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ça c’est ma vie à moi !

Déménagement J-7

Bon ben voilà J-7, tout est démonté, lavé, emballé, rangé, les lits sont à la verticale, les chambres nettoyées, les trous bouchés, les luminaires démontés, la tapisserie recollée par ci par là.


Step by step, tri, dons, ventes, récupération de cartons, toute seule comme une grande je m’en suis bien sortie.

Me reste que le strict minimum pour les derniers jours, et j’ai établi mon dernier campement sur le canap’.

La paperasserie retraite/déménagement m’a aussi bien occupée, et continue à m’occuper. Pfff c’est quand même sacrément lourdingue même si on fait quasi tout via Internet.
Me reste encore une dernière signature importante à venir.

Du coup pas vu grand monde avec tout ça ces derniers mois. Rares furent les sorties et je les ai vraiment appréciées.
J’ai fait vase clos pour limiter les frais superflus, et surtout pour éviter de vivre au dessus de mes moyens. Un déménagement ça coûte et l’organisation prend du temps !

Montpellier aura été l’endroit où j’ai vécu le plus longtemps dans toute ma vie. Plus de 17 ans ce n’est pas rien.
Néanmoins « No Tears No Regrets » mais j’ai quand même un petit pincement au cœur !
Il faut reconnaître que j’ai passé une année difficile, bien gérée au final, mais difficile.

Certains ne l’ont pas compris et m’ont lâchée. Ils s’attendaient à ce que j’arrose ci ou ça, que je leur paie des coups alors que je jongle serré, serré. Ou peut-être n’ont-ils pas bien compris que je suis une grande fille qui sait gérer ses affaires toute seule, allez savoir…
Bref n’étant pas comme ils voulaient que je sois, ils m’ont sortie de « leur cercle ». Ainsi va la vie.

Et maintenant, si je prenais un peu l’air avant le grand départ. Toute seule, pas sure que j’y arrive…

Libérée, délivrée, retraitée !

Hiiiiii  ! C’est aujourd’hui le grand jour !

Fini Pôle emploi, fini l’Allocation de Solidarité Spécifique, je suis officiellement à la retraite ! oh joie !

Libérée, délivrée, retraitée ! Youpi !

Sur le  site de l’assurance retraite mon dossier affichait  3 à 6 mois de retard, mais à ma date anniversaire, miracle,  les étapes de vérification ont été validées d’un coup.

Je soupçonne Pôle emploi d’avoir mis son grain de sel là dedans pour accélérer le mouvement quand il m’a demandé en début de mois de lui envoyer mon relevé de carrière établi par la Carsat.
Du coup la Carsat a mis à jour le nombre de trimestres cumulés, soit 180.  Et  voila le SMS libérateur qu’elle m’a envoyé le 29 octobre.

Bonjour Mme chmoldu, votre dossier retraite est terminé. Votre notification vous parviendra par courrier. Votre paiement interviendra le 10/12.

Huhuhu je les aurais embrassé direct pour cette excellente nouvelle ! Merci, merci, merci.

Par contre je ne remercie pas Sarkozy.  A cause de sa   réforme des retraites de novembre 2010 qui a repoussé  l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans, je me suis tapée 2 ans de chômage en plus, dont 7 mois avec à peine 500 € par mois pour vivre.

Mais ça y est, tout ça est fini et bien fini.  Je suis définitivement sortie de la « vie active ». Je n’ai plus ce fichu statut de chômeuse, et surtout terminé tout le stress, les humiliations et les contraintes  qui vont avec, fini fini, fini !

Aujourd’hui 1er novembre 2018, même si je n’ai pas encore reçu la notification papier,   je suis officiellement retraitée ! poil au nez !
Libérée, délivrée, une nouvelle vie s’ouvre à moi.

Je ne sais toujours pas combien je vais toucher exactement, d’autant moins que les complémentaires n’ont pas terminé leurs calculs, mais m’en fiche, ça sera toujours mieux que l’ASS.
Et surtout, Je suis libre, liiiibre !

Youpi  tralala youp là boum !

Dossier retraite, ça avance !

Hiii, mais que vois-je aujourd’hui sur le site de l’assurance retraite ? Des checks partout !

retraite.JPG

hiiiiii ! C’est pour le 1er novembre !

Par contre je ne sais pas encore combien je vais  toucher exactement et quand vont commencer les paiements de la retraite de base. Tout ça n’est qu’officieux. J’attends donc avec impatience la notification officielle de retraite.

En tous les cas Pôle emploi m’a prévenue par courrier qu’il arrête les versements de l’ASS. Alors faut pas trop que la caisse de retraite tarde sinon ça va encore me faire un gros trou dans le budget !

