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ça c’est ma vie à moi !

La fraîcheur de la Vis

Ça fait un bon mois  maintenant qu’on crève de chaud,  34° dans l’appart non stop tout le mois de juillet,  et 35° depuis début août, avec un cagnard qui plombe chaque sortie.  Pfff  cette fournaise estivale est épuisante !  Je n’ai même pas encore profité de la plage à part une balade à Sète il y a un mois, aussi le besoin  de fraîcheur se fait de plus en plus ressentir.

Alors une proposition de sortie à la rivière entre copines, oh mais oui bien sur que je suis partante, surtout pour se tremper dans une eau bien fraîche et limpide !

Et tandis que la plupart s’étaient entassée là !

Nous, nous étions un peu plus loin  là :

Chouette la  Vis ! bien fraîche oui oui !

vraiment très chouette !

Maj : Malheureusement un éboulement rocheux a coûté la vie d’une personne lundi vers 23h. Devant la dangerosité du lieu, la route a été fermée sur cette partie héraultaise de la Vis.

Et la maison est enfin vide !

Quand t’as fini de  vider la maison de ton parent décédé, que le balai et la serpillière sont passés partout, et qu’il ne reste plus que du peaufinage de ménage, t’es contente mais contente !!!

Suis vraiment fière de moi  d’être arrivée à bout de ce bazar ! Ah là là, j’en reviens pas d’avoir fait tout ça. Step by step, j’ai mis 5 mois !

Ce 15 juillet est vraiment à marquer d’une pierre blanche ! youp là boum ! Et je ne vais pas avoir de mal à me rappeler cette date, haha !

Patience maintenant pour la libération finale quand je donnerai mes clés à la future proprio…

Et après je vais vivre, mais vivre !

Pour mémoire…

« Sois gentille avec les gens ! »

Alors là je n’en reviens pas et je ne m’en remets pas !

Après un déversement de rancœur injustifiée à mon égard en me hurlant dessus, violence pure et simple, en plus sur des sujets de succession qui ne regardaient en rien cette personne vociférante extérieure à la famille, j’ai eu droit à un final au top !

« Sois gentille avec les gens ! »

Et elle est repartie avec son mec, la voiture chargée des derniers dons qu’on lui a fait, dons qui auraient très bien pu profiter à mes enfants, et notamment à ma fille, sic ! sans un merci, comme si tout était normal , comme si notre bon vouloir et notre générosité étaient un dû, comme si elle avait des droits sur cet héritage, sur le seul prétexte qu’elle s’est occupée de notre aînée dans le cadre de son travail ! -ça elle n’a pas loupé de me l’envoyer violemment dans les dents, « n’oublie pas que… blablabla, c’est moi qui … blablabla… jusqu’au bout » voulant me faire culpabiliser en oubliant que, elle, elle était payée pour ça  !- Scandaleux !

Je crois qu’en voyant le regard que je lui ai lancé quand elle est partie,  et la crispation de ma mâchoire, elle a très bien compris que tout était terminé là, et que je ne voudrai plus jamais avoir affaire à elle. Là pas question d’excuse de la chaleur qui fatigue et fait péter les plombs. Elle est allée trop loin, beaucoup trop loin. Le point de non retour est atteint !

Mais pourquoi n’ai-je pas eu le réflexe de lui dire, « Mais laisse donc tout ça là et va-t’en ! »  comme me l’ont si bien fait remarqué ma petite-fille et son amie témoins de cette scène consternante et surréaliste.

J’ai (nous avons) connement lésé mes enfants à son profit. Tout ce qu’elle a pris, je ne l’ai pas, donc du coup mes enfants ne l’auront pas…

Seulement voilà, j’ai tellement été choquée par ces invectives  que du coup j’ai été  incapable de réaction sensée immédiate. J’en ai même cauchemardé durant la nuit, ça en a été à ce point là !

Pffff et dire qu’elle a osé me balancer en partant sur un ton moralisateur  « Sois gentille avec les gens ! « .

Mais j’hallucine quoi !

