Archives du mot-clé décès

« Sois gentille avec les gens ! »

Alors là je n’en reviens pas et je ne m’en remets pas !

Après un déversement de rancœur injustifiée à mon égard en me hurlant dessus, violence pure et simple, en plus sur des sujets de succession qui ne regardaient en rien cette personne vociférante extérieure à la famille, j’ai eu droit à un final au top !

« Sois gentille avec les gens ! »

Et elle est repartie avec son mec, la voiture chargée des derniers dons qu’on lui a fait, dons qui auraient très bien pu profiter à mes enfants, et notamment à ma fille, sic ! sans un merci, comme si tout était normal , comme si notre bon vouloir et notre générosité étaient un dû, comme si elle avait des droits sur cet héritage, sur le seul prétexte qu’elle s’est occupée de notre aînée dans le cadre de son travail ! -ça elle n’a pas loupé de me l’envoyer violemment dans les dents, « n’oublie pas que… blablabla, c’est moi qui … blablabla… jusqu’au bout » voulant me faire culpabiliser en oubliant que, elle, elle était payée pour ça  !- Scandaleux !

Je crois qu’en voyant le regard que je lui ai lancé quand elle est partie,  et la crispation de ma mâchoire, elle a très bien compris que tout était terminé là, et que je ne voudrai plus jamais avoir affaire à elle. Là pas question d’excuse de la chaleur qui fatigue et fait péter les plombs. Elle est allée trop loin, beaucoup trop loin. Le point de non retour est atteint !

Mais pourquoi n’ai-je pas eu le réflexe de lui dire, « Mais laisse donc tout ça là et va-t’en ! »  comme me l’ont si bien fait remarqué ma petite-fille et son amie témoins de cette scène consternante et surréaliste.

J’ai (nous avons) connement lésé mes enfants à son profit. Tout ce qu’elle a pris, je ne l’ai pas, donc du coup mes enfants ne l’auront pas…

Seulement voilà, j’ai tellement été choquée par ces invectives  que du coup j’ai été  incapable de réaction sensée immédiate. J’en ai même cauchemardé durant la nuit, ça en a été à ce point là !

Pffff et dire qu’elle a osé me balancer en partant sur un ton moralisateur  « Sois gentille avec les gens ! « .

Mais j’hallucine quoi !

Allez zou ! faire le vide, l’oublier, et me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je n’ai besoin de personne.  Comme disent les filles, je m’en sors très bien toute seule !  Next step !

Pas bon d’être trop généreux avec certaines personnes, pas bon ! Et encore moins de trop se confier (enfin là heureusement ce n’est pas mon habitude). Surtout ne jamais, jamais faire confiance à personne lors d’une succession ! Bref encore une bonne leçon de plus à ajouter dans ma besace que le comportement de certains suite à ce décès.

« ASSiste », je me sens coupable

Plus de 3 ans de chômage, trop âgée pour les employeurs (j’ai 61 ans et 8 mois), et surtout à  4 mois de la retraite, patatras je ne bénéficie plus de l’allocation de retour à l’emploi (75 % de mon dernier salaire) et me retrouve « ASSiste », c’est à dire bénéficiaire de l’Allocation de Solidarité Spécifique de 16,48 € par jour (équivalant RSA).
Et non l’allocation chômage n’est pas éternelle pour ceux qui croient que…
Bref, chercher une mission, un CDD est devenu vain depuis une bonne année. Je n’obtiens plus de RV, plus rien. Curieusement les offres actuelles sont pour des CDI pour lesquelles je ne peux plus prétendre. Ben oui à 4 mois de la retraite …

Du coup c’est la grosse bascule bien brutale dans la pauvreté, sans allocation logement parce que je ne rentre pas encore dans les critères qui vont bien,  sans CMU, sans autre aide sociale que l’ASS, rien de plus qui coûte un pognon de dingue !
De toute façon je ne rentre jamais dans les critères, d’autant moins que les calculs savants des organismes sociaux se basent sur les 2 années précédant la bascule dans la misère totale. Donc forcément faut patauger au moins 1 année complète dans la plus grande merde, pour pouvoir commencer à prétendre au forfait alloc logement et arriver à peu près à 750 € par mois maxi tout compris pour une personne seule. Non l’alloc logement ne couvre pas le montant total du loyer, c’est un forfait !

En attendant il faut que je fasse avec mes 510,88 € les mois de 31 jours, et que je me démerde pour couvrir mes 959,77 € de charges fixes (je suis locataire, et paie encore la taxe d’habitation, et j’ai bien sûr une mutuelle pas donnée que je ne peux supprimer). Et il faut bien se nourrir aussi…

Et je me sens coupable !