62 ans

Mais quelle année particulière que celle que je viens de passer depuis le jour de mes 61 ans où je me suis offerte un tête à tête avec moi-même au resto ! que d’événements, que de choses de la vie !

Après une fin d’année 2017 tristounette remplie de brouilles intestines familiales :
Janvier, ma mère  entre en maison de retraite ;
Février, elle décède
suit le début du vidage de sa maison que je fais quasi seule, avec des découvertes loin d’être agréables me concernant.
Mars, une grosse période de désespoir et l’envie d’en finir m’envahit.
Avril,  je bascule en fin de droits de chômage et c’est la fin de mes indemnités me mettant dans une situation critique. Me reste que l’ASS.
Avril toujours, arrive dans ma vie un nouveau compagnon félin abandonné par ses précédents humains.
Mai, enfin j’ai le feu vert de la caisse de retraite pour faire ma demande et mettre à jour mon dossier.
Juillet, je termine le vidage de la maison de ma mère, et  par la même occasion j’élimine de ma vie « une » vautour.
Septembre, le 11, c’est la clôture de la vente de la maison et  par la même occasion de la succession.
Dans la foulée, n’ayant plus de revenus depuis avril, je fais le choix de ne pas dilapider cet héritage et de l’investir dans un logement pour m’assurer un toit sur la tête.
Un coup de cœur rapide suit sur un appartement à Sète, offre acceptée le 24 dans mon budget, compromis signé le 28.

Seule pour être seule pourquoi pas à Sète.

De toute façon je suis fatiguée de Montpellier et rien ne m’y retient,  beaucoup de moments de solitude et peu de soutien. Chacun a ses propres problèmes, ses activités, ses soucis de santé, ses vacances, l’été a été long, très long… C’est la vie !

Octobre, je suis malade, très fatiguée, mon corps lâche, mais je fais du tri, je vends, je donne, je jette pour partir légère. Après avoir vidé la maison de ma mère c’est au tour de mon appart…

Et me voilà le jour de mes 62 ans au milieu de mon bordel et  de mes premiers cartons éparses.

La signature de l’acte de vente et le déménagement sont fixés pour début décembre.

Me reste à espérer que ma retraite prévue pour le 1er novembre se débloque avant 2019 pour que je ne me retrouve pas encore trop longtemps sans revenus.

En tous les cas une nouvelle aventure commence !

62 ans ! En fait il aura fallu que je patiente 62 ans pour enfin avoir un réel espoir que le ciel se dégage devant moi. Il n’est jamais trop tard.

Vivement 2019 !

La fraîcheur de la Vis

Ça fait un bon mois  maintenant qu’on crève de chaud,  34° dans l’appart non stop tout le mois de juillet,  et 35° depuis début août, avec un cagnard qui plombe chaque sortie.  Pfff  cette fournaise estivale est épuisante !  Je n’ai même pas encore profité de la plage à part une balade à Sète il y a un mois, aussi le besoin  de fraîcheur se fait de plus en plus ressentir.

Alors une proposition de sortie à la rivière entre copines, oh mais oui bien sur que je suis partante, surtout pour se tremper dans une eau bien fraîche et limpide !

Et tandis que la plupart s’étaient entassée là !

Nous, nous étions un peu plus loin  là :

Chouette la  Vis ! bien fraîche oui oui !

vraiment très chouette !

Maj : Malheureusement un éboulement rocheux a coûté la vie d’une personne lundi vers 23h. Devant la dangerosité du lieu, la route a été fermée sur cette partie héraultaise de la Vis.

Et la maison est enfin vide !

Quand t’as fini de  vider la maison de ton parent décédé, que le balai et la serpillière sont passés partout, et qu’il ne reste plus que du peaufinage de ménage, t’es contente mais contente !!!

Suis vraiment fière de moi  d’être arrivée à bout de ce bazar ! Ah là là, j’en reviens pas d’avoir fait tout ça. Step by step, j’ai mis 5 mois !

Ce 15 juillet est vraiment à marquer d’une pierre blanche ! youp là boum ! Et je ne vais pas avoir de mal à me rappeler cette date, haha !

Patience maintenant pour la libération finale quand je donnerai mes clés à la future proprio…

Et après je vais vivre, mais vivre !

Pour mémoire…

« Sois gentille avec les gens ! »

Alors là je n’en reviens pas et je ne m’en remets pas !

Après un déversement de rancœur injustifiée à mon égard en me hurlant dessus, violence pure et simple, en plus sur des sujets de succession qui ne regardaient en rien cette personne vociférante extérieure à la famille, j’ai eu droit à un final au top !