Allez zou ! faire le vide, l’oublier, et me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je n’ai besoin de personne.  Comme disent les filles, je m’en sors très bien toute seule !  Next step !

Pas bon d’être trop généreux avec certaines personnes, pas bon ! Et encore moins de trop se confier (enfin là heureusement ce n’est pas mon habitude). Surtout ne jamais, jamais faire confiance à personne lors d’une succession ! Bref encore une bonne leçon de plus à ajouter dans ma besace que le comportement de certains suite à ce décès.

La plage ? heu non pas le temps !

Un coup de fil auquel je n’ai pas répondu parce que trop fatiguée et besoin de repos. Un message me disant « ah ben tu dois profiter de la plage en ce moment, moi je peux pas ici ! »
Et bien non je ne suis pas encore allée à la plage cette année, à part prendre un verre dans une paillotte à Sète après RV ! Étonnant non ? Pas tant que ça !

Un décès, une maison à vendre et surtout à vider, ça occupe et le temps et l’esprit ! En plus ça crève physiquement et moralement, d’où le repos nécessaire au calme après chaque étape terminée pour récupérer de l’énergie pour la suivante.

En tous les cas je suis très fière de moi !
Après l’étape déchetterie (20 m3 de merdes quand même), l’étape dons, l’étape triage de papiers (pfff alors ça !!!),  l’étape bouquinistes, brocanteur…, je suis passée à l’étape vidage définitif de la maison, et j’ai super bien avancé cette semaine -On n’est jamais mieux servi que par soi-même- !

avant vidage


La maison est presque vide, il ne reste plus que ce que les uns et les autres doivent récupérer -j’ai préparé leurs cartons-, une repasseuse à descendre au garage (à vendre), et un bureau à finir de démonter pour le prochain passage des encombrants.


Pour le reste je me suis débrouillée avec une grande poubelle, un chariot à roulettes et un facteur à la retraite qui passait par là, et qui ma foi m’a gentiment aidée à descendre des caissons dans les escaliers pour les encombrants. Du coup il a récupéré de la vaisselle, des livres, une table basse, et cette fichue fourrure dont personne ne voulait !


J’ai aussi vendu tout ce que je pouvais vendre, pas cher certes, mais ça nous fait une petite cagnotte à mon frère et à moi pour les faux frais, notamment pour mettre la maison au propre, et l’essence du frangin qui n’habite pas à côté.


D’ailleurs tout bien réfléchit, plus j’avance, plus je me dis que le plus gros du ménage, je le ferai moi-même au fur et à mesure.

Et le jardin, et bien je verrai avec la future propriétaire. De toute façon j’ai demandé des devis pour la remise en état, si jamais…

La plage ? non sérieux, en ce moment suis bien trop fourbue, percluse de douleurs et la tête dans le guidon,  pour quitter la douceur de mon canap’ quand je peux  m’y vautrer.

Mais bon la semaine prochaine promis, j’irai enfin faire ma touriste… 😉

« ASSiste », je me sens coupable

Plus de 3 ans de chômage, trop âgée pour les employeurs (j’ai 61 ans et 8 mois), et surtout à  4 mois de la retraite, patatras je ne bénéficie plus de l’allocation de retour à l’emploi (75 % de mon dernier salaire) et me retrouve « ASSiste », c’est à dire bénéficiaire de l’Allocation de Solidarité Spécifique de 16,48 € par jour (équivalant RSA).
Et non l’allocation chômage n’est pas éternelle pour ceux qui croient que…
Bref, chercher une mission, un CDD est devenu vain depuis une bonne année. Je n’obtiens plus de RV, plus rien. Curieusement les offres actuelles sont pour des CDI pour lesquelles je ne peux plus prétendre. Ben oui à 4 mois de la retraite …

Du coup c’est la grosse bascule bien brutale dans la pauvreté, sans allocation logement parce que je ne rentre pas encore dans les critères qui vont bien,  sans CMU, sans autre aide sociale que l’ASS, rien de plus qui coûte un pognon de dingue !
De toute façon je ne rentre jamais dans les critères, d’autant moins que les calculs savants des organismes sociaux se basent sur les 2 années précédant la bascule dans la misère totale. Donc forcément faut patauger au moins 1 année complète dans la plus grande merde, pour pouvoir commencer à prétendre au forfait alloc logement et arriver à peu près à 750 € par mois maxi tout compris pour une personne seule. Non l’alloc logement ne couvre pas le montant total du loyer, c’est un forfait !

