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Lettre posthume

Un ami a mis fin à ses jours.

Ce fut brutal.  Jusqu’au dernier moment il n’a rien laissé paraitre de sa terrible décision qu’il préparait manifestement depuis longtemps. Il a mis de l’ordre dans ses affaires ; il a organisé, manipulé, et tout planifié pour que ceux qui restent n’aient plus qu’à suivre ses instructions bien laissées en évidence.

Tous ses amis, nous sommes dévastés.

Chacun de nous avons reçu une lettre par la poste, sa lettre posthume. Je l’ai reçu le jour de ses obsèques. Bouleversant !

Compte-tenu d’un état de santé qui se détériorait rapidement j’ai décidé de quitter ce monde lui-même en voie de dégradation accélérée qui nous laisse peu d’espoir pour celles et ceux qui nous suivent.

Certes sa santé se détériorait, il souffrait. Mais malgré qu’il soit bien entouré, qu’il ait enfin une vie affective depuis peu,  lui ce célibataire endurci qui appréciait tant son indépendance et sa liberté, la dégradation mondiale lui coupait manifestement toute motivation pour continuer à vivre en profitant de ce nouvel amour naissant.  Perturbant ! 

Puit de sciences, passionné par les questions politiques et géopolitiques, il s’intéressait notamment aux affaires internationales. 

Et de ce monde là …

Résultat de la faillite des générations de l’après-guerre 1939-45, dont je fais partie, a-t-il écrit, obnubilées  par la lutte entre le capitalisme/libéralisme et le communisme/socialisme au temps de la guerre froide, tout aussi productivistes et pollueurs l’un que l’autre et qui nous ont masqué les vrais enjeux planétaires et écologiques ; 

… Il ne voulait plus en faire parti.

Il faudrait effectivement vivre dans le déni pour ne pas se rendre compte que tout part à vau-l’eau, et que nous laissons un sacré merdier aux plus jeunes.  Non seulement les dirigeants politiques continuent dans le même sens en prenant des décisions à l’encontre de l’intérêt général, mais en plus nous subissons ce putain de virus qui  flingue l’économie, et dont beaucoup ne se relèveront peut-être pas . 

le XXIème siècle va être un enfer pour beaucoup, finit-il. 

Et il ne voulait pas continuer de vivre dans cet enfer. 

Et moi, que ferai-je si ma santé se dégradait encore dans ce monde dans lequel je ne me sens déjà pas à ma place, en étant seule en plus  ? Le tri des patients dont les pathologies ne sont pas (encore) cancéreuses a déjà bien commencé par leur mise de côté les laissant ainsi se débattre seuls avec leurs maux .  Que ferai-je si mes douleurs devenaient insoutenables ? Que ferais-je si un jour je devais devenir dépendante de quelqu’un pour mon quotidien ? Nos aînés sont  si mal considérés, et il est vrai que je fais partie moi aussi désormais de ces aînés.

Dans ces conditions, si j’avais le poison qu’il a utilisé pour en finir, il est fort probable que je mette moi aussi de l’ordre dans mes affaires pour partir bien avant de perdre la tête et de ne plus pouvoir décider de ma fin.  

La tournure que prend le monde ne vaut-elle plus en effet la peine que l’on se batte pour s’y attarder un peu plus, surtout quand le plus gros de notre vie est derrière soi, et que l’avenir semble si peu rassurant   ?  

Décidément ce suicide si bien organisé par cet être si cultivé et d’une intelligence supérieure, et cette lettre posthume me bouleversent et m’interpellent. Je ne m’en remets pas ! 

A Igor

Je me souviendrai à tout jamais de ton érudition, de tes grillades parties avec tous tes amis, de ces belles découvertes gustatives que tu  initiais pour notre plus grand plaisir, de ces  dégustations improbables que tu organisais pour vider ta cave, de nos escapades épicuriennes et vigneronnes, de ces multitudes de notes que tu prenais sur tous les vins dégustés, de ton jardin fleuri  du temps de ta maison à Aiguelongue que j’aimais tant photographier, et de tous ces bons moments en ta compagnie pendant lesquels tu m’as appris tant de choses sur tous les sujets.

Tes souffrances étaient devenues insurmontables. Tu as fait le choix de nous quitter.

Il nous reste ton blog  sur le Net quel que peu délaissé ces dernières années, mais qui nous laissera peut-être à tout jamais une trace de ton humour, de ton esprit critique, et de ta passion pour la gastronomie, la culture, et l’art sous toutes ses formes.

Bouleversée, sous le choc,  mon coeur est rempli de tristesse.

RIP mon ami. Pensées à tous tes amis qui te pleurent.

