Questionnaire chaîne qui sert à rien

Vu chez Gilsoub, un petit questionnaire chaîne  qui rappelle le bon temps de la blogosphère et des petits jeux à la con entre blogopotes, allez hop je prends le relais pour le fun.

  1. Prends le livre le plus proche de toi, page 24, écris la première phrase :
    hihi la page 24 est une page blanche, page 25 je peux, oui allez je peux :
    « De novembre 2004 à mai 2005, je n ai eu aucune visibilité en dehors de la micro-communauté des blogueurs qui traînaient plus ou moins dans le sillage de Loïc Le Meur.  »
    Et oui, la blogosphère justement, là où tout a commencé … « T’ar ta gueule à la récré » par Emery Doligé.
  2. Sans vérifier, quelle heure est-il :
    heu 15h30.
  3. Vérifie :
    15h39.
  4. Que portes-tu ?
    Un jean,  un gros pull à col roulé vintage (comme on portait autrefois en station), et des sabots fourrés.
  5. Avant de répondre à ce questionnaire, que regardais-tu :
    Les dernières vidéos diffusées par les médias locaux montrant  la charge de la police sur les manifestants à Montpellier (sic ! j’ai bien fait de ne pas y aller, je ne peux pas courir).
  6. À part le bruit (éventuel) de l’ordinateur, qu’entends-tu ?
    Le ronronnement de la machine à laver la vaisselle .
  7. Quand es-tu sorti pour la dernière fois, qu’as-tu fait (dans le sens loisirs) ?
    Je suis allée à la piscine ce matin.  1 h d’aquaforme, me suis bien défoulée.
  8. Cette nuit as-tu rêvé ?
    Oui  … Une cuisine neuve toute moche.
  9. Quand as-tu ri pour la dernière fois ?
    Je me marre souvent toute seule devant mon écran quand je lis les bêtises que postent mes contacts. Je suis bon public, donc hier au soir quand j’ai regardé mon flux FB.
  10. Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce dans laquelle tu es actuellement ?
    A gauche, des œuvres sculptées par des artistes haïtiens dans des couvercles de bidons et  un miroir ; devant moi une affiche « Fiest à Sète 2005 »  signée Le Bail ; derrière une peinture de l’artiste William Michel représentant une danseuse de Flamenco. En élargissant,  miroirs, coin cuisine, deux autres peintures.
  11. Si tu deviens subitement multimillionnaire, qu’achètes-tu ?
    heuuuu… Ben chè pas ! Des trucs pour améliorer le quotidien de mes enfants et de mes petites-filles certainement.
  12. Alors ce questionnaire, tu en penses quoi ?
    Jocker 😉
  13. As-tu vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
    Pas encore.
  14. Dis-moi quelque chose que nous ne savons pas déjà…
    J’aime pas la bûche de Noël, suis très difficile sur le sucré, et tous ces gâteaux biscuités avec de la crème, berk !
  15. Quel serait le prénom de ton enfant si c’était une fille ?
    C’est déjà fait, plus d’enfant en vue pour moi lol. Il me vient en tête d’un coup le prénom d’Iphigénie, allez savoir pourquoi ? haha   je rigoooole hein !
  16. Et si c’était un garçon ?
    Gislain …. souvenir d’un copain de classe en primaire.
  17. As-tu déjà pensé à vivre à l’étranger ?
    Oui.
  18. Que voudrais-tu entendre de la part de Dieu à ton arrivée au paradis ?
    « Ah ben dis donc, t’as fini par trouver le chemin ! Cette fois tu ne t’es pas ratée ! »
  19. Si tu peux changer quelque chose dans le monde absurde où nous vivons, tu ferais quoi ?
    J’aimerais que l’être humain devienne foncièrement bon.  ça nous changerait de toutes les atrocités dont il est capable.
  20. Aimes-tu danser ?
    oui.
  21. Quelle est la dernière chose que tu as regardé à la télévision ?
    Ce matin la fin de l’émission  des « grandes gueules ».
  22. Quelles sont les personnes que tu souhaites voir reprendre ce tag à la con ?
    Ben heu, reste-t-il encore des blogopotes qui me suivent pour prendre le relais  ?

Retour au chantier de la Plagette

Il y avait longtemps que je n’étais pas revenue au chantier naval de  la Plagette, les choses de la vie, tout ça, plus de 10 ans …  A l’époque j’étais membre de l’asso  Voile latine de Sète et du Bassin de Thau. J’avais crée le blog et nettoyé  le  site statique.

Je me suis réinscrite en septembre de cette année, et aujourd’hui c’est mon retour officiel.

Ça m’a fait tout drôle de revoir le Thétis auquel j’ai participé à la restauration en 2008,

de revoir l’Hébé également, sur laquelle j’ai navigué avant qu’elle n’apparaisse dans le film d’Agnès Varda.

Et le chantier,

le vieux hangar,


et cette atmosphère si particulière au bord de l’étang…


Bien que les lieux aient un peu vieilli, l’ambiance est restée la même, jusqu’à la grande tablée des adhérents à l’heure des repas.

