Archives du mot-clé senior

A propos de traverser la rue en vain, écrivons à l’Elysée #macronie

« L’Élysée a aidé le jeune chômeur sermonné par Macron à trouver un emploi » titrent les médias.

Puisque rien ne peut être refusé à l’Elysée quand l’Élysée sollicite les employeurs, et que nous sommes quand même  7 millions de chômeurs en France toutes catégories confondues, merci à ma copine conseillère chez Pôle emploi de m’avoir rappelé le chiffre, je suggère donc à tous les chômeurs/ses d’envoyer directement une missive à notre cher président plutôt qu’une lettre de motivation aux employeurs.

Monsieur le Président de la République

j’ai traversé des rues encore et encore pendant plus de 3 ans et les employeurs ont toujours refusé ma candidature en raison de mon âge, de mon trop ou pas assez d’expérience, de mon usure physique, peux pas porter… de mes diplômes, jamais les bons…

Pourriez-vous m’aider à trouver cet emploi que je cherche vainement avec le soutien de pôle emploi ?

Vous remerciant de votre bienveillance, veuillez trouver ci-joint ma lettre de motivation et mon CV.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes respectueuses salutations.

Ah mince c’est un peu tard, je devrais être à la retraite en novembre de cette année si mon dossier passe… (et non je ne sais pas où l’assurance retraite en est malgré mes relances !)

Du coup un  petit post-scriptum :

La Prime Transitoire de Solidarité n’étant plus attribuée  depuis le 31 décembre 2017 aux chômeurs en fin de droits de chômage et proches de la retraite, et bien qu’ils aient traversé un maximum de rues pour trouver un job, ceux-ci sont laissés au bord du caniveau  pendant des mois sans le minimum vital jusqu’à leur futur petite retraite.

Ils ont juste droit du jour au lendemain sans transition qu’à la « très généreuse » Allocation de Solidarité Spécifique de 16,48 € par jour .  Ce qui correspond, si vous avez la flemme de calculer, au pognon de dingue de 494,40 € pour 1 mois de 30 jours  pour « vivre ».

Comme vous pouvez le constater, cette somme est loin de couvrir les éléments indispensables à la survie. Et le moins qu’on puisse dire la chute est brutale entre la fin des indemnités de chômage calculées sur les derniers salaires  (ARE) et le début de cette allocation (ASS).

La punition de prendre de l’âge dans la vie active est sévère, très sévère  ! Là on ne parle même plus de seuil de la pauvreté tellement on est en dessous ! Et bien sûr on laisse les seniors (pas si vieux que ça) qui sont dans cette situation de chômage en fin de droits, mijoter, se battre seuls dans leur coin, piocher dans leurs malheureuses réserves s’ils ont la chance d’en avoir pour tenir le coup , et/ou s’endetter pour ne pas se retrouver à la rue !

Parce qu’en plus c’est la croix et la bannière pour obtenir la moindre aide complémentaire de la Caisse d’Allocations Familiales, comme une allocation logement  par exemple qui permettrait d’atteindre  un montant, certes encore insuffisant pour se nourrir, mais suffisant pour couvrir une partie des charges fixes . Des mois de bataille en échanges de courriers, d’envoies de justificatifs, et d’emails sont nécessaires, alors que nous sommes tous fichés et que les administrations connaissent parfaitement notre situation !

En passant, Monsieur le Président de la République, vous ne pourriez pas arranger ça, sans que ça vous coûte un pognon de dingue, merci !

Voici l’adresse postale

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008  Paris

 

Plus que 6 mois de patience !!!

Ce matin au réveil, jour de la fête du travail, good news ! je reçois un petit mot de l’assurance retraite qui me donne son feu vert pour que je fasse ma demande de retraite en ligne pour le 1er novembre. yeaaaaah !

Ah ben je vous le dis tout de suite, je n’ai même pas déjeuner pour m’empresser de me connecter pour compléter le formulaire requis.
De toute façon mon dossier est quasi complet depuis le temps que je leur envoie les documents de ma vie (qu’ils peuvent très bien trouver de-ci, de-là d’ailleurs puisque toutes les admins sont connectées entre elles et que l’assurance retraite les avait bien avant que je leur envoie. Mais bon, faut bien déforester un peu… ).

Cette fois, j’ai juste eu à joindre  les scans de mon livret de famille, des derniers avis d'(de non)imposition, de mon rib et de mes indemnités de chômage/ASS.