Message posthume

Confinement : Parler me semble ridicule …

Tristesse du matin … RIP

Il est six heures au clocher de l’église
Dans le square les fleurs poétisent
Un homme va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l’attends
il me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m’élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l’instant fragile
D’une rencontre
D’une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l’appellerai sans le nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d’hiver souffle en avril
J’aime le silence immobile
D’une rencontre
D’une rencontre

Il n’y a plus d’horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je le vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu’il comprenne
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l’on donne
Sont comme les baisers que l’on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l’instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d’amour sans paroles
N’a pas besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus

Christophe, tous ces slows qui ont bercé ma jeunesse, tant de morceaux que l’on connaît par cœur, ses mots, ses phrases…

Bien sûr que son art n’est pas réduit qu’aux mots bleus…

Quand la tête oublie, le corps se manifeste

C’est incroyable ce que le corps peut se manifester alors que la tête a fait le vide avec le temps !

Aujourd’hui Caroline est à fleur de peau. Elle se sent mal, la boule au ventre, comme ça, a priori sans raison.
Elle a une petite vie tranquille depuis la retraite, il fait un temps magnifique, et elle en a terminé avec sa rhino-pharyngite qui a duré pas loin de 3 semaines.  Tout devrait donc aller pour le mieux.

Alors pourquoi qu’est-ce cet état dépressif subit ?

Et là d’un coup elle prend conscience de la date du jour, et elle comprend !
Le 24 février il y a deux ans sa mère est décédée.

Un rapport, pas de rapport, mais quand-même c’est dingue !  Il semblerait que cette année son corps réagisse, comme un rappel à l’ordre, aux dates anniversaires des moments difficiles du passé que son cerveau avait refoulés au fin fond d’un tiroir !

Le 30 janvier  déjà,  le jour anniversaire du décès de son père 3 ans auparavant, elle s’est écroulée de fatigue.
Elle a été malade  jusqu’au 13 février,  date anniversaire de la cérémonie finale des obsèques, en passant les  11 premiers jours  confinée chez elle, seule, totalement épuisée, fébrile et toute grognoute.

C’est quand même étonnant cet écroulement physique cette année alors qu’elle ne pensait plus à cette triste période.  Mémoire somatique ? Elle ne sait pas … Quoi qu’il en soit, elle espère bien que ça ne sera pas tous les ans comme ça ! Faut pas déconner non plus !

En tous les cas le 1er mars tout ça va être derrière et la forme va lui revenir, c’est sur !

Note

Mémoire cellulaire donc, dixit l’ami Gilsoub 😉 🙂 

« Sois gentille avec les gens ! »

Alors là je n’en reviens pas et je ne m’en remets pas !

Après un déversement de rancœur injustifiée à mon égard en me hurlant dessus, violence pure et simple, en plus sur des sujets de succession qui ne regardaient en rien cette personne vociférante extérieure à la famille, j’ai eu droit à un final au top !

« Sois gentille avec les gens ! »

Et elle est repartie avec son mec, la voiture chargée des derniers dons qu’on lui a fait, dons qui auraient très bien pu profiter à mes enfants, et notamment à ma fille, sic ! sans un merci, comme si tout était normal , comme si notre bon vouloir et notre générosité étaient un dû, comme si elle avait des droits sur cet héritage, sur le seul prétexte qu’elle s’est occupée de notre aînée dans le cadre de son travail ! -ça elle n’a pas loupé de me l’envoyer violemment dans les dents, « n’oublie pas que… blablabla, c’est moi qui … blablabla… jusqu’au bout » voulant me faire culpabiliser en oubliant que, elle, elle était payée pour ça  !- Scandaleux !

Je crois qu’en voyant le regard que je lui ai lancé quand elle est partie,  et la crispation de ma mâchoire, elle a très bien compris que tout était terminé là, et que je ne voudrai plus jamais avoir affaire à elle. Là pas question d’excuse de la chaleur qui fatigue et fait péter les plombs. Elle est allée trop loin, beaucoup trop loin. Le point de non retour est atteint !

Mais pourquoi n’ai-je pas eu le réflexe de lui dire, « Mais laisse donc tout ça là et va-t’en ! »  comme me l’ont si bien fait remarqué ma petite-fille et son amie témoins de cette scène consternante et surréaliste.

J’ai (nous avons) connement lésé mes enfants à son profit. Tout ce qu’elle a pris, je ne l’ai pas, donc du coup mes enfants ne l’auront pas…

Seulement voilà, j’ai tellement été choquée par ces invectives  que du coup j’ai été  incapable de réaction sensée immédiate. J’en ai même cauchemardé durant la nuit, ça en a été à ce point là !