En attendant il faut que je fasse avec mes 510,88 € les mois de 31 jours, et que je me démerde pour couvrir mes 959,77 € de charges fixes (je suis locataire, et paie encore la taxe d’habitation, et j’ai bien sûr une mutuelle pas donnée que je ne peux supprimer). Et il faut bien se nourrir aussi…

Et je me sens coupable !

Oui je fais partie de ces assistés de chômeurs, salauds de pauvre irresponsables, prétendus illettrés de surcroît, montrés du doigt par les Sarkosy/Wauquiez/Macron and co depuis des années, critiqués par ceux qui croient qu’on cumule les aides et qu’on touche un max, et surtout qu’on utilise nos indemnités pour glander en  vacances.
Ces bourrages de crâne politico-médiatiques permanents qui montent les pauvres les uns contre les autres, ont fait que la culpabilité s’est incrustée sournoisement en moi.

Et..

Je me sens coupable parce que je ne suis pas arrivée à me sortir du chômage. Je me sens coupable parce que j’ai complètement raté ma carrière professionnelle.

Je me sens coupable d’avoir vécu une grande partie de ma vie dans la précarité et la pauvreté.

Je me sens coupable de ne pas avoir été une mère qui assure suffisamment financièrement pour aider ses enfants, bien que les ayant élevée seule.

Je me sens coupable comme s’il était honteux de me retrouver dans une telle situation. Je sors rarement de chez moi, je ne vois personne, je ne parle à personne. je fais toutes mes démarches en ligne pour ne pas me retrouver face aux fokon-yakas et à tous ces bons conseilleurs qui savent tout sur tout sans avoir rien vécu, et surtout pas ma vie. Je ne profite même pas de la mer si proche…

Je me sens coupable aussi parce que dimanche je vais à un concert. J’ai acheté mon billet en décembre 2017,  avec des économies faites sur mes indemnités de chômage que je touchais encore l’année dernière. Bref me suis offerte mon Noël ! Mais je me sens quand même coupable.
Bénéficier de l’ASS aujourd’hui et aller à un concert, salaud de pauvre tu ne te fais pas chier quand même, la vie est belle pour toi !

Je me sens coupable parce que… je profite du décès de ma mère pour survivre.  Grâce à son assurance vie je vais pouvoir compléter mes 500 € mensuel jusqu’à la retraite pour payer mes charges, et surtout garder mon toit sur la tête, ma mutuelle santé, mon smatphone et ma voiture. J’ai fait le calcul pour que ça bouche l’énorme trou jusque là.
J’avoue ! la mort de ma mère m’arrange bien. Je ne finirai pas à la rue !

Et oui, c’est comme ça les choses de la vie. C’est malheureux à dire (quoi que), mais merci maman d’être décédée. Au final ta psychotique de fille va s’en sortir grâce à toi, dans un premier temps jusqu’à novembre. Step by step…

Je me sens coupable …
Mais merde quoi, pourquoi je ne devrais pas profiter sereinement de ce qui me tombe dessus légalement alors que je n’ai rien, et surtout pas ces aides sociales bien trop compliquées à obtenir, mais qui coûtent un pognon de dingue à Jupiter !

Bah non, finalement pas de quoi culpabiliser !

Ma renaissance tatouée

Ça m’a pris d’un coup comme ça hier au soir.  Il fallait absolument que je fasse quelque chose pour marquer cette année particulière  où toute la charge toxique et dévastatrice qui a tant pourri ma vie jusque là s’en est  définitivement allée vers d’autres cieux.

Libération, renaissance… un tatouage, voilà ! c’est ça que je devais faire !