Et voilà, voilà ! Encore 6 mois à patienter, et je serai enfin libérééééée, délivréééééée de ce fichu  système de « vie active » anti-jeunes, anti-vieux !
Et même si mes indemnités de retraite ne seront pas très élevées, un peu moins du smic d’après les prévisions,  je toucherai plus de toute façon que mes 16,48 euros par jour d’Allocation de solidarité spécifique (ASS). Youpi !

Bientôt la grande vie quoi ! Hinhin ! 😉 (ceci est un smiley indiquant que ma phrase est à prendre au second degré. oui je précise car j’écris souvent au second degré et… ce que j’écris est souvent pris au premier degré, ben faut pas, hinhin !)

Juste une petite remarque sérieuse cette fois pour ceux qui croient que….
Pendant toute ma période de chômage, c’est à dire depuis début 2015, je n’ai pas eu droit à un sou de la CAF (personne seule, pas dans les critères, toussa toussa).
Je n’ai touché que mes allocations de chômage, pour lesquelles j’ai cotisé d’ailleurs !  et pas des alloc de riche croyez moi puisqu’elles ne peuvent pas dépasser 75 % du salaire de référence, non imposable donc !
Et maintenant que je suis en fin de droits, c’est à dire que je n’ai plus droit à ces fameuses alloc de chômage (ARE) pour lesquelles j’ai cotisé plus de 40 ans  -Ah ben non les gens, arrêtez d’être naïfs ! ces alloc ne sont pas éternelles et ne permettent pas de partir en vacances aux Bahamas-  je touche donc uniquement cette très « généreuse indemnité de secours » de 16,48 euros par jour. Indemnité très fliquée d’ailleurs, des fois qu’on vole tous ces braves gens qui suent au travail eux, pour gaver ces glandeurs de chômeurs seniors, et surtout des fois qu’on vole les très très riches qui ne paient plus d’ISF !

Ah oui au fait, comment se fait-il donc, qu’en fin de droits d’alloc de chômage (ARE), « bénéficiant » de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 16,48 euros par jour, et à quelques mois de la retraite, je ne touche pas la prime transitoire de solidarité (PTS) de 300 € par mois, prime qui remplaçait l’allocation transitoire de solidarité (ATS) ?
Et bien tout simplement parce qu’elle n’est plus attribuée depuis le 31 décembre 2017. pchout supprimée !!!
En clair, toutes les aides sociales dédiées aux chômeurs âgés frôlant la retraite et qui n’ont plus droit à rien malgré leurs années de travail et de cotisations n’existent plus !

Donc vivement Novembre ! Je me sentirai plus libre !

Les services à la personne, c’est pas mon truc qu’on se le dise !!!

Alors bien sûr, si on veut trouver du travail, c’est très facile d’en trouver dans le secteur des services à la personne et plus précisément dans le secteur du grand âge.

Il y a des gens qui ne comprennent pas qu’on ne trouve pas de job alors que ce secteur d’activité est non seulement très demandeur, mais en plus non regardant sur l’âge du salarié.

Mais tout le monde n’est pas apte à faire ce genre de métier ! Ben oui !!!

Il faut quand même un minimum de capacité physique pour assister les personnes âgées dans leurs gestes et leurs tâches de la vie quotidienne. Et ça tout le monde n’a pas forcément cette aptitude sans parler de la capacité intellectuelle.

Et bien moi nada ! Je n’ai ni la capacité  physique, ni la capacité intellectuelle. Respect à ceux qui remplissent ces critères, ce n’est définitivement pas mon cas. Au passage un grand respect à ma belle-mère…

Excusez moi mais merde,  après toutes mes opérations, il y a quand même des choses que je ne peux plus faire. C’est pas pour rien que je suis travailleur handicapé.  
Sans rentrer dans les détails, je ne peux  pas m’accroupir, ni porter des choses lourdes. Alors imaginez le désastre si je dois soulever quelqu’un sans force pour le sortir du lit, le toiletter, l’aider à marcher ou autre…  Je ne parle même pas du ménage, j’ai déjà du mal chez moi, alors chez les autres, même pas en rêve. En plus je ne suis pas causante.

Bref ce secteur d’activité n’est pas pour moi ! Ni la restauration et le commerce d’ailleurs… Et tant pis si on me prend pour une glandeuse de chômeuse parce que je ne cherche pas de ce côté là !

