec quelques unités pour perturber les comptes.
J’ai lu des magazines qui parlaient de mes rides,
de bouchers qui taillaient dans les bides
et remontaient des seins à la file
comme dans les usines pour les automobiles.
Rester jeune, peu importe le prix !
Info, intox, il paraît même que le botox…
Alors, là, moi, j’dis stop.
Remonter le temps? Avoir encore vingt ans ?
Ça va pas, non ? Tu sais quoi ? J’ai pas le temps !

Demain, dans un mois, dans un an,
j’irai me balader pas très loin sur la plage
et je ramasserai des galets arrondis
que je colorierai aux couleurs du bonheur.
Je lirai des légendes, écouterai des contes
et puis les offrirai à qui voudra entendre.
Je me ferai des amis, au hasard
sur la toile, dans la rue ou au bar;
on discutera jusqu’au bout de la nuit
de la vie, de l’amour et de la mort aussi.

Demain, dans un mois, dans un an,
j’aurai les bras câlins de mes petits enfants
à mon cou enroulés pour mieux me protéger.
Mes enfants seront là et nous nous sourirons,
heureux d’avoir su traverser sans sombrer
les tempêtes, les naufrages et puis quelques orages.
Il m’arrivera encore de chanter, de danser
et de me régaler de gâteaux, de bonbons,
de p’tits plats mijotés
sans penser aux kilos ou bien à ma santé.

Demain, dans un mois, dans un an,
Je sortirai la nuit avec tous les hiboux
et verrai le soleil sur la mer se lever.
Je marcherai longtemps en goûtant le silence
J’aimerai les odeurs de la mousse en automne
et du foin en été
et le chant des cigales et le soleil brûlant.
J’écouterai toujours le malheur qui se plaint.
J’éprouverai encore les bouffées de colère
face à la bêtise et la haine étalées.
Jamais ni l’injustice ni l’infamie je n’accepterai
et lèverai en l’air, mon poing avec rage.

Demain, dans un mois, dans un an…
Et si la mort survient,
car elle survient toujours, la garce,
elle me trouvera debout, occupée et ridée.

Texte de Mireille Bergès… ou pas ! source non trouvée…

Parce que j’aurais pu écrire ce texte…

« Sois gentille avec les gens ! »

Alors là je n’en reviens pas et je ne m’en remets pas !

Après un déversement de rancœur injustifiée à mon égard en me hurlant dessus, violence pure et simple, en plus sur des sujets de succession qui ne regardaient en rien cette personne vociférante extérieure à la famille, j’ai eu droit à un final au top !

« Sois gentille avec les gens ! »

Et elle est repartie avec son mec, la voiture chargée des derniers dons qu’on lui a fait, dons qui auraient très bien pu profiter à mes enfants, et notamment à ma fille, sic ! sans un merci, comme si tout était normal , comme si notre bon vouloir et notre générosité étaient un dû, comme si elle avait des droits sur cet héritage, sur le seul prétexte qu’elle s’est occupée de notre aînée dans le cadre de son travail ! -ça elle n’a pas loupé de me l’envoyer violemment dans les dents, « n’oublie pas que… blablabla, c’est moi qui … blablabla » voulant me faire culpabiliser en oubliant que, elle, elle était payée pour ça  !- Scandaleux !

Je crois qu’en voyant le regard que je lui ai lancé quand elle est partie,  et la crispation de ma mâchoire, elle a très bien compris que tout était terminé là, et que je ne voudrai plus jamais avoir affaire à elle. Là pas question d’excuse de la chaleur qui fatigue et fait péter les plombs. Elle est allée trop loin, beaucoup trop loin. Le point de non retour est atteint !

Mais pourquoi n’ai-je pas eu le réflexe de lui dire, « Mais laisse donc tout ça là et va-t’en ! »  comme me l’ont si bien fait remarqué ma petite-fille et son amie témoins de cette scène consternante et surréaliste.

J’ai (nous avons) connement lésé mes enfants à son profit. Tout ce qu’elle a pris, je ne l’ai pas, donc du coup mes enfants ne l’auront pas…

Seulement voilà, j’ai tellement été choquée par ces invectives  que du coup j’ai été  incapable de réaction sensée immédiate. J’en ai même cauchemardé durant la nuit, ça en a été à ce point là !

Pffff et dire qu’elle a osé me balancer en partant sur un ton moralisateur  « Sois gentille avec les gens ! « .

Mais j’hallucine quoi !

Allez zou ! faire le vide, l’oublier, et me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je n’ai besoin de personne.  Comme disent les filles, je m’en sors très bien toute seule !  Next step !

