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Charles, les Compagnons de la chanson, autre temps…

Aznavour, l’Arménie, Piaf, Lino Ventura et d’autres de cette époque, souvenirs d’enfance !

Je me souviens de Charles Aznavour surtout dans les années 60-70, après j’ai complètement zappé. Je n’étais pas particulièrement fan de l’homme d’affaire qu’il était devenu, et je n’avais aucun disque.

Par contre, je me rappelle quand il chantait avec les compagnons de la chanson, des chants que les anciens aimaient à reprendre en cœur lors de regroupements festifs. Autre temps, autre époque …

Et grâce à Elisabeth, à son blog, cette très belle chanson m’est revenue en mémoire. Superbe texte !

Ils s’en sont allés
Aussi loin que leur bateau pouvait les emporter
Pour savoir ce qu’on trouvait au bout de l’univers
Pour savoir où finissait la mer

Ils se sont perdus
Entre le soleil et l’eau qui n’en finissait plus 
Accrochés dans les haubans les yeux vers l’horizon
A deux doigts d’en perdre la raison

Pour pouvoir tenir
Pour ne pas se laisser mourir
Ce qu’il leur a fallu subir
Le saura-t-on jamais ?
Mais Dieu leur a donné
Des princesses pour esclaves
Et des rois enchaînés
Et les clés d’un paradis d’un monde merveilleux
Des empires aux trésors fabuleux, fabuleux

Ils étaient partis
Parce qu’ils devaient trouver le monde trop petit
Dégoûtés par les amis, déçus par leurs amours
Fatigués de vivre au jour le jour

Les uns sont restés
Et leurs noms sont maintenant appris des écoliers
Ils ont dû mourir un jour en contemplant aux nues
Les étoiles d’un ciel inconnu

Certains moins heureux
Sont un jour revenus chez eux
Pour vieillir au coin d’un grand feu
Dévorés de regrets
Mais d’autres partiront
Et ce qu’on fait leurs aînés
Ceux-là  le referont
Quand la terre n’aura plus aucun secret pour eux
Ils iront conquérir dans les cieux
Ces eldorados, ces immensités
Dont nous font cadeau les aventuriers

1/10/2018 94 ans quand même. Il aura eu une longue vie et une belle fin ! Rip

Blancheur immaculée

En cette triste journée d’incinération la neige accompagne les cendres de ma mère rappelant la blancheur immaculée de ses cheveux.

Pour cause d’intempéries et de véhicule en panne, mon corps est resté à Montpellier, mais mon cœur et mon âme sont partis à Manosque soutenir mon frère.

RIP

Blancheur immaculée

Que de souvenirs reviennent en mémoire
De ces matins magiques où le monde est blanc
Quand nous nous sommes couchés rien ne laissait prévoir
Que le paysage serait à tel point différent.

Tout est blanc, immaculé, presque virginal
Rien n’a encore troublé cette beauté originelle
Qui fait que l espace d’un instant ce qui fut banal
Est maintenant d’une somptuosité presque irréelle.

Ce qui d’abords attire, c’est cette lumière
Une luminosité étrange, particulière, sans égal
Qui semble soudain confondre ciel et terre
Qui pour tous : enfants ou grands devient un régal.

Puis, on veut la voir de prés, un pas, un autre
Et maintenant c’est le son feutré qui nous envahit
Le crissement de nos pas, ces traces qui sont les nôtres
Une empreinte douce en un silence presque recueilli.

Et finalement, il nous faut enfin la toucher
Ce qui est étonnant, c’est que le froid importe peu
Seule l’ambiance douce, calme et molletonnée
Est essentielle, le contact avec cette blancheur cotonneuse.

Un rêve vient à l’esprit, la rêverie d’une âme câline
Que le temps s’arrête juste un court instant
Pour que cette vision du travail d’une main divine
Reste à jamais graver comme un moment émouvant.

Si seulement la blancheur immaculée
De cette suave, ouatée et duveteuse neige
Pouvait par miracle rester à tout jamais
Qu’elle oublie de devenir sans regret, grège.