J’ai plein d’autres aptitudes, qualités, expériences, compétences pour d’autres secteurs d’activités, croyez moi !
Bon certes ils sont moins accessibles aux seniors, mais c’est pas pour autant que je suis une glandeuse d’assistée de chômeuse, non mais !

Non je ne culpabilise pas, ni je suis en colère. J’explique !

Dans 2 ans la retraite ! oh joie !

Je suis de très bonne humeur en ce moment. En janvier j’ai titillé l’assurance retraite en ligne pour savoir si je ne pouvais pas par hasard bénéficier d’une retraite anticipée avec mon cursus de travailleur handicapé . Ben oui marre du chômage !

L’assurance retraite a donc sorti mon dossier de la pile pour l’étudier, m’a demandé un tas de justificatifs que j’ai eu un peu de mal à retrouver dans mes 40 ans de paperasserie, surtout mon début de carrière… et ça y est leur réponse est arrivée ce samedi, 10 mois après.

Et là, bonne surprise, selon l’estimation indicative globale pour la CNAV, la MSA, l’ARRCO et l’IRCANTEC, la date du taux plein  me concernant est le 01/11/2018, et non plus le 01/11/2023  comme calculé avant que je ne les contacte !  Wahou !

J’ai du relire la phrase 15 fois ! Trop contente,  j’ai gagné 5 ans !  5 ans ! Vous vous rendez compte,  je n’ai plus que deux ans à  tenir.  Et ça sans mon statut de travailleur handicapé.

Trop contente ! Youp là Boum ! Danse de la joie !

Oh bien sur je ne vais pas toucher grand chose, moins que mes allocations actuelles (75 % de mon dernier salaire). Mais j’en ai tellement marre de ces longues périodes de chômage avec ces entretiens stériles, que je n’aspire qu’à une chose, que ça s’arrête !

Par contre  dans l’idéal, il faudrait juste que je trouve une mission de 6 mois à 1 an correctement rémunérée  avant que mon allocation chômage n’arrive à terme pour éviter la bascule au RSA. Comme ça le relais vie active/retraite se ferait tranquillement sans que le montant estimé de ma retraite ne baisse trop .

N’empêche j’ai un sacré poids en moins. Je ne me voyais pas continuer comme ça jusqu’à 67 ans. Ouf !

60 ans, changement de dizaine, ça c’est fait !

Ça y est aujourd’hui je change de dizaine, j’ai 60 ans ! Je ne suis plus une quinqua mais une sexa ! haha !

Pfiou ça fait tout drôle, je voyais ça tellement loin. Et bien non, nous y voilà !

Je n’ai pas vu passer ces dix dernières années, voir même les 15 depuis que je suis à Montpellier…

Alors ça fait quoi d’avoir 60 ans ? ben rien.
Ah si ! Curieusement je me sens plus jeune et surtout plus sereine que lors de mes 50 ans, même si mon corps part en vrac de plus en plus, le con !

Il y a 10 ans j’avais peur de l’avenir, mais grave ! Crises d’angoisse, dépression, la totale. D’ailleurs mon blog en sait quelque chose le pauvre vieux !
Faut dire qu’à 50, voir 45 et même 43,  prise pour une senior par les employeurs comme si j’avais été lobotomisée du cerveau à ma date d’anniversaire, je l’ai très très mal vécu quand ça m’est tombé dessus… Ben oui pas encore habituée à la discrimination par l’âge !

Aujourd’hui je suis blindée, advienne que pourra, m’en fiche  ! Et même si je suis toujours en situation précaire malgré tout ce que j’ai pu entreprendre, je ne le vis pas trop mal, en tous les cas beaucoup mieux qu’il y a 10 ans c’est certain.

De toute façon maintenant que je suis une senior pour de vrai dans la vie active, je ne m’attends plus à des miracles. Je prends ce que la vie m’offre, on veut de moi tant mieux, on ne veut pas de moi, qu’importe. Et c’est pareil dans ma vie privée. On est content de me voir tant mieux, pour le reste c’est pas grave, je sais très bien me débrouiller seule.

A part ça, je sors peu de chez moi, j’y suis bien.
Un peu de bénévolat pour être utile aux plus démunis que moi ; un peu de recherches d’emploi parce qu’il faut bien que je trouve du taff pour meubler les 7 années à venir avant la retraite ; un petit voyage de temps en temps pour m’aérer le cerveau ; des opérations aussi, et oui la santé ne suit pas toujours… Et les mois passent.