Pas bon d’être trop généreux, pas bon ! Et encore moins de trop se confier (enfin là c’est pas moi). Surtout, ne jamais, jamais faire confiance à personne ! Bref encore une bonne leçon de plus à ajouter dans ma besace que le comportement de certains suite à ce décès.

La plage ? heu non pas le temps !

Un coup de fil auquel je n’ai pas répondu parce que trop fatiguée et besoin de repos. Un message me disant « ah ben tu dois profiter de la plage en ce moment, moi je peux pas ici ! »
Et bien non je ne suis pas encore allée à la plage cette année, à part prendre un verre dans une paillotte à Sète après RV ! Étonnant non ? Pas tant que ça !

Un décès, une maison à vendre et surtout à vider, ça occupe et le temps et l’esprit ! En plus ça crève physiquement et moralement, d’où le repos nécessaire au calme après chaque étape terminée pour récupérer de l’énergie pour la suivante.

En tous les cas je suis très fière de moi !
Après l’étape déchetterie (20 m3 de merdes quand même), l’étape dons, l’étape triage de papiers (pfff alors ça !!!),  l’étape bouquinistes, brocanteur…, je suis passée à l’étape vidage définitif de la maison, et j’ai super bien avancé cette semaine -On n’est jamais mieux servi que par soi-même- !

avant vidage


La maison est presque vide, il ne reste plus que ce que les uns et les autres doivent récupérer -j’ai préparé leurs cartons-, une repasseuse à descendre au garage (à vendre), et un bureau à finir de démonter pour le prochain passage des encombrants. Ce que je ne peux pas faire toute seule car je ne peux pas m’accroupir pour dévisser et d’une, et de de deux je n’ai pas le force physique pour porter toute seule ce bazar dans les escaliers.


Pour le reste je me suis débrouillée avec une grande poubelle, un chariot à roulettes et un facteur à la retraite qui passait par là, et qui ma foi m’a gentiment aidée à descendre des caissons dans les escaliers pour les encombrants. Du coup il a récupéré de la vaisselle, des livres, une table basse, et cette fichue fourrure dont personne ne voulait !


J’ai aussi vendu tout ce que je pouvais vendre, pas cher certes, mais ça nous fait une petite cagnotte à mon frère et à moi pour les faux frais, notamment pour mettre la maison au propre, et l’essence du frangin qui n’habite pas à côté.


D’ailleurs tout bien réfléchit, plus j’avance, plus je me dis que le plus gros du ménage, je le ferai moi-même au fur et à mesure.

Et le jardin, et bien je verrai avec la future propriétaire. De toute façon j’ai demandé des devis pour la remise en état, si jamais…

La plage ? non sérieux, en ce moment suis bien trop fourbue, percluse de douleurs et la tête dans le guidon,  pour quitter la douceur de mon canap’ quand je peux  m’y vautrer.

Mais bon la semaine prochaine promis, j’irai enfin faire ma touriste… 😉

En attendant le concert, visite des jardins de la Fontaine

Nice girls
Nice girls

Dimanche dernier c’était la grande sortie annuelle pour moi. Je suis donc allée voir Texas et Simple Minds en concert aux arènes de Nîmes, et comme nous sommes arrivées très tôt avec mes très charmantes covoitureuses pour trouver des places gratuites , nous avons donc fait les touristes ensemble dans la ville avant de nous séparer dans les arènes pour rejoindre nos places respectives.

Un petit tour par la maison carrée, magnifique temple antique ! ouch qu’il est haut !!!

Et ensuite un grand tour dans les jardins de la Fontaine, merveilleux endroit paysagé et historique dont on ne se lasse pas d’admirer l’architecture et la flore.

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Gosh ils sont plus vieux que moi ces chevaux de bois à pédales ! Presque émue de constater qu’il y en a encore pour la plus grande joie des enfants ! Petite j’adorais pédaler sur ces sulkys 🙂
petits chevaux de bois

J’ai vu Texas et Simple Minds aux arènes ! yeaaah !

J’ai passé une soirée mémorable que celle de dimanche dernier aux Arènes de Nîmes.
J’avais loupé Sharleen à Montpellier, je ne pouvais pas la louper à l’occasion du festival de Nîmes (oui je suis fan !). Aussi j’ai pris mon billet le 23 décembre 2017 pour le 17 juin 2018. Bref je me suis offerte un chouette cadeau de Noël, 2 concerts en un.

Jim KerrLa soirée a commencé avant la tombée de la nuit par Simple Minds avec un Jim Kerr en super forme.