Maintenant que le premier pas est fait, je reviendrai certainement aider à restaurer les barques. Yapluka !

Violence

Hier c’était la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Malheureusement la violence n’est pas que dans un couple.

Vrac de violence :

Elle m’a frappée violemment au visage. Un bel aller-retour du plat de la main  sur les oreilles.

J’étais nue dans la baignoire, elle m’a frappée sur les fesses jusqu’au sang.

Il m’a mise à plat ventre sur ses genoux et m’a fouettée avec la ceinture.

Elle m’a écrit que je ne serai toujours qu’une bonne à rien.

Sur le lit, il m’a attrapée par le cou, redressée et tapé violemment la tête contre le mur jusqu’à ce que je perde conscience.

Il m’a jeté par terre à coups de poing dans le ventre, et donné des coups de pieds dans le dos et  dans les jambes. Il avait ses chaussures aux pieds.

6 ans de ma vie…

Il m’a battue à coups de poing dans les côtes et sur le visage.

….

Il m’a prise par le cou et soulevée de terre.

Il a dit « quand une femme est battue, c’est qu’elle l’a bien cherché »

Elle a écrit que j’étais psychotique.

Tous sont des proches et ce ne sont que des extraits. La violence, ça peut commencer très tôt. C’est aussi des mots, du harcèlement moral, des humiliations… Ça bouleverse toute une vie.

Plus jamais ça !

Grosse mer et lumière

Comme la mer était mauvaise, pas de longe côte aujourd’hui. Alors à défaut de pouvoir aller dans l’eau, je me suis baladée au bord de l’eau jusqu’au coucher du soleil.

J’aime bien ces périodes d’épisodes méditerranéens quand la mer est bien grosse. Et après la pluie de la nuit dernière, la lumière est encore plus belle.

La plage de la corniche

Sur le chemin de la plage du Lazaret

Le  coup de mer a recraché des milliers de méduses sur les plages, impressionnant !

Je continue vers la crique de la vigie …

Bien rester sur le chemin …

La mer est grosse !

A la crique de la vigie la plage a disparu et les vagues lèchent le haut de la falaise.

Le soleil se cache et il commence à faire frais,  il est temps de prendre le chemin du retour …

Un peu de Haïti …

Il y a quelques jours  je suis allée avec une amie au salon du chocolat à Agde.

Il y avait une très belle exposition d’art haïtien présentée par  l’association humanitaire Kayiti.

Cette association a été créée  au lendemain du terrible séisme qui a ravagé  Haïti en 2010  afin d’apporter une aide durable en matière de reconstruction de l’habitat du pays.
Des écoles et des habitations ont de nouveau été détruites après le passage de l’ouragan Matthew  en 2018.
Aussi, afin de récolter des fonds pour mener à bien les différentes missions de reconstruction, l’association organise des expositions-ventes  de  magnifiques peintures et sculptures créées par les haïtiens, comme celle que j’ai vu à Agde.

J’ai été touchée par la créativité des haïtiens, et surtout surprise par la gaîté qui ressort de leurs peintures naïves  et  de leurs sculptures. Malgré tous  les cataclysmes, la misère et le chaos actuel qui les enfoncent, les couleurs sont joyeuses,  et la nature,  la vie sous toutes ses formes sont glorifiées. Quel contraste !

J’ai craqué pour des sculptures réalisées au burin et au marteau sur  des couvercles de bidon récupérés, c’est ma toute petite contribution.

Bananier sculpté sur couvercle de bidon
Soleil radieux très coloré
évidemment un jayco, un de plus dans ma collec…
Un joli papillon qui se repose sur mon yucca
Et un magnet papillon sur mon frigidaire

L’association KAYITI  arrête son activité et passe la main à  l’association  HAÏTIMOUN, membre du collectif Haïti Occitanie et dont le siège est situé dans le Gers.

Butternut rôtie au four

J’adore l’automne pour tous ces délicieux légumes de saison qui reviennent comme notamment  les courges, potirons, Butternuts et autres cucurbitacées.

D’habitude je fais des gratins de potirons, mais aujourd’hui je me suis essayée au Butternut rôtie au four à la mode suédoise  façon Hasselback.

J’avais du sirop d’érable, et de l’origan à défaut de thym. Ce qui fait l’affaire. Par contre pas de noix pour la déco, mais c’est pas grave.

J’ai donc coupé  ma courge  butternut en deux. J’ai retiré les graines, puis pelé les deux parties avec un économe (ça c’est le plus chiant).

J’ai posé mes deux demis butternut sur ma plaque de cuisson, face bombée en haut.
J’ai badigeonné d’huile (d’olive en ce qui me concerne) de sel (très peu, j’aime pas le sel) et de poivre.

Et hop au four chaud 20 mn.