« Sois gentille avec les gens ! »

Et elle est repartie avec son mec, la voiture chargée des derniers dons qu’on lui a fait, dons qui auraient très bien pu profiter à mes enfants, et notamment à ma fille, sic ! sans un merci, comme si tout était normal , comme si notre bon vouloir et notre générosité étaient un dû, comme si elle avait des droits sur cet héritage, sur le seul prétexte qu’elle s’est occupée de notre aînée dans le cadre de son travail ! -ça elle n’a pas loupé de me l’envoyer violemment dans les dents, « n’oublie pas que… blablabla, c’est moi qui … blablabla… jusqu’au bout » voulant me faire culpabiliser en oubliant que, elle, elle était payée pour ça  !- Scandaleux !

Je crois qu’en voyant le regard que je lui ai lancé quand elle est partie,  et la crispation de ma mâchoire, elle a très bien compris que tout était terminé là, et que je ne voudrai plus jamais avoir affaire à elle. Là pas question d’excuse de la chaleur qui fatigue et fait péter les plombs. Elle est allée trop loin, beaucoup trop loin. Le point de non retour est atteint !

Mais pourquoi n’ai-je pas eu le réflexe de lui dire, « Mais laisse donc tout ça là et va-t’en ! »  comme me l’ont si bien fait remarqué ma petite-fille et son amie témoins de cette scène consternante et surréaliste.

J’ai (nous avons) connement lésé mes enfants à son profit. Tout ce qu’elle a pris, je ne l’ai pas, donc du coup mes enfants ne l’auront pas…

Seulement voilà, j’ai tellement été choquée par ces invectives  que du coup j’ai été  incapable de réaction sensée immédiate. J’en ai même cauchemardé durant la nuit, ça en a été à ce point là !

Pffff et dire qu’elle a osé me balancer en partant sur un ton moralisateur  « Sois gentille avec les gens ! « .

Mais j’hallucine quoi !

Allez zou ! faire le vide, l’oublier, et me concentrer sur ce que j’ai à faire. Je n’ai besoin de personne.  Comme disent les filles, je m’en sors très bien toute seule !  Next step !

Pas bon d’être trop généreux avec certaines personnes, pas bon ! Et encore moins de trop se confier (enfin là heureusement ce n’est pas mon habitude). Surtout ne jamais, jamais faire confiance à personne lors d’une succession ! Bref encore une bonne leçon de plus à ajouter dans ma besace que le comportement de certains suite à ce décès.

La plage ? heu non pas le temps !

Un coup de fil auquel je n’ai pas répondu parce que trop fatiguée et besoin de repos. Un message me disant « ah ben tu dois profiter de la plage en ce moment, moi je peux pas ici ! »
Et bien non je ne suis pas encore allée à la plage cette année, à part prendre un verre dans une paillotte à Sète après RV ! Étonnant non ? Pas tant que ça !

Un décès, une maison à vendre et surtout à vider, ça occupe et le temps et l’esprit ! En plus ça crève physiquement et moralement, d’où le repos nécessaire au calme après chaque étape terminée pour récupérer de l’énergie pour la suivante.

En tous les cas je suis très fière de moi !
Après l’étape déchetterie (20 m3 de merdes quand même), l’étape dons, l’étape triage de papiers (pfff alors ça !!!),  l’étape bouquinistes, brocanteur…, je suis passée à l’étape vidage définitif de la maison, et j’ai super bien avancé cette semaine -On n’est jamais mieux servi que par soi-même- !

avant vidage


La maison est presque vide, il ne reste plus que ce que les uns et les autres doivent récupérer -j’ai préparé leurs cartons-, une repasseuse à descendre au garage (à vendre), et un bureau à finir de démonter pour le prochain passage des encombrants.


Pour le reste je me suis débrouillée avec une grande poubelle, un chariot à roulettes et un facteur à la retraite qui passait par là, et qui ma foi m’a gentiment aidée à descendre des caissons dans les escaliers pour les encombrants. Du coup il a récupéré de la vaisselle, des livres, une table basse, et cette fichue fourrure dont personne ne voulait !


J’ai aussi vendu tout ce que je pouvais vendre, pas cher certes, mais ça nous fait une petite cagnotte à mon frère et à moi pour les faux frais, notamment pour mettre la maison au propre, et l’essence du frangin qui n’habite pas à côté.


D’ailleurs tout bien réfléchit, plus j’avance, plus je me dis que le plus gros du ménage, je le ferai moi-même au fur et à mesure.

Et le jardin, et bien je verrai avec la future propriétaire. De toute façon j’ai demandé des devis pour la remise en état, si jamais…

La plage ? non sérieux, en ce moment suis bien trop fourbue, percluse de douleurs et la tête dans le guidon,  pour quitter la douceur de mon canap’ quand je peux  m’y vautrer.