Et de chercher des idées, des adresses sur Gogole ; Et  de tomber sur le site de Tattoo Convention, de percuter que cette fameuse convention se déroule pile poil ce WE à Montpellier, et qu’il ne restait que dimanche pour y aller, bref aujourd’hui.

Ni une, ni deux, j’envoie un message à l’admin de la page facebook de l’événement pour lui expliquer mon caprice du soir. Et oh chance, malgré l’heure tardive, j’obtiens aussitôt une réponse  m’invitant à me pointer à midi à l’accueil. Le bol quoi !

A l’heure dite, les choses s’enchaînent très vite.  J’explique à une charmante jeune femme de l’accueil mes desiderata, blablabla. Elle me guide aussitôt dans les allées pour me présenter de potentiel(le)s tatoueurs/tatoueuses qui pourraient créer quelque chose qui me corresponde et surtout de dispo pour réaliser tout de suite leur oeuvre sur moi.

Rapidement je rencontre La French Sarah avec qui le feeling passe tout de suite.

Oh chance, elle avait dessiné des flashs à mon goût pour l’occasion de la convention, et ma foi, l’idée d’une branche de mûrier en fleurs  m’a bien plu pour transcrire le renouveau de ma vie, et une certainement meilleure période à venir.

Dans la série on ne traîne pas, un de ses rendez-vous n’étant pas là, elle me prend tout de suite, et hop c’est parti pour la sieste pour moi (ben oui, même pas mal), et le boulot pour elle.

 

 

Et voilà !

Sympa non ? En tous les cas moi je suis très contente de la tatoueuse, la French Sarah,  délicate et à l’écoute, et du résultat ! Reste plus qu’à patienter 1 mois en suivant ses instructions pour la cicatrisation.

De plus j’ai bien aimé cette convention où j’ai  ensuite pris le temps de me balader.  Ça m’a fait une belle sortie dominicale en solitaire.

Bientôt la renaissance

Je savais que 2018 allait être très difficile à vivre, mais là ouch ! je ne pensais pas à ce point là ! Le premier trimestre a été terrible moralement et du coup physiquement.

Bon le printemps arrive doucement. J’ai encore quelques étapes compliquées à passer jusqu’à l’automne mais je sens que le plus dur est derrière.

De toute façon, il est nécessaire pour ma santé mentale que j’efface définitivement le passé avec tout ce qui fait mal pour que mes lendemains soient plus sereins.

Comme la saison de la renaissance arrive avec son nouveau cycle d’éveil, c’est le bon moment de secouer les énergies endormies et encore en souffrance pour éloigner à tout jamais les dernières ondes toxiques de ce fichu passé.

Les premiers pas sont faits, les mots commencent à sortir, les cœurs à s’alléger… La fratrie biologique traumatisée par les blessures de la vie se découvre et se soude doucement pour passer les prochaines épreuves calmement et dans la paix. Il n’y a plus rien ni personne maintenant pour la détruire, ni la séparer.

Et même si je suis encore fragilisée et en phase de flottement, je sais où sont mes amis et mes soutiens. La suite va bien se passer, c’est sûr !

L’aliénée du bulbe vous souhaite le bonsoir

Alors que je n’avais rien demandé, et parce qu’on me perçoit comme quelqu’un de terriblement abrutie, genre pas toute finie côté ciboulot, un être supérieure (c’est normal c’est un homme) s’est senti obligé de m’expliquer en long, large et travers de façon très professorale et autoritaire en quoi consiste les frais de notaire suite à un décès, et tant qu’à faire en quoi consiste la renonciation à un héritage avec extrait de textes à l’appui pour le cas où ça me démangerait d’opter pour cette solution, bécasse que je suis. Et bien en cette soirée de profond dégoût et de grande lassitude, je me suis fait une mixture chocolatée détonante pour oublier tout ce lot de saloperie que je me suis pris ces derniers jours ! Sérieux, j’ai eu ma dose, faut que ça s’arrête !