Ensuite j’ai retiré le bazar du four pour couper mes demis butternut en fines tranches, en gardant la forme.
Je les ai arrosées d’un filet d’huile (toujours d’olive en en qui me concerne), et de sirop d’érable.
J’ai ajouté un peu d’Origan (oups beaucoup, monsieur plus a poussé mon coude) .
J’ai badigeonné pour bien tout recouvrir (comme j’ai pas de pinceau pour badigeonner, j’utilise un carré d’essuie-tout).

Et hop retour au four pour 15 mn !

Et le résultat, mamma mia , que c’était bon !!!  Accompagné d’une salade de mâche, Je me suis  régalée ! Le sirop d’érable avait légèrement caramélisé. Mais que c’était bon!

IL y a pas de doute je referai ce plat, facile en plus !

J’ai accompagné ce délicieux plat d’un verre  du très bon rouge  ASTERIE Syrah bordelaise du Château Sainte Marie découvert à la foire aux vins Monoprix pour lequel j’ai craqué (cherchez pas, il y en a plus chez Monop).

Coup de mer

Gros épisode méditerranéen aujourd’hui dans l’Hérault, normal, orages,  montée des eaux, inondations, coup de mer, risques de submersion marine,  en automne  c’est de saison. Et chacun s’y  prépare sans savoir à l’avance quel coin  va s’en prendre le plus sur la tête. Ça change tous les ans …

Heureusement ça ne dure pas, et dès qu’il y a une accalmie, que le ciel arrête de nous tomber sur la tête, que l’eau  dégage les rues,

et que les canaux redescendent dans leur lit …

c’est le moment de descendre en bord de mer pour l’admirer dans tous ses états avant qu’elle ne se calme.

Et oui j’adore la voir quand elle est démontée. C’est magique !

Mais, mais mais, où est passée la plage du lido ?
Et hop ! submergé le phare du port des quilles !
La plage de la Corniche est elle aussi submergée …
Les vagues passent les digues et grignotent la plage du Lazaret

Bon à Sète on n’a pas à se plaindre. Dans les terres c’est quand même bien pire. Heureusement les gens sont solidaires dans les endroits les plus inondés.

La petite Kurde

Depuis un siècle le massacre des Kurdes n’a jamais cessé ….

En 2019, après s’être battu contre Daesch pour notre liberté,  ils doivent faire face à l’offensive Turque, parce que bien sur Washington,  les occidentaux, « les grands de ce monde », ont fini par leur tourner le dos… encore ! sic !

En  1992 Pierre Perret racontait déjà le massacre d’une famille Kurde par des soldats .

Petite si tu es kurde, écoute-moi
Il faut partir et quitter ton chez-toi
Moi, j’ai connu ton sort
J’ai tutoyé la mort
On n’a jamais raison contre un soldat.
Ils étaient cent autour de ma maison;
Aux murs, y avait de l’ail et des poivrons
Le vent était si doux
Le ciel était si clair
Et mon père est tombé dans un éclair.
C’était un matin calme de septembre,
Ils ont amené ma mère dans la chambre
Grand-père dans ses mains
Pleurait comme un enfant
Dehors on entendait hurler Maman.
Grand-mère faisait du pain dans la cuisine
Elle s’effondra le nez dans sa farine
Et sur son cœur éclot
La fleur d’un géranium
Dernier hommage qu’elle ait reçu d’un homme.
Grand-père à coups de crosse dans le dos
Implora la pitié de ses bourreaux
J’entendais les soldats
Qui riaient tant et plus
Et Maman sur son lit ne criait plus.
Puis soudain le soleil s’est endeuillé
Les obus éclataient comme des œillets
La mort faisait ripaille
Jusque dans mon jardin
Il n’y poussait plus que des orphelins.
La pluie qui avait cousu tout l’horizon
Faisait fumer les ruines des maisons
Et tout en s’éloignant
Du ciel de Babylone
Je compris que je n’avais plus personne.
N’écoute pas les fous qui nous ont dit
Qu’ la liberté est au bout du fusil
Ceux qui ont cru ces bêtises
Sont morts depuis longtemps
Les marchands d’armes ont tous de beaux enfants.
Depuis la nuit des temps c’est pour l’argent
Que l’on envoie mourir des pauvres gens
Les croyants, la patrie
Prétextes et fariboles !
Combien de vies pour un puits de pétrole ?
Petite, si tu es kurde, il faut partir
Les enfants morts ne peuvent plus grandir.
Nous irons en Europe,
Si tel est notre lot
Là-bas ils ne tuent les gens qu’au boulot !
Pierre Perret – 1992

Journée de deuil national

C’est fou ce que l’on devient sympathique quand on meurt …

RIP monsieur Jacques Chirac !

Il est toujours joli, le temps passé
Un’ fois qu’ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types

Bref !

Ce billet est ironique bien sûr. Pour moi le temps passé pas joli, reste pas joli. Et les morts ne sont pas tous de braves types. Je ne pardonne pas à tous ceux qui m’ont offensée. Je les zappe et j’avance sans regarder derrière…

Depuis 2005, blog exutoire à l'ancienne avec des tranches de vie et des humeurs rangées dérangées et dérangeantes dedans