Oui je fais partie de ces assistés de chômeurs, salauds de pauvre irresponsables, prétendus illettrés de surcroît, montrés du doigt par les Sarkosy/Wauquiez/Macron and co depuis des années, critiqués par ceux qui croient qu’on cumule les aides et qu’on touche un max, et surtout qu’on utilise nos indemnités pour glander en  vacances.
Ces bourrages de crâne politico-médiatiques permanents qui montent les pauvres les uns contre les autres, ont fait que la culpabilité s’est incrustée sournoisement en moi.

Et..

Je me sens coupable parce que je ne suis pas arrivée à me sortir du chômage. Je me sens coupable parce que j’ai complètement raté ma carrière professionnelle.

Je me sens coupable d’avoir vécu une grande partie de ma vie dans la précarité et la pauvreté.

Je me sens coupable de ne pas avoir été une mère qui assure suffisamment financièrement pour aider ses enfants, bien que les ayant élevée seule.

Je me sens coupable comme s’il était honteux de me retrouver dans une telle situation. Je sors rarement de chez moi, je ne vois personne, je ne parle à personne. je fais toutes mes démarches en ligne pour ne pas me retrouver face aux fokon-yakas et à tous ces bons conseilleurs qui savent tout sur tout sans avoir rien vécu, et surtout pas ma vie. Je ne profite même pas de la mer si proche…

Je me sens coupable aussi parce que dimanche je vais à un concert. J’ai acheté mon billet en décembre 2017,  avec des économies faites sur mes indemnités de chômage que je touchais encore l’année dernière. Bref me suis offerte mon Noël ! Mais je me sens quand même coupable.
Bénéficier de l’ASS aujourd’hui et aller à un concert, salaud de pauvre tu ne te fais pas chier quand même, la vie est belle pour toi !

Je me sens coupable parce que… je profite du décès de ma mère pour survivre.  Grâce à son assurance vie je vais pouvoir compléter mes 500 € mensuel jusqu’à la retraite pour payer mes charges, et surtout garder mon toit sur la tête, ma mutuelle santé, mon smatphone et ma voiture. J’ai fait le calcul pour que ça bouche l’énorme trou jusque là.
J’avoue ! la mort de ma mère m’arrange bien. Je ne finirai pas à la rue !

Et oui, c’est comme ça les choses de la vie. C’est malheureux à dire (quoi que), mais merci maman d’être décédée. Au final ta psychotique de fille va s’en sortir grâce à toi, dans un premier temps jusqu’à novembre. Step by step…

Je me sens coupable …
Mais merde quoi, pourquoi je ne devrais pas profiter sereinement de ce qui me tombe dessus légalement alors que je n’ai rien, et surtout pas ces aides sociales bien trop compliquées à obtenir, mais qui coûtent un pognon de dingue à Jupiter !

Bah non, finalement pas de quoi culpabiliser !

Blancheur immaculée

En cette triste journée d’incinération la neige accompagne les cendres de ma mère rappelant la blancheur immaculée de ses cheveux.

Pour cause d’intempéries et de véhicule en panne, mon corps est resté à Montpellier, mais mon cœur et mon âme sont partis à Manosque soutenir mon frère.

RIP

Blancheur immaculée

Que de souvenirs reviennent en mémoire
De ces matins magiques où le monde est blanc
Quand nous nous sommes couchés rien ne laissait prévoir
Que le paysage serait à tel point différent.

Tout est blanc, immaculé, presque virginal
Rien n’a encore troublé cette beauté originelle
Qui fait que l espace d’un instant ce qui fut banal
Est maintenant d’une somptuosité presque irréelle.

Ce qui d’abords attire, c’est cette lumière
Une luminosité étrange, particulière, sans égal
Qui semble soudain confondre ciel et terre
Qui pour tous : enfants ou grands devient un régal.

Puis, on veut la voir de prés, un pas, un autre
Et maintenant c’est le son feutré qui nous envahit
Le crissement de nos pas, ces traces qui sont les nôtres
Une empreinte douce en un silence presque recueilli.

Et finalement, il nous faut enfin la toucher
Ce qui est étonnant, c’est que le froid importe peu
Seule l’ambiance douce, calme et molletonnée
Est essentielle, le contact avec cette blancheur cotonneuse.

Un rêve vient à l’esprit, la rêverie d’une âme câline
Que le temps s’arrête juste un court instant
Pour que cette vision du travail d’une main divine
Reste à jamais graver comme un moment émouvant.

Si seulement la blancheur immaculée
De cette suave, ouatée et duveteuse neige
Pouvait par miracle rester à tout jamais
Qu’elle oublie de devenir sans regret, grège.