Et oui malgré mon âge « certain », malgré avoir élevé mes enfants seules, avoir eu affaire à la justice plusieurs fois et m’en être très bien dépatouillée toute seule, m’être occupée de ma vie sans rien demander à personne, je ne suis encore et toujours pour mes proches que la débile de la famille, et plus exactement la « psychotique » de service comme l’écrivait si bien ma défunte mère – paix à son âme – ! Pour ceux qui ne savent pas ce que signifie ce joli mot, et bien sachez que je suis, d’après elle, une malade mentale atteinte de terribles troubles de la personnalité qui devrait être internée. Rien que ça, Youp là boum ! C’est cool d’apprendre ce que pensait ma mère de moi en lisant ses écrits oubliés  10 jours avant sa mort !
Bref, Je pensais en avoir fini avec son agressivité à mon égard et sa toxicité après son décès, et bien non ! La relève est prise, je ne peux toujours rien dire ni écrire sans être jugée, ou sans que mes propos soient interprétés durement et de travers.

Donc comme la malade mentale en a un peu marre qu’on la perçoive comme une crétine déconnectée du monde réelle au point qu’on doive lui faire sèchement la leçon sur ce qu’elle sait déjà, elle s’est faite une gâterie à base de chocolat mélangée avec tout ce qui pouvait lui tomber sous la main censé soigner les dingos de son espèce.

Voilà avec ce bon mélange, la psychotique devrait bien perdre conscience 2-3 jours, voir plus, le temps d’oublier quelques temps toute cette douleur accumulée.
De toute façon j’ai terminé ce que j’avais à faire sans rechigner, sans mettre de bâtons dans les roues de qui que ce soit. Pour le reste je me décharge désormais de toute implication vu que je ne suis qu’une bécasse aliénée du bulbe qui fait tout mal, qui ne comprend rien, qui dit et écrit n’importe quoi.

Et si personne n’a rien de gentil ou d’aimable à me dire en ce moment, et bien qu’on me laisse en paix une bonne fois pour toute pour que je digère tranquille mes douleurs morales (et physiques, mais ça on s’en fout) ! Bah oui, même du haut de ma « démence », je suis un être humain qui ressent les choses, et qui souffre à chaque réflexion autoritaire, dégradante, ou insultant mon intelligence. Putain de patriarcat !

Sur ce je vous souhaite bien le bonsoir et à un de ces 4 !

Peut-être…

Sois forte Caroline, tu n’as rien à te reprocher

Caroline ne va pas bien du tout. Le dernier spécialiste qu’elle a vu l’a comparée à l’usine AZF prête à exploser avec beaucoup de dégâts. Il s’est empressé de l’inclure dans un programme de suivi par un groupe de médecins pour éviter le pire.
Malheureusement chaque semaine qui passe, elle découvre des choses définitivement destructrices pour son moral et sa santé déjà bien abîmés, ce qui n’arrange pas les choses.

Sa mère partie en maison de retraite, elle a eu en charge de débarrasser tous les encombrants de sa maison, pas loin de 20 m3 pour le moment. Elle a eu également en charge de rendre les diverses connexions (orange, canal), d’arranger le jardin, de nettoyer, de trier encore ce qu’il reste à trier, de préparer une chambre pour son aîné pour qu’il puisse venir voir les travaux finis et ce qu’il reste à faire…. Bref encore beaucoup de boulot avant qu’il n’arrive…

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Elle a également en charge de nettoyer l’ordinateur de sa mère pour le donner à l’aide ménagère, devenue amie maintenant, car elle est la seule personne qui a bien voulu lui donner un coup de main efficace.

C’est là que le peu de courage qui restait à Caroline a été complètement anéanti.

En effet en nettoyant ce fichu PC, elle est tombée sur un document écrit par sa mère rempli d’horreurs sur elle, et laissé bien en évidence en plusieurs exemplaires pour être sur qu’il soit lu.
Mais comment peux-t-on écrire autant de méchancetés sur son propre enfant ? sans parler des mensonges ignobles qu’elle a mis noir sur blanc. Elle a bien sûr tourné tous les traits d’humour de Caroline en agression. Celle-ci savait que le second degré ne faisait pas parti de la culture de sa mère mais à ce point là ! Ce document est une litanie de plaintes contre Caroline la transformant en monstre ingrat et en aliénée mentale digne d’internement psychiatrique.