Isabelle Cassou

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Aujourd’hui, c’est aussi l’anniversaire de mon père décédé il y a à peine plus d’1 an, le 30 janvier 2017. Il aurait eu 90 ans.

La dame aux chats s’en est allée

Et le chemin de la vie et de la mort continue…

Aujourd’hui Caroline et son frère ont perdu leur mère. Cette mère qui écrivait tant de méchancetés sur ses proches et n’avait d’amour et d’affection à donner qu’aux chats.

VarsovieElle était juge à la Fédération internationale féline et elle y consacrait tous ses loisirs. Elle avait même à une époque un élevage d’abyssins.

Un jour elle avait carrément déclaré que si elle en avait eu le droit légal elle aurait déshérité ses 2 enfants au profit d’associations félines. De toute façon elle n’aimait pas les enfants, et n’attachait guère d’importance à ses descendants.

Voilà, aujourd’hui elle s’en est allée paisiblement rejoindre ses chats vers d’autres cieux, libérée du mal terrestre  qui l’animait, et surtout du mépris que lui inspiraient les êtres humains. Peut-être, ma foi a-t-elle aussi rejoint son mari décédé si jeune…

Caroline, quant à elle, ses parents disparus tous deux à un an près, va désormais commencer une autre vie, une vie libérée de cette culpabilité permanente d’exister !

Il lui faudra certainement un peu de temps pour évacuer toutes ces ondes négatives remplies d’injustices et de mensonges pour renaître. Mais à quelques mois de la retraite, il n’est jamais trop tard…

RIP

Évidemment …

Évidemment, Évidemment, On danse encore, Sur les accords, Qu’on aimait tant, Mais pas comme avant…

1988, une chanson qui a marqué une période difficile de ma vie, le décès par pendaison d’un être qui m’était très cher. Je chantonnais ce morceau sans cesse dans ma voiture en pleurant.

Un tournant dans ma vie avec l’aggravation d’une dépression chronique dont je crois bien que je ne m’en suis jamais sortie.

RIP Madame !

Il y a 20 ans, je me souviens

Je me souviens rarement où j’étais, ou ce que je faisais au moment d’événement précis  du passé, mais je me souviens très bien où j’étais le 31 août 1997.

Durant les mois d’été de cette année là, j’étais à Taverny dans le 95, en centre de rééducation fonctionnelle et de réadaptation.

Je me souviens de cette montée d’angoisse quand j’ai découvert au sortir de l’ambulance les bâtiments vieillots dans lesquels on allait m’enfermer, des larmes que j’ai versées tellement j’ai eu l’impression de retourner à l’internat.

Je me souviens de ces personnes autrement plus traumatisées que moi par leurs accidents ou agressions, qui essayaient courageusement de se reconstruire et de surmonter leurs blessures.
Je me souviens de cette gardienne d’immeuble dont les pieds avaient été tranchés net à la hache au niveau des chevilles par un fou .
Je me souviens de cet infirmier au corps brisé en mille morceaux à coups de barre de fer par un drogué en manque, alors qu’il était de garde de nuit. Un traumatisme cérébrale lui avait en plus fait perdre la tête.
Je me souviens de ce couvreur tombé d’un toit à moitié paralysé.
Je me souviens de la tristesse de cette tahitienne corsetée qui n’avait pas eu d’autre choix que de quitter son île et sa famille le temps de retrouver une mobilité à peu près correcte.

Je me souviens de toutes ces tiges de fer qui dépassaient de ces corps brisés et reconstitués, des cliquetis qui raisonnaient dans les couloirs, des cris de douleurs, des gémissements, mais aussi des rires, des courses de chariot, des batailles de béquilles…

Je me souviens de cette infirmière de nuit pas très sympa, de l’heure de la piqûre où tout le monde se mettait au garde à vous le ventre à l’air.

Je me souviens de ces séances de bain écossais, si douloureuses et si inefficaces…

Je me souviens du passage sonore du Concorde au-dessus de nos têtes tous les jours à la même heure dont il ne fallait surtout pas louper d’admirer l’élégance !

Je me souviens de l’heure des infos où nous garions chariots et béquilles devant la télé, seul moment où nous découvrions ce qui se passait dehors.