Isabelle Cassou

IMG_20180228_155811.jpg

Aujourd’hui, c’est aussi l’anniversaire de mon père décédé il y a à peine plus d’1 an, le 30 janvier 2017. Il aurait eu 90 ans.

La dame aux chats s’en est allée

Et le chemin de la vie et de la mort continue…

Aujourd’hui Caroline et son frère ont perdu leur mère. Cette mère qui écrivait tant de méchancetés sur ses proches et n’avait d’amour et d’affection à donner qu’aux chats.

VarsovieElle était juge à la Fédération internationale féline et elle y consacrait tous ses loisirs. Elle avait même à une époque un élevage d’abyssins.

Un jour elle avait carrément déclaré que si elle en avait eu le droit légal elle aurait déshérité ses 2 enfants au profit d’associations félines. De toute façon elle n’aimait pas les enfants, et n’attachait guère d’importance à ses descendants.

Voilà, aujourd’hui elle s’en est allée paisiblement rejoindre ses chats vers d’autres cieux, libérée du mal terrestre  qui l’animait, et surtout du mépris que lui inspiraient les êtres humains. Peut-être, ma foi a-t-elle aussi rejoint son mari décédé si jeune…

Caroline, quant à elle, ses parents disparus tous deux à un an près, va désormais commencer une autre vie, une vie libérée de cette culpabilité permanente d’exister !

Il lui faudra certainement un peu de temps pour évacuer toutes ces ondes négatives remplies d’injustices et de mensonges pour renaître. Mais à quelques mois de la retraite, il n’est jamais trop tard…

RIP

Évidemment …

Évidemment, Évidemment, On danse encore, Sur les accords, Qu’on aimait tant, Mais pas comme avant…

1988, une chanson qui a marqué une période difficile de ma vie, le décès par pendaison d’un être qui m’était très cher. Je chantonnais ce morceau sans cesse dans ma voiture en pleurant.

Un tournant dans ma vie avec l’aggravation d’une dépression chronique dont je crois bien que je ne m’en suis jamais sortie.

RIP Madame !

Il y a 20 ans, je me souviens

Je me souviens rarement où j’étais, ou ce que je faisais au moment d’événement précis  du passé, mais je me souviens très bien où j’étais le 31 août 1997.

Durant les mois d’été de cette année là, j’étais à Taverny dans le 95, en centre de rééducation fonctionnelle et de réadaptation.

Je me souviens de cette montée d’angoisse quand j’ai découvert au sortir de l’ambulance les bâtiments vieillots dans lesquels on allait m’enfermer, des larmes que j’ai versées tellement j’ai eu l’impression de retourner à l’internat.

Je me souviens de ces personnes autrement plus traumatisées que moi par leurs accidents ou agressions, qui essayaient courageusement de se reconstruire et de surmonter leurs blessures.
Je me souviens de cette gardienne d’immeuble dont les pieds avaient été tranchés net à la hache au niveau des chevilles par un fou .
Je me souviens de cet infirmier au corps brisé en mille morceaux à coups de barre de fer par un drogué en manque, alors qu’il était de garde de nuit. Un traumatisme cérébrale lui avait en plus fait perdre la tête.
Je me souviens de ce couvreur tombé d’un toit à moitié paralysé.
Je me souviens de la tristesse de cette tahitienne corsetée qui n’avait pas eu d’autre choix que de quitter son île et sa famille le temps de retrouver une mobilité à peu près correcte.

Je me souviens de toutes ces tiges de fer qui dépassaient de ces corps brisés et reconstitués, des cliquetis qui raisonnaient dans les couloirs, des cris de douleurs, des gémissements, mais aussi des rires, des courses de chariot, des batailles de béquilles…

Je me souviens de cette infirmière de nuit pas très sympa, de l’heure de la piqûre où tout le monde se mettait au garde à vous le ventre à l’air.

Je me souviens de ces séances de bain écossais, si douloureuses et si inefficaces…

Je me souviens du passage sonore du Concorde au-dessus de nos têtes tous les jours à la même heure dont il ne fallait surtout pas louper d’admirer l’élégance !

Je me souviens de l’heure des infos où nous garions chariots et béquilles devant la télé, seul moment où nous découvrions ce qui se passait dehors.

Et c’est comme ça que le 31 août 1997 nous avons appris, avec consternation et sans vraiment trop y croire, le décès de Lady Diana.

Je me souviens que ce jour là, nous avons été très choqués par les images de l’accident. Et tous fragilisés par notre état physique et moral, nous avons laissé échapper des larmes sur sa triste fin.
Les circonstances de sa mort sont alors devenues le feuilleton de notre convalescence.