Pffff et dire qu’elle a osé me balancer en partant sur un ton moralisateur  « Sois gentille avec les gens ! « .

Mais j’hallucine quoi !

Allez zou ! faire le vide, l’oublier, et me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je n’ai besoin de personne.  Comme disent les filles, je m’en sors très bien toute seule !  Next step !

Pas bon d’être trop généreux avec certaines personnes, pas bon ! Et encore moins de trop se confier (enfin là heureusement ce n’est pas mon habitude). Surtout ne jamais, jamais faire confiance à personne lors d’une succession ! Bref encore une bonne leçon de plus à ajouter dans ma besace que le comportement de certains suite à ce décès.

« ASSiste », je me sens coupable

Plus de 3 ans de chômage, trop âgée pour les employeurs (j’ai 61 ans et 8 mois), et surtout à  4 mois de la retraite, patatras je ne bénéficie plus de l’allocation de retour à l’emploi (75 % de mon dernier salaire) et me retrouve « ASSiste », c’est à dire bénéficiaire de l’Allocation de Solidarité Spécifique de 16,48 € par jour (équivalant RSA).
Et non l’allocation chômage n’est pas éternelle pour ceux qui croient que…
Bref, chercher une mission, un CDD est devenu vain depuis une bonne année. Je n’obtiens plus de RV, plus rien. Curieusement les offres actuelles sont pour des CDI pour lesquelles je ne peux plus prétendre. Ben oui à 4 mois de la retraite …

Du coup c’est la grosse bascule bien brutale dans la pauvreté, sans allocation logement parce que je ne rentre pas encore dans les critères qui vont bien,  sans CMU, sans autre aide sociale que l’ASS, rien de plus qui coûte un pognon de dingue !
De toute façon je ne rentre jamais dans les critères, d’autant moins que les calculs savants des organismes sociaux se basent sur les 2 années précédant la bascule dans la misère totale. Donc forcément faut patauger au moins 1 année complète dans la plus grande merde, pour pouvoir commencer à prétendre au forfait alloc logement et arriver à peu près à 750 € par mois maxi tout compris pour une personne seule. Non l’alloc logement ne couvre pas le montant total du loyer, c’est un forfait !

En attendant il faut que je fasse avec mes 510,88 € les mois de 31 jours, et que je me démerde pour couvrir mes 959,77 € de charges fixes (je suis locataire, et paie encore la taxe d’habitation, et j’ai bien sûr une mutuelle pas donnée que je ne peux supprimer). Et il faut bien se nourrir aussi…

Et je me sens coupable !

Oui je fais partie de ces assistés de chômeurs, salauds de pauvre irresponsables, prétendus illettrés de surcroît, montrés du doigt par les Sarkosy/Wauquiez/Macron and co depuis des années, critiqués par ceux qui croient qu’on cumule les aides et qu’on touche un max, et surtout qu’on utilise nos indemnités pour glander en  vacances.
Ces bourrages de crâne politico-médiatiques permanents qui montent les pauvres les uns contre les autres, ont fait que la culpabilité s’est incrustée sournoisement en moi.

Et..

Je me sens coupable parce que je ne suis pas arrivée à me sortir du chômage. Je me sens coupable parce que j’ai complètement raté ma carrière professionnelle.

Je me sens coupable d’avoir vécu une grande partie de ma vie dans la précarité et la pauvreté.

Je me sens coupable de ne pas avoir été une mère qui assure suffisamment financièrement pour aider ses enfants, bien que les ayant élevée seule.

Je me sens coupable comme s’il était honteux de me retrouver dans une telle situation. Je sors rarement de chez moi, je ne vois personne, je ne parle à personne. je fais toutes mes démarches en ligne pour ne pas me retrouver face aux fokon-yakas et à tous ces bons conseilleurs qui savent tout sur tout sans avoir rien vécu, et surtout pas ma vie. Je ne profite même pas de la mer si proche…

Je me sens coupable aussi parce que dimanche je vais à un concert. J’ai acheté mon billet en décembre 2017,  avec des économies faites sur mes indemnités de chômage que je touchais encore l’année dernière. Bref me suis offerte mon Noël ! Mais je me sens quand même coupable.
Bénéficier de l’ASS aujourd’hui et aller à un concert, salaud de pauvre tu ne te fais pas chier quand même, la vie est belle pour toi !

Je me sens coupable parce que… je profite du décès de ma mère pour survivre.  Grâce à son assurance vie je vais pouvoir compléter mes 500 € mensuel jusqu’à la retraite pour payer mes charges, et surtout garder mon toit sur la tête, ma mutuelle santé, mon smatphone et ma voiture. J’ai fait le calcul pour que ça bouche l’énorme trou jusque là.
J’avoue ! la mort de ma mère m’arrange bien. Je ne finirai pas à la rue !