Quel son ! ça pétait bien ! La nana à la batterie wow !

J’avais une petite crainte de ne pas supporter car hyperacousique et j’avais amené mes protections d’oreilles Alvis, mais je ne les ai même pas sorties. Dans les arènes c’est top pour ça. J’ai pu me concentrer à fond sur la musique, faire ma fofolle, chanter, danser.

Don’t you forget about me, don’t don’t don’t…. hé hé hé hé houuuuuuu ! Flash back vers les années 80.

oznor

Et ensuite, ouaiiiiis ! Sharleen ! Sharleen !

Sharleen Spiteri
Photo Colette Duval

J’avoue que j’ai eu ma larmichette d’émotion quand elle est apparue sur scène tellement j’étais contente d’être là.


Elle a mis une ambiance de feu. Y a pas, elle est vraiment généreuse avec son public. Elle a enchaîné une pluie de tubes et communiqué avec nous, c’était génial !
Il y en a eu des « Sharleeeen I love you » un peu partout dans les arènes, et ne venant pas que des hommes 😉 !

J’ai vraiment vraiment passé une soirée de folie, déchaînée et des étoiles plein les yeux !

« ASSiste », je me sens coupable

Plus de 3 ans de chômage, trop âgée pour les employeurs (j’ai 61 ans et 8 mois), et surtout à  4 mois de la retraite, patatras je ne bénéficie plus de l’allocation de retour à l’emploi (75 % de mon dernier salaire) et me retrouve « ASSiste », c’est à dire bénéficiaire de l’Allocation de Solidarité Spécifique de 16,48 € par jour (équivalant RSA).
Et non l’allocation chômage n’est pas éternelle pour ceux qui croient que…
Bref, chercher une mission, un CDD est devenu vain depuis une bonne année. Je n’obtiens plus de RV, plus rien. Curieusement les offres actuelles sont pour des CDI pour lesquelles je ne peux plus prétendre. Ben oui à 4 mois de la retraite …

Du coup c’est la grosse bascule bien brutale dans la pauvreté, sans allocation logement parce que je ne rentre pas encore dans les critères qui vont bien,  sans CMU, sans autre aide sociale que l’ASS, rien de plus qui coûte un pognon de dingue !
De toute façon je ne rentre jamais dans les critères, d’autant moins que les calculs savants des organismes sociaux se basent sur les 2 années précédant la bascule dans la misère totale. Donc forcément faut patauger au moins 1 année complète dans la plus grande merde, pour pouvoir commencer à prétendre au forfait alloc logement et arriver à peu près à 750 € par mois maxi tout compris pour une personne seule. Non l’alloc logement ne couvre pas le montant total du loyer, c’est un forfait !

En attendant il faut que je fasse avec mes 510,88 € les mois de 31 jours, et que je me démerde pour couvrir mes 959,77 € de charges fixes (je suis locataire, et paie encore la taxe d’habitation, et j’ai bien sûr une mutuelle pas donnée que je ne peux supprimer). Et il faut bien se nourrir aussi…

Et je me sens coupable !

Oui je fais partie de ces assistés de chômeurs, salauds de pauvre irresponsables, prétendus illettrés de surcroît, montrés du doigt par les Sarkosy/Wauquiez/Macron and co depuis des années, critiqués par ceux qui croient qu’on cumule les aides et qu’on touche un max, et surtout qu’on utilise nos indemnités pour glander en  vacances.
Ces bourrages de crâne politico-médiatiques permanents qui montent les pauvres les uns contre les autres, ont fait que la culpabilité s’est incrustée sournoisement en moi.

Et..

Je me sens coupable parce que je ne suis pas arrivée à me sortir du chômage. Je me sens coupable parce que j’ai complètement raté ma carrière professionnelle.

Je me sens coupable d’avoir vécu une grande partie de ma vie dans la précarité et la pauvreté.

Je me sens coupable de ne pas avoir été une mère qui assure suffisamment financièrement pour aider ses enfants, bien que les ayant élevée seule.

Je me sens coupable comme s’il était honteux de me retrouver dans une telle situation. Je sors rarement de chez moi, je ne vois personne, je ne parle à personne. je fais toutes mes démarches en ligne pour ne pas me retrouver face aux fokon-yakas et à tous ces bons conseilleurs qui savent tout sur tout sans avoir rien vécu, et surtout pas ma vie. Je ne profite même pas de la mer si proche…

Je me sens coupable aussi parce que dimanche je vais à un concert. J’ai acheté mon billet en décembre 2017,  avec des économies faites sur mes indemnités de chômage que je touchais encore l’année dernière. Bref me suis offerte mon Noël ! Mais je me sens quand même coupable.
Bénéficier de l’ASS aujourd’hui et aller à un concert, salaud de pauvre tu ne te fais pas chier quand même, la vie est belle pour toi !