Au fait vous avez remarqué, contrairement à certaines femmes, voir même certains hommes, je ne cache pas mon âge moi. Je m’en fiche comme de l’an 40 de l’âge que j’ai. Je n’ai aucun problème avec le vieillissement, pas de déni du temps qui passe, pas de honte mal placée ou de crainte du regards des autres… Je m’en fiche !
De toute façon les années passent pour tout le monde et ça n’a rien de péjoratif, au contraire ! On est plus expérimenté et on a moins de choses à prouver. Ouais parfaitement !

Donc aujourd’hui j’ai 60 ans, j’assume et je suis pleine de vie !!

Et un peu de figuration pour le fun

Parfois mon status de senior dans la vie active est très utile. Surtout quand il s’agit de faire de la figuration dans un projet d’aménagement immobilier mélangeant startups et bâtiments dédiés pour une partie aux seniors.

Donc en février, quand Marilor a eu besoin d’une figurante senior dynamique pour participer au tournage de la vidéo du projet, et bien elle a pensé à moi !
Et là flattée j’ai bien sûr accepté sans hésiter !

J’ai donc passé une journée super sympa avec Marilor et ses 2 charmants cinéastes. Nous avons fait des plans en intérieur dans le show room d’Hélénis, et en extérieur au parc Méric.

hélénis2

Bien sûr comme la vidéo ne dure que 2-3 mn, beaucoup de passages ont été coupés. Mais qu’importe, je me suis bien amusée.

Ce que j’ai gagné à faire cette figuration, et bien une expérience supplémentaire, un bon moment bien fun parce que j’ai adoré faire ça, et un bon gueuleton en bonne compagnie.

Et voilà le résultat de cette fameuse vidéo : Projet Euréka Pierre d’Angle d’Hélénis.

Ma vie de seniorette au chômage par Corinne Dillenseger

Se faire interviewer pour L’Express L’Entreprise par une blogopote journaliste qui te connait bien et surtout qui a bien suivi tes déboires sur ton blog, c’est top !

Le plus top encore est que ce témoignage soit accepté par le magazine et marque pour Corinne le début d’une collaboration professionnelle.
Alors bravo Corinne et bon vent, que cette collaboration dure !!!

Et voilà donc ce fameux témoignage rédigé par Corinne Dillenseger pour L’Express L’Entreprise :
Sophie, senior au chômage: « On m’a dit qu’à mon âge je fatiguerai plus vite »

Pendant dix ans, Sophie a alterné périodes de chômage et petits boulots précaires payés au rabais. Aucun recruteur ne voulait donner sa chance à cette ex-ingénieure, la jugeant trop âgée… dès ses 45 ans. Retour sur ses années de galère.

L’âge, un frein à l’embauche? Pour Sophie, aucun doute possible. Licenciée à 45 ans après une brillante carrière dans l’informatique et le web, cette ancienne product marketing manager (chef de produit) a dû se rendre à l’évidence: « j’étais atteinte de senioritude aigüe ». Son parcours de combattant a duré 10 ans. « J’ai vécu cette situation de chercheuse d’emploi senior comme une humiliation ».

Atteinte de « senioritude aigüe« 
A chaque entretien, Sophie doit systématiquement démonter les a priori des recruteurs en mettant en avant son dynamisme, son savoir-faire et même son statut de femme sans enfants à venir ou à élever. Aucun argument ne convainc les employeurs. « On m’a dit qu’à mon âge je fatiguerai plus vite et donc que je serai sujette à l’absentéisme, que mes compétences informatiques n’étaient plus à jour, que j’étais dépassée. Une DRH a même voulu me faire passer des tests pour vérifier si je savais me servir d’un clavier et d’une souris. Là, c’est moi qui ai mis fin à l’entretien ».

A défaut de trouver un poste fixe et parce qu' »il faut bien payer les charges et manger », Sophie accumule les petits boulots, les missions courtes, fait de l’intérim, recourt au portage salarial, accepte des jobs alimentaires payés au Smic. Elle travaille pour des TPE, des PME, des multinationales et même dans une collectivité territoriale. Elle reprend les études et décroche un diplôme de master 2 pro d’auteur rédacteur multimédia à l’Ecole des Mines d’Alès. Sans résultat, à part celui de voir dégringoler ses allocations chômage. « J’étais trop vieille, personne ne voulait de moi, les recruteurs préféraient toujours des juniors ».