Et oui, c’est comme ça les choses de la vie. C’est malheureux à dire (quoi que), mais merci maman d’être décédée. Au final ta psychotique de fille va s’en sortir grâce à toi, dans un premier temps jusqu’à novembre. Step by step…

Je me sens coupable …
Mais merde quoi, pourquoi je ne devrais pas profiter sereinement de ce qui me tombe dessus légalement alors que je n’ai rien, et surtout pas ces aides sociales bien trop compliquées à obtenir, mais qui coûtent un pognon de dingue à Jupiter !

Bah non, finalement pas de quoi culpabiliser !

Blancheur immaculée

En cette triste journée d’incinération la neige accompagne les cendres de ma mère rappelant la blancheur immaculée de ses cheveux.

Pour cause d’intempéries et de véhicule en panne, mon corps est resté à Montpellier, mais mon cœur et mon âme sont partis à Manosque soutenir mon frère.

RIP

Blancheur immaculée

Que de souvenirs reviennent en mémoire
De ces matins magiques où le monde est blanc
Quand nous nous sommes couchés rien ne laissait prévoir
Que le paysage serait à tel point différent.

Tout est blanc, immaculé, presque virginal
Rien n’a encore troublé cette beauté originelle
Qui fait que l espace d’un instant ce qui fut banal
Est maintenant d’une somptuosité presque irréelle.

Ce qui d’abords attire, c’est cette lumière
Une luminosité étrange, particulière, sans égal
Qui semble soudain confondre ciel et terre
Qui pour tous : enfants ou grands devient un régal.

Puis, on veut la voir de prés, un pas, un autre
Et maintenant c’est le son feutré qui nous envahit
Le crissement de nos pas, ces traces qui sont les nôtres
Une empreinte douce en un silence presque recueilli.

Et finalement, il nous faut enfin la toucher
Ce qui est étonnant, c’est que le froid importe peu
Seule l’ambiance douce, calme et molletonnée
Est essentielle, le contact avec cette blancheur cotonneuse.

Un rêve vient à l’esprit, la rêverie d’une âme câline
Que le temps s’arrête juste un court instant
Pour que cette vision du travail d’une main divine
Reste à jamais graver comme un moment émouvant.

Si seulement la blancheur immaculée
De cette suave, ouatée et duveteuse neige
Pouvait par miracle rester à tout jamais
Qu’elle oublie de devenir sans regret, grège.

Isabelle Cassou

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Aujourd’hui, c’est aussi l’anniversaire de mon père décédé il y a à peine plus d’1 an, le 30 janvier 2017. Il aurait eu 90 ans.

La dame aux chats s’en est allée

Et le chemin de la vie et de la mort continue…

Aujourd’hui Caroline et son frère ont perdu leur mère. Cette mère qui écrivait tant de méchancetés sur ses proches et n’avait d’amour et d’affection à donner qu’aux chats.

VarsovieElle était juge à la Fédération internationale féline et elle y consacrait tous ses loisirs. Elle avait même à une époque un élevage d’abyssins.

Un jour elle avait carrément déclaré que si elle en avait eu le droit légal elle aurait déshérité ses 2 enfants au profit d’associations félines. De toute façon elle n’aimait pas les enfants, et n’attachait guère d’importance à ses descendants.

Voilà, aujourd’hui elle s’en est allée paisiblement rejoindre ses chats vers d’autres cieux, libérée du mal terrestre  qui l’animait, et surtout du mépris que lui inspiraient les êtres humains. Peut-être, ma foi a-t-elle aussi rejoint son mari décédé si jeune…

Caroline, quant à elle, ses parents disparus tous deux à un an près, va désormais commencer une autre vie, une vie libérée de cette culpabilité permanente d’exister !

Il lui faudra certainement un peu de temps pour évacuer toutes ces ondes négatives remplies d’injustices et de mensonges pour renaître. Mais à quelques mois de la retraite, il n’est jamais trop tard…

RIP

Évidemment …

Évidemment, Évidemment, On danse encore, Sur les accords, Qu’on aimait tant, Mais pas comme avant…

1988, une chanson qui a marqué une période difficile de ma vie, le décès par pendaison d’un être qui m’était très cher. Je chantonnais ce morceau sans cesse dans ma voiture en pleurant.

Un tournant dans ma vie avec l’aggravation d’une dépression chronique dont je crois bien que je ne m’en suis jamais sortie.

RIP Madame !