Je me sens coupable parce que… je profite du décès de ma mère pour survivre.  Grâce à son assurance vie je vais pouvoir compléter mes 500 € mensuel jusqu’à la retraite pour payer mes charges, et surtout garder mon toit sur la tête, ma mutuelle santé, mon smatphone et ma voiture. J’ai fait le calcul pour que ça bouche l’énorme trou jusque là.
J’avoue ! la mort de ma mère m’arrange bien. Je ne finirai pas à la rue !

Et oui, c’est comme ça les choses de la vie. C’est malheureux à dire (quoi que), mais merci maman d’être décédée. Au final ta psychotique de fille va s’en sortir grâce à toi, dans un premier temps jusqu’à novembre. Step by step…

Je me sens coupable …
Mais merde quoi, pourquoi je ne devrais pas profiter sereinement de ce qui me tombe dessus légalement alors que je n’ai rien, et surtout pas ces aides sociales bien trop compliquées à obtenir, mais qui coûtent un pognon de dingue à Jupiter !

Finalement pas de quoi culpabiliser !

Tout doit changer …

… rien n’est immuable !

everything must change
tout doit changer
nothing stays the same
rien n’est immuable

everyone will change
Tout le monde change
no one, no one stays the same
Personne, personne ne reste le même

the young become the old
les jeunes deviennent  vieux
and mysteries do unfold
et les mystères se dévoilent
for that’s the way of time
car c’est le chemin du temps
no one, and nothing goes unchanged
personne, et rien ne restent inchangés

there are not many things in life one can be sure of
il n’y a pas beaucoup de choses dans la vie dont on peut être sure
except rain comes from the clouds
sauf que la pluie vient des nuages
sun lights up the sky
que le soleil illumine le ciel
hummingbirds fly
que les colibris volent

winter turns to spring
l’hiver se transforme en printemps
a wounded heart will heal
un cœur blessé va guérir
oh but never much too soon
oh mais jamais trop tôt
no one, and nothing goes unchanged
personne, et rien ne restent inchangés

…..

everything must change
tout doit changer

Remise à zéro de mon compte Twitter et pas que…

En ce moment je suis en pleine période de grand ménage de mes comptes sur les réseaux sociaux.
Il y a quelques mois j’ai commencé par supprimer les comptes de type micro-blogging, vidéos, photos, curation de contenu… tous ces réseaux chronophages qui coupent de la vraie vie, qui laissent croire qu’on a une vie fabuleuse… ou désastreuse,  selon l’unique interprétation de chacun, créant ainsi de faux liens avec les autres.

Me reste un compte facebook sur lequel j’ai viré tous les statuts depuis mon inscription jusqu’à 2018 à l’aide du plugin social book post manager ; et j’ai viré les photos sur la même période.
Je garde juste ce compte pour ne pas perdre complètement de vue quelques contacts/amis éloignés, et je le garde aussi pour ma page facebook sur laquelle j’ai procédé au même nettoyage.

Et me reste un compte Twitter.
Celui-là je suis arrivée à le remettre complètement à zéro en téléchargeant mes archives pour les importer dans  TweetERASER dans un premier temps, puis dans Tweeter archive eraser.
Ce dernier outil est plus performant car avec le précédent je n’arrivais pas à deleter les 3500 plus anciens tweets cachés au fin fond du fin fond des combles de Tweeter.
Je garde encore provisoirement ce compte pour poster mes participations aux campagnes de tests produits Sampleo quand ma candidature est acceptée, et peut-être 2-3 billets de mon blog.

En tous les cas, je ne vois pas l’intérêt de garder ad vitam eternam des milliers et des milliers d’anciens tweets. Les instants T passés , et les petites phrases d’hier n’ont plus lieu d’être.

Et ma foi, cette remise à zéro fait aussi parti de ma phase de renaissance, d’autant que je ne vis pas avec le passé !

Ah oui il me reste encore un compte Instagram, mais je ne poste quasiment plus de photos,  je ne sors pas suffisamment. D’ailleurs il me passe souvent par la tête l’idée de le supprimer aussi. Enfin pour le moment il survit !

Voilà ! et quand je serai à la retraite, dans peu de temps, je supprimerai mon compte de plein de sites emplois. Et oui, progressivement j’efface ma présence du Net !

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'une prétendue psychotique