Un CDI à 55 ans
L’ex-cadre continue pourtant à se battre, encouragée par sa conseillère Pôle emploi. « Elle a toujours cru en moi, en mes méthodes et mes choix ». Sa persévérance finit par payer. A 55 ans, elle décroche enfin un CDI comme rédactrice technique dans une PME spécialisée dans la fabrication de lits hospitaliers. Le secteur et le poste ne correspondent pas vraiment à son profil mais pour Sophie, c’est le bout du tunnel et elle s’y voit finir sa carrière. Trois ans plus tard, une société concurrente la débauche. Le salaire et l’ambiance y sont meilleurs. Flattée, Sophie accepte mais l’entreprise met brutalement fin à sa période d’essai. Changement de hiérarchie, d’organisation, de besoins, son profil ne colle plus. Retour à Pôle emploi.

Tenir en attendant la retraite
Aujourd’hui, à bientôt 60 ans, l’ancienne ingénieure vit « sur le fil du rasoir ». Des problèmes de santé à répétition ont eu raison de ses économies. Elle a entamé une demande de mise à la retraite anticipée à 62 ans au lieu de 67. Elle touchera alors 600 euros par mois, le même montant qu’elle obtiendra à la fin de ses droits au chômage.

En attendant, il s’agit de tenir car « à moins d’un miracle », Sophie ne voit pas qui l’embaucherait. « Mon conseiller Pôle emploi m’a dit qu’il ne m’embêtera pas. Il sait à quel point je me suis démenée. Mais cela ne veut pas forcément dire que je vais baisser les bras ».

#VotreJob pour me remettre dans le bain

Je n’ai pas perdu de temps, depuis 1 semaine je réactive tous mes réseaux Web de recherche d’emploi.
Et aujourd’hui, à l’affût après ma visite chez Pôlo, je tombe sur la journée de l’emploi sur Twitter.
Ça tombe bien, l’occasion de me remettre vraiment dans le bain et signaler que je suis à fond en recherche active.
Mon CV doyoubuzz était déjà prêt, juste quelques réajustements à faire et c’est parti :

Osez une senior #embauchezmoi je peux même déménager si nécessaire http://www.doyoubuzz.com/sophie-menart #VotreJob

L’idéal serait un poste de responsable éditorial Web. Mais bon je m’adapte, comme dab…

Quinquas au chômage gardez espoir !

Ça, il faut absolument que je le signale pour redonner  espoir aux quinquas qui galèrent au chômage depuis des lustres à cause de leur âge.  Alors que j’ai 58 ans une boîte est carrément venue me proposer un poste alors que je suis déjà en poste ! parfaitement !

Quinqua moi-même donc, j’ai longtemps subi la discrimination par l’âge sur le marché du travail, d’ailleurs mon blog a largement été l’exutoire de cette longue période d’une bonne dizaine d’années de précarité et de pauvreté.
Et bien figurez-vous que le miracle a commencé il y a 3 ans quand j’ai enfin décroché un CDI dans une entreprise qui se fichait pas mal de l’âge que j’avais, tout ce qui l’intéressait était mes compétences. Oui enfin une !
Et en cette fin d’année, alors que je pensais y finir ma carrière médiocrement sans espoir d’évolution, j’ai été approchée  par une autre structure un peu plus grosse qui voulait absolument embaucher quelqu’un de mon âge, une senior, et pas un jeune ! et surtout moi ! oui oui oui !

J’ai donc accepté la proposition, vous pensez bien. Et après avoir passé avec succès les entretiens (j’avoue, il est plus facile de passer des entretiens quand on ne cherche pas que lorsque l’on galère au chômage, on a le stress en moins), je vais donc commencer  une nouvelle carrière dans cette boîte dès janvier alors que je frôle les 60 ans ! Elle est pas belle la vie !

Comme quoi tout peu arriver. 10 ans de précarité pour cause de senioritude aigüe, et boum un CDI et reboum 3 ans plus tard encore un CDI, en plus sans chercher cette fois. Comme il me reste encore 9 ans à tirer avant de pouvoir partir à la retraite avec le taux plein, ça me sauve quelque peu les épinards.