Sa mère n’a bien sûr pas cité la fois où avec sa petite fille, elles ont sauvé son mari d’une mort certaine. Elles l’avaient découvert chez lui en état d’urgence absolue après une chute. Elle a également omis de citer toutes les fois où Caroline lui est venue en aide, surtout lors de son arrivée dans cette nouvelle ville, ces années où elle lui a servi de dame de compagnie avec beaucoup de patience alors qu’elle-même avait un mauvais passage de sa vie à gérer, et ce jusqu’à ce que sa mère lui signifie par une lettre insultante pour l’anniversaire de ses 50 ans qu’elle ne voulait plus la voir. Son fils lui aurait conseillé de prendre ses distances avec sa fille pour qu’elle devienne adulte. sic !

Tout ce que voulait Caroline était d’aider sa mère à démarrer sa nouvelle vie après le décès de son mari et suite à son déménagement. Elle voulait aussi tenter de créer un lien affectif jusqu’alors inexistant. Elle voulait faire enfin connaissance avec elle après toutes ces années d’indifférence et de non communication. Raté ! Sa générosité l’aura perdu, c’est ainsi !

Caroline a détruit ces documents dévastateurs, mais pour le moment elle est sous le choc. Elle ne sait pas comment elle va s’en remettre. Prostrée, son corps et son coeur douloureux, sous antidépresseurs et opiacées, elle n’arrive plus à réagir. Elle aurait presque besoin de secours, et surtout de soutien.

Dans quelle mesure sa mère a-elle raison quand elle écrit que Caroline est psychotique, rongée par la paranoïa et qu’elle a des problèmes psychiatriques certainement dus à une éducation à laquelle elle n’a pas participé, insultant son père au passage ?
Bah bien sûr, quand elles ont été séparées, Caroline avait 5 ans et elle a été mise à l’internat à 10 ans ! Elle a ainsi très peu vu et communiqué avec sa mère. Et comme celle-ci a un profond mépris pour tout ce qui se rapporte à la région où a grandi Caroline, les gens, les lieux, et surtout son géniteur comme elle l’appelle, alors Caroline venant de ce milieu ne pouvait être qu’une plouc doublée d’une bécasse inculte, aliénée mentale de surcroît.

Mais Caroline dans sa douleur se pose des questions. Elle a atteint le trop plein de ce qu’elle pouvait encaisser des uns et des autres. Dans quelle mesure étant si monstrueuse aux yeux des siens devait elle continuer à vivre ?

Pourtant il y a quelques années en arrière, une psychiatre qui avait eu l’occasion de constater l’attitude de sa mère envers Caroline l’avait rassurée en lui disant que ce n’était pas elle le problème. Elle lui avait confié que celle-ci était non seulement une perverse narcissique manipulatrice, mais était dangereuse pour sa santé car toxique. Elle lui avait donc conseillé de s’en éloigner pour ne pas se laisser détruire. En effet, elle ne la voyait pas comme sa fille mais comme une rivale, car elle n’acceptait pas de vieillir  et jalousait sa jeunesse.
Caroline s’en est donc éloignée pour retrouver un peu de santé et de sérénité, mais c’est alors que sa mère a commencé à raconter et écrire des horreurs sur sa fille en laissant des traces pour qui veut bien l’entendre et que sa fille ou son fils tombent dessus un jour ou l’autre. C’est fait !! Bien sur son frère a pris le parti de sa mère. Pourquoi ne la croirait-il pas ? il ne connait rien de la vie de sa sœur.

Mon dieu toute cette haine qui entoure Caroline ! Comment, mais comment va-t-elle survivre à ça ? Parce que c’est sur, elle a surement encore des monstruosités à découvrir en continuant à faire le tri dans cette maison qu’elle déteste tant… Et tout le monde autour d’elle n’est pas des plus bienveillant…

Je t’en pris sois forte Caroline, tu n’as rien à te reprocher, tu as toujours fait ce que tu as pu selon tes moyens. Et tu as toujours été là quand il le fallait. Ne regrette rien !