Et c’est comme ça que le 31 août 1997 nous avons appris, avec consternation et sans vraiment trop y croire, le décès de Lady Diana.

Je me souviens que ce jour là, nous avons été très choqués par les images de l’accident. Et tous fragilisés par notre état physique et moral, nous avons laissé échapper des larmes sur sa triste fin.
Les circonstances de sa mort sont alors devenues le feuilleton de notre convalescence.

A 8 ans je voulais mourir

Ma petite cousine a été tuée fauchée par une voiture.
Elle avait un papa, une maman, un frère qui l’aimaient. Elle était comme ma petite sœur.  Son frère, elle et moi,  nous avons grandi ensemble unis.

Et puis tout d’un  coup plus rien, le chagrin des adultes a été le plus fort et nous a séparé. J’ai perdu sa maman, incapable désormais de s’occuper de moi. Je me suis retrouvée ainsi écartée de cette famille que je croyais la mienne.  Je ne comprenais pas pourquoi ce rejet, pourquoi elle était morte, et pourquoi pas moi, moi qui n’était qu’un boulet pour ma famille éclatée, alors qu’elle…
Je trouvais ça injuste. La culpabilité m’a envahie.

J’ai vécu sa perte comme un choc terrible. Mais l’exprimer comment ? le dire à qui ? je n’étais qu’une enfant. A cette époque les adultes pensaient que les enfants ne ressentaient rien, ne pensaient pas. Et moi Je ne pensais qu’à une chose, mourir, me jeter sous le train, parce que dans le coin c’est ce qu’on faisait quand rien n’allait plus. Et ce nouveau manque m’était insupportable.

Le train était loin, et si je ratais mon coup, j’allais encore me faire gronder, me prendre des baffes.J’avais plutôt peur de ça que de me jeter sous le train.
Alors je ne l’ai pas fait. Mais à défaut je m’évadais au milieu des vignes, disparaissais dans la campagne, grimpais au sommet des arbres, espérant m’envoler, disparaître par magie,  espérant que mon cœur s’arrête là de battre à tout jamais loin dans les nuages.

Je voulais mourir, tellement mourir. Ce n’était pas juste. Tout le monde l’aimait, moi pas. Je n’étais qu’un boulet qu’on essayait de caser par ci par là pour se débarrasser de moi….

Oui, à 8 ans je voulais mourir, prendre sa place pour qu’elle vive, elle. Mais je ne suis toujours pas morte, et elle si !

A Pascale pour toujours. 

Dernière demeure

Ces quinze derniers jours ont été très longs, mais voilà c’est fini, tu es enfin arrivé dans ta dernière demeure !

Au revoir papa, pas besoin de discours en public, nous nous étions dit ce que nous avions à nous dire en temps et en heure.

Tu as pu partir en paix et dégagé de toute culpabilité en ce qui concerne notre histoire personnelle à tous les deux…  ❤

 

Ce mélange de stress et d’angoisse qui me ronge

J’ai peur de la foule, je stress, j’angoisse. Ce week end je suis restée blottie en chien de fusil sur le canapé, essayant de dormir le plus possible pour ne pas penser, pour oublier.

Demain aura lieu la dernière cérémonie d’adieu, la plus importante, et j’ai le trac. Pourtant il va bien falloir y passer…

Il va y avoir un monde fou c’est sur. Il va falloir l’affronter, et j’ai juste envie qu’on me laisse tranquille avec ma peine et mon histoire qui n’a rien à voir avec celle que tous ces gens  ont eu avec lui…

J’ai juste envie d’être soutenue par ceux qui m’aiment, qui savent. J’ai juste envie de tranquillité, de soutien et d’affection…

Au secours papa, pour une fois aide moi à ne pas flancher, à rester digne jusqu’au bout, aide moi à retenir mes larmes, je suis si fatiguée !

Addendum à cette journée difficile et douloureuse : et oui mon père n’avait pas que 3 enfants mais bien  5,  dont un garçon !!!! (message pour les politiques qui ont un peu zappé les aînés…)