Alors pourquoi veulent-ils absolument une quinqua comme moi, me demanderiez-vous ?
Et bien humilité, authenticité, capacité d’adaptation et compétences  étaient les critères qui faisaient partie des conditions d’embauche. D’après les RH, je répondrais haut la main à ces critères, avec en plus mon envie d’apprendre qui les a séduit. A priori ils seraient tombés jusque là sur de jeunes « je sais tout » imbus qui ne savent rien et qui auraient un peu trop tendance à se la péter pour pas grand chose, et ça, ils n’en veulent plus ! Alors tant pis pour les arrogants et tant mieux pour moi.

Donc espoir les quinquas ! tout peut arriver.

Bon ok, ça dépend beaucoup du secteur d’activité aussi et j’ai du me réorienter. Fini donc les secteurs de l’informatique, du multimédia, et des hautes technologies qui considèrent que les plus de 45 ans sont trop vieux pour mériter un poste, bref « périmés ». J’ai donc basculé vers d’autres secteurs très éloignés orientés fabrication d’équipement médical, et d’instrumentation scientifique et technique. Autre job, autre secteur donc, et ma foi des portes se sont peut-être fermées, mais d’autres se sont ouvertes, tout n’est pas perdu.

Espoir donc ! quinquas/sexas, seniors du marché du travail, l’aventure professionnelle peut encore continuer. Ne désespérez pas, elles sont rares certes, ces entreprises qui regardent compétences et capacité d’adaptation de ses futurs collaborateurs avant leur âge, mais elles existent ! Bon certes, pour trouver il faut surtout chercher du côté des multinationales que des structures purement françaises. Et oui, il faut bien l’avouer, question mentalité, ça ne s’est toujours pas amélioré dans ce pays, loin de là !

Alors la retraite, c’est pour quand ?

Bon et bien voilà, j’ai reçu l’estimation de l’assurance retraite me concernant. Les choses sont claires, si je veux toucher une retraite à taux plein, faut que je m’arrête le 01/11/2023 ! à 67 ans donc, ce qui me laisse une sacrée marge !

Si tout va bien, l’estimation me calcule, après 47 ans de vie active ponctuée de périodes de chômage, un mensuel de 1000 euro et des brouettes…. C’est en brut bien sûr, pas en net, c’eût été trop beau.

Je pourrais  éventuellement m’arrêter avant, genre à 62 ans me dit le papier, mais… bon vous l’aurez compris, vue l’estimation annoncée en arrêtant 5 ans plus tôt, ça ne le fait vraiment pas…  faut payer les charges , le loyer (et bien non je ne suis pas propriétaire), et bouffer un minimum quoi ! et comme je n’ai eu que deux enfants et pas trois, il n’y aura pas de majoration…

Il va donc  me falloir bosser pendant 12 ans encore, et je dis bien bosser, pas chômer.

Cross the fingers. Me reste plus qu’à espérer que la mission que j’ai trouvée me porte chance… Parce que, quand je pense au mal que j’ai eu ces dix dernières années à trouver un job, quand je vois la dégringolade de ma courbe de salaires annuels depuis 2000, tout ça pour cause de senioritude aigue, et accessoirement de crise… ça me fiche vraiment les boules, il faut bien le dire !

Non sérieux, les entreprises, faut changer de mentalité là, ça peut plus durer. On n’est pas foutu à 45 ans. Pour beaucoup  il nous reste encore  plus de 20 ans à bosser quand on a cet âge là, c’est énorme 20 ans ! Faites un effort merde ! Vous ne savez pas ce que vous perdez en plus, en faisant la fine bouche face aux anciens. pfff…

D’ailleurs, il faudrait que ça rentre une bonne fois pour toute dans les esprits, sauf exceptions, un quinquagénaire n’est pas arrivé à l’âge de la retraite ! c’est le sexagénaire qui s’en approche. Et je dis bien s’en approche, car la retraite à taux plein c’est plus vers les 70 ans que vers les 60 ans…

Et si vous ne voulez vraiment plus de nous, ben il reste quoi comme soluce ? flinguer tous les seniors dès qu’ils atteignent l’âge fatidique de… 45 ans. Remarquez, on réglerait comme ça, et le problème du chômage, et celui des retraites, et celui de pauvreté des retraités, et celui de la sécu, parce que ça coûte cher les vieux, ça tombe malade, c’est sujet à l’absentéisme, toussa, toussa ! hahaha ! nannn je rigole ! On pète la forme qu’est-ce que vous croyez !

Trêve de plaisanterie, ça n’empêche qu’il me reste à ce jour encore 12 ans à bosser…  ou plus encore, si le chômage continue à s’incruster…