Mais bon la semaine prochaine promis, j’irai enfin faire ma touriste… 😉

« ASSiste », je me sens coupable

Plus de 3 ans de chômage, trop âgée pour les employeurs (j’ai 61 ans et 8 mois), et surtout à  4 mois de la retraite, patatras je ne bénéficie plus de l’allocation de retour à l’emploi (75 % de mon dernier salaire) et me retrouve « ASSiste », c’est à dire bénéficiaire de l’Allocation de Solidarité Spécifique de 16,48 € par jour (équivalant RSA).
Et non l’allocation chômage n’est pas éternelle pour ceux qui croient que…
Bref, chercher une mission, un CDD est devenu vain depuis une bonne année. Je n’obtiens plus de RV, plus rien. Curieusement les offres actuelles sont pour des CDI pour lesquelles je ne peux plus prétendre. Ben oui à 4 mois de la retraite …

Du coup c’est la grosse bascule bien brutale dans la pauvreté, sans allocation logement parce que je ne rentre pas encore dans les critères qui vont bien,  sans CMU, sans autre aide sociale que l’ASS, rien de plus qui coûte un pognon de dingue !
De toute façon je ne rentre jamais dans les critères, d’autant moins que les calculs savants des organismes sociaux se basent sur les 2 années précédant la bascule dans la misère totale. Donc forcément faut patauger au moins 1 année complète dans la plus grande merde, pour pouvoir commencer à prétendre au forfait alloc logement et arriver à peu près à 750 € par mois maxi tout compris pour une personne seule. Non l’alloc logement ne couvre pas le montant total du loyer, c’est un forfait !

En attendant il faut que je fasse avec mes 510,88 € les mois de 31 jours, et que je me démerde pour couvrir mes 959,77 € de charges fixes (je suis locataire, et paie encore la taxe d’habitation, et j’ai bien sûr une mutuelle pas donnée que je ne peux supprimer). Et il faut bien se nourrir aussi…

Et je me sens coupable !

Oui je fais partie de ces assistés de chômeurs, salauds de pauvre irresponsables, prétendus illettrés de surcroît, montrés du doigt par les Sarkosy/Wauquiez/Macron and co depuis des années, critiqués par ceux qui croient qu’on cumule les aides et qu’on touche un max, et surtout qu’on utilise nos indemnités pour glander en  vacances.
Ces bourrages de crâne politico-médiatiques permanents qui montent les pauvres les uns contre les autres, ont fait que la culpabilité s’est incrustée sournoisement en moi.

Et..

Je me sens coupable parce que je ne suis pas arrivée à me sortir du chômage. Je me sens coupable parce que j’ai complètement raté ma carrière professionnelle.

Je me sens coupable d’avoir vécu une grande partie de ma vie dans la précarité et la pauvreté.

Je me sens coupable de ne pas avoir été une mère qui assure suffisamment financièrement pour aider ses enfants, bien que les ayant élevée seule.

Je me sens coupable comme s’il était honteux de me retrouver dans une telle situation. Je sors rarement de chez moi, je ne vois personne, je ne parle à personne. je fais toutes mes démarches en ligne pour ne pas me retrouver face aux fokon-yakas et à tous ces bons conseilleurs qui savent tout sur tout sans avoir rien vécu, et surtout pas ma vie. Je ne profite même pas de la mer si proche…

Je me sens coupable aussi parce que dimanche je vais à un concert. J’ai acheté mon billet en décembre 2017,  avec des économies faites sur mes indemnités de chômage que je touchais encore l’année dernière. Bref me suis offerte mon Noël ! Mais je me sens quand même coupable.
Bénéficier de l’ASS aujourd’hui et aller à un concert, salaud de pauvre tu ne te fais pas chier quand même, la vie est belle pour toi !

Je me sens coupable parce que… je profite du décès de ma mère pour survivre.  Grâce à son assurance vie je vais pouvoir compléter mes 500 € mensuel jusqu’à la retraite pour payer mes charges, et surtout garder mon toit sur la tête, ma mutuelle santé, mon smatphone et ma voiture. J’ai fait le calcul pour que ça bouche l’énorme trou jusque là.
J’avoue ! la mort de ma mère m’arrange bien. Je ne finirai pas à la rue !

Et oui, c’est comme ça les choses de la vie. C’est malheureux à dire (quoi que), mais merci maman d’être décédée. Au final ta psychotique de fille va s’en sortir grâce à toi, dans un premier temps jusqu’à novembre. Step by step…

Je me sens coupable …
Mais merde quoi, pourquoi je ne devrais pas profiter sereinement de ce qui me tombe dessus légalement alors que je n’ai rien, et surtout pas ces aides sociales bien trop compliquées à obtenir, mais qui coûtent un pognon de dingue à Jupiter !

Bah non, finalement pas de quoi culpabiliser !