A 8 ans je voulais mourir

Ma petite cousine a été tuée fauchée par une voiture.
Elle avait un papa, une maman, un frère qui l’aimaient. Elle était comme ma petite sœur.  Son frère, elle et moi,  nous avons grandi ensemble unis.

Et puis tout d’un  coup plus rien, le chagrin des adultes a été le plus fort et nous a séparé. J’ai perdu sa maman, incapable désormais de s’occuper de moi. Je me suis retrouvée ainsi écartée de cette famille que je croyais la mienne.  Je ne comprenais pas pourquoi ce rejet, pourquoi elle était morte, et pourquoi pas moi, moi qui n’était qu’un boulet pour ma famille éclatée, alors qu’elle…
Je trouvais ça injuste. La culpabilité m’a envahie.

J’ai vécu sa perte comme un choc terrible. Mais l’exprimer comment ? le dire à qui ? je n’étais qu’une enfant. A cette époque les adultes pensaient que les enfants ne ressentaient rien, ne pensaient pas. Et moi Je ne pensais qu’à une chose, mourir, me jeter sous le train, parce que dans le coin c’est ce qu’on faisait quand rien n’allait plus. Et ce nouveau manque m’était insupportable.

Le train était loin, et si je ratais mon coup, j’allais encore me faire gronder, me prendre des baffes.J’avais plutôt peur de ça que de me jeter sous le train.
Alors je ne l’ai pas fait. Mais à défaut je m’évadais au milieu des vignes, disparaissais dans la campagne, grimpais au sommet des arbres, espérant m’envoler, disparaître par magie,  espérant que mon cœur s’arrête là de battre à tout jamais loin dans les nuages.

Je voulais mourir, tellement mourir. Ce n’était pas juste. Tout le monde l’aimait, moi pas. Je n’étais qu’un boulet qu’on essayait de caser par ci par là pour se débarrasser de moi….

Oui, à 8 ans je voulais mourir, prendre sa place pour qu’elle vive, elle. Mais je ne suis toujours pas morte, et elle si !

A Pascale pour toujours. 

Paperasserie ok au cas où…

Vu le bordel que c’est quand des personnes décèdent sans qu’elles n’aient jamais pensé à mettre de l’ordre dans leurs papiers pour faciliter la vie de leurs descendants, et bien moi je m’en suis occupée aujourd’hui.

Il y a quelques mois en arrière, j’avais déjà préparé mes obsèques en souscrivant un contrat testament obsèques pour que mes enfants n’aient rien à  s’occuper, ni à payer quand la faucheuse  décidera de m’embarquer. Et aujourd’hui je me suis occupée de toute cette paperasserie qu’il faudra bien résilier à ce moment là.

Oui parce que c’est pas le tout, mais vaut mieux clarifier les choses avant,  surtout quand on a plein de profils partout quand on utilise à fond Internet.

Donc j’ai préparé un tableau avec la liste des comptes bancaires,  des assurances (habitation, voiture, santé), des organismes de charges (loyer, électricité, fournisseurs téléphone, internet etc), des établissements publics  (sécu, retraite, mdph, pôle emploi) sans oublier les impôts. J’ai précisé les adresses, les contacts, les téléphones, mes numéros de contrat, les sites, mes identifiants, bref la totale !

J’ai aussi préparé un autre tableau avec la liste de mes identifiants et mots de passe de mes comptes Internet, smartphone et tablette, et là il y du monde !

Je rangerais d’abord ces 2 documents en version papier dans mon dossier « en cas de décès » avec le contrat testament obsèques. Je les partagerais par la suite via le cloud avec une personne de mon choix, ou pas… à réfléchir.

J’ai aussi stocké toutes mes factures, relevés, dossiers administratifs, état civil, dans le coffre numérique Digiposte pour ne pas le nommer. Pratique Digiposte, j’ai trouvé tous les organismes qui me concernent et du coup toute la paperasserie est centralisée et classée automatiquement  au même endroit.  Ca peut aussi faciliter les recherches pour les descendants. Surtout qu’on peut désigner une personne de confiance en cas de décès.

Sinon tout est bien rangé dans les classeurs de mon bureau et sur mon PC, donc tout va bien.  Je peux partir tranquille…

Donc voili voilà, suis toute contente. J’ai bien travaillé cet après-midi.

Sans déc, pensez à faire ça. Ca évitera bien des tracas à votre famille au cas où…

Maj : j’ai même continué mes préparatifs en rajoutant les personnes à prévenir, c’est là que je me rend compte qu’il n’y a pas grand monde, les musiques et texte à lire pour le jour J.
Suis prête !